Kenya: Angela Livu crée Luxury Hair (1/8).

luxury hair angela livuEntre retour au naturel et chevelure de rêve, avoir de beaux cheveux est quelque chose que presque toutes les femmes désirent …mais que souvent elles ne peuvent pas atteindre. C’est pourquoi Angela Livu, entrepreneur kenyane, a décidé de créer Luxury Hair, une entreprise qui fournit la solution avec des extensions de la plus haute qualité, agréables à regarder et à porter et 100% éthiques destinées aux femmes les plus exigeantes.

Des cheveux éthiques, pas des « Temple Hair ». 

« Nous aidons les femmes à camoufler la perte de leurs cheveux ou à sublimer, épaissir et rallonger leur chevelure.  Nos cheveux proviennent exclusivement de sources éthiques et nous n’utilisons pas ce qu’on appelle les « Temple Hair » pour nos extensions. Nous recevons nos cheveux de femmes asiatiques et sud-américaines qui sont rémunérées pour couper et vendre leurs cheveux, pas des cheveux récoltés gratuitement lors d’offrandes aux divinités et commercialisés sans aucune contrepartie pour les donatrices.  Nous sommes contre cette pratique déloyale et sacrilège.  Nous utilisons des cheveux coupés en queue de cheval (garantissant le même sens de cuticule) et jamais de cheveux qui sont rasés du cuir chevelu.  Lorsque les cheveux sont échangés correctement et de façon éthique, c’est une situation gagnant-gagnant.  Nous travaillons depuis plusieurs années avec les mêmes fournisseurs et notre usine et nous connaissons même les familles d’où proviennent nos cheveux.

Grâce à nos produits, on peut changer la vie des gens. 

Dans notre usine, les mèches de cheveux sont sélectionnées à la main, stérilisées et triées pour garantir la meilleure qualité et les meilleures textures et ce, afin de fournir à nos clients un produit de qualité supérieure qui se distinguent des produits standards chinois.  Nos cheveux ne sont pas traités chimiquement pour en modifier la texture ou la couleur mais uniquement avec des produits et colorants naturels.  Nos cheveux sont livrés dans des textures naturelles de Straight, Wavy et Curly et dans des tons naturels de noir et marron.

Grâce à nos cheveux, on peut modifier l’apparence de nos clientes et changer l’image et la perception qu’elles ont d’elles-mêmes afin de leur donner confiance en elles et en leurs capacités.

Parcours d’entrepreneure.

J’ai commencé à réfléchir à la problématique des cheveux à l’Université où j’ai compris qu’il existait un besoin d’extensions de cheveux de qualité au Kenya et je voulais m’efforcer de fournir des produits capillaires de qualité et de belle longévité sur un marché dominé par de nombreux faux.

Mais créer son entreprise est un parcours du combattant et mon plus grand défi à été la constitution du capital.  Il faut de la patience et de la ténacité; garder à l’esprit que Rome ne s’est pas fait en un jour.  Mon père est un entrepreneur et il a été mon plus grand soutien en la matière.

A présent, avec ma petite équipe de 3 personnes, le projet est d’imposer ma marque Luxury Hair dans toute l’Afrique de l’Est.

J’ai également commencé une initiative de RSE où j’essaie d’aider d’autres entrepreneurs à venir avec des capitaux pour démarrer leurs petites entreprises ».

 

Découvrir la marque

Site web : www.luxuryhair.co.ke

Facebook : https://www.facebook.com/luxuryhairbyangie/

 

Série Spéciale: Femmes entrepreneures africaine.

Africology ou Malée (Afrique du Sud), House of Tara (Nigéria), Dëw (Maroc), Des Cheveux Dans Ma Cuisine (RDC)… A l’origine d’une marque, d’un concept, il y a toujours un créateur. Et dans le domaine cosmétique, souvent, une créatrice ! Qu’elles s’appuient sur l’essence des ressources naturelles et des compétences traditionnelles ou qu’elles innovent, elles sont actrices de l’industrie et prouvent qu’il n’y a pas que les grands groupes occidentaux qui ont leur place sur le marché. Durant les prochaines semaines, gros plan sur le Who’s who des femmes inspirantes, qui font bouger les choses en Afrique et rayonner le continent dans le domaine des cosmétiques et du bien être. C’est parti pour une série spéciale : 8 pays / 8 femmes / 8 marques.

Cet article est inspiré et traduit librement avec l’aimable autorisation de nos amis de http://www.lionessesofafrica.com, site web qui promeut les femmes africaines qui font avancer le continent, tous secteurs d’activité confondus.     

Afro-entrepreneure: Nadège Katumba a créé Mes Cheveux Dans Ma Cuisine.

mes cheveux dans ma cuisine nappy kinshasa

De l’Américaine Lisa Price (Carol’s Daugther) au docteur Sud Africain Fernandes (Environ), entre storytelling bien rodée et réels débuts ‘home made’, pas mal de firmes cosmétiques semblent avoir été créées…  dans la cuisine de leur fondateur !  Dans la continuité de nos derniers articles sur la révolution Nappy à Kinshasa et sur l’importance des formulations naturelles et du D.I.Y. en Afrique, voici une jeune entreprise pile dans l’ère du temps créée par une auto-entrepreneure congolaise : Mes Cheveux Dans Ma Cuisine.

Le produit miracle pour mes cheveux était simplement… dans mon frigo.

« Il y’a quelques années j’ai eu une chute énorme de cheveux et après avoir utilisé différents produits capillaires conventionnels;  voyant que rien ne marchait, découragée, j’ai coupé mes cheveux à presque 2cm.  C’était la première fois que, de façon consciente, je faisais face à mes cheveux naturels (crépus).  Je ne savais nullement comment les traiter.  Après plusieurs essais de produits non adaptés à mon type de cheveux, je me suis tournée vers Youtube.  Dans mon désespoir, j’ai découvert ces femmes américaines (dont certaines avaient leur propre label) qui utilisaient des fruits, des huiles végétales, des herbes fines, etc. pour leurs cheveux.  Peu à peu, j’ai appris à faire comme elles.

De fil en aiguille, face aux résultats, beaucoup de gens ont commencé à me demander ce que je mettais dans mes cheveux, ce qui les restaurait de la sorte.  Le nom Mes Cheveux Dans Ma Cuisine est né ainsi, lorsque j’ai pris conscience que la solution à mon problème capillaire se trouvait dans ma cuisine ; grâce à des ingrédients naturels tels que romarin, avocat, huile d’olive, citron, etc… »

Une vie et un business entre Kinshasa et Montréal.

Nadège Katumba est née et a grandi à Lubumbashi.  Après une adolescence passée à Kinshasa, elle part pour le Canada où elle vivra une quinzaine d’années.  C’est  à Montréal qu’elle suit des études en gestion hôtelière et restauration, en comptabilité financière et enfin des cours en lancement d’entreprise et vente conseil.

C’est grâce à un programme gouvernemental de subventions et de soutien aux travailleurs autonomes qu’elle lance son entreprise.  Mes Cheveux Dans Ma Cuisine élabore et commercialise des produits capillaires et soins de la peau avec des ingrédients végétaux d’origine naturelle.

Elle y travaille à temps plein depuis 2012.  Depuis mi-décembre 2015, elle est rentrée à Kinshasa pour y installer son siège principal et travailler encore davantage à l’élaboration de produits issus du riche terroir congolais.

Les produits sont donc distribués dans la capitale congolaise et la firme travaille à une optimisation de la logistique afin de créer des points de vente en province.  Grâce au double encrage kino-montréalais, les produits commencent aussi à être expédiés aux usa, en Europe et en Afrique.

Développer des produits à base du terroir congolais

Particularité de la marque : intégrer des ingrédients issus du terroir congolais à ses formulations : safou, dongo dongo (gel de Gombo),  mutozo ou oseille (ngayi ngayi) pour ne citer que ceux la…  D’autres actifs (pour partie africains) sont aussi utilisés : la papaye, l’avocat, l’hibiscus, le romarin, le persil, le céleri, la carotte…

Actuellement, la gamme capillaire comprend :

  • un masque capillaire 3en1 avant shampooing / shampooing /revitalisant (gel de gombo, huile de margousier)
  • un baume nourrissant (beurre de mangue, d’avocat, aloe vera, huile de chanvre)
  • un lait capillaire (leave in)
  • un gel coiffant
  • une crème coiffante sans rinçage
  • une huile stimulatrice (poivre de Cayenne et ortie blanche)
  • une huile revitalisante (Gingembre, Ail, Oignons et Ortie blanche)

 

>>>>  Le site internet est en cours de finalisation mais vous pouvez déjà suivre l’actu de la marque sur sa page Facebook de Mes Cheveux dans Ma Cuisine

Contact Nadège Katumba:  RDC +243813585181  / Montréal +14389345744

D.I.Y. Masque ultra nourrissant pour cheveux secs

DIY nappy hair receipt naturalGoogle annonçait dernièrement les combinaisons de mots les plus recherchés.  En Afrique, dans le domaine cosmétique, la requête la plus courante est “comment rendre mes cheveux souples?”.  Une recherche très active de recettes naturelles ‘homemade’ pour les cheveux mais aussi pour la peau.  Panafrican Beauty vous propose un grand classique : le masque nourrissant pour tous les cheveux secs.  Une potion  capillaire magique, facile, peu chère et à base d’ingrédients naturels 100% africains.

La cause des cheveux secs.

Les cheveux crépus ont de nombreuses particularités qui les rendent fragiles et vulnérables.  Le cheveu crépu est sec, fin, avec des boucles très serrées. Il pousse en spirale et sort couché sur le cuir chevelu.  Le follicule pileux des cheveux crépus produit peu de sébum. C’est pour cette raison qu’ils sont souvent secs et déshydratés.  Le soleil et les nombreux traitements auxquels ils sont soumis amplifient les dégâts (défrisage, tissage, tresses, postiches, foulard).  De plus, le cheveu crépu a la particularité de se rétrécir au contact de l’eau ou de l’humidité. Ce phénomène s’appelle le shrinkage.  Pour éviter ces phénomènes, nous allons miser sur des produits nourrissants (riches en lipides) plutôt qu’hydratants (riches en eau).

 La recette : avocat, banane, huile d’argan et mayonnaise.

  • ¼ d’avocat.  Source de vitamines A, F ,E antioxidante, oméga 6 et 9,  phytostérols (améliorent la microcirculation et protègent contre l’action des UV).
  • ½ banane : Très riche en vitamines (A, B1, B2, B3, B5, B6 et C) et en  sels minéraux (potassium, magnésium, calcium, fer, cuivre), la banane nourrit, adoucit et prévient la déshydratation des cheveux secs.
  • 3 petites cuillère d’huile d’argan : riche en vitamine E et en insaponifiables, cette huile est réputée pour ses propriétés nourrissantes, régénérantes et restructurantes. Son pouvoir anti-oxydant compense en profondeur la dénutrition.
  • 2 petites cuillères de mayonnaise aux œufs : la mayonnaise elle restore l’hydratation et apporte une dose de protéines (constituant majeur des cheveux – la kératine) et de brillance.

Ecrasez / Mixez les ingrédients.  Appliquez immédiatement et généreusement sur cheveux sec ou humide. Massez le cuir chevelu.  Laissez poser 20 min minimum.  Rincez abondement.

Résultat : les cheveux sont souples, doux, brillants, délicatement parfumés.  A moyen terme : une pousse favorisée.

Spécial Kinshasa (1/2): révolution Nappy.

nappy kinshasa

Leur présence est encore très confidentielle à l’échelle de la ville, pourtant, elles sont  bel(les) et bien là.  Les Nappy Girls.  Qui sont-elles?  Comment magnifient-elles leurs cheveux davantage pour l’estime d’elles-mêmes que pour séduire les autres?  Où et comment elles prennent soin de leur cheveux?  Direction Kinshasa.

Josepha Cosmetics :  Nappy Hair Spa.

Lustre à pampilles de verre  monumental, staff et murs habillés de noir, des rayonnages où l’on trouve des marques internationales (Iman, MAC, Clinique, Clarins HT26), une avalanche de décibels s’échappant des clips vidéos…  Josepha Cosmetics, c’est le salon de beauté tendance où se bousculent les kinoises branchées, de tous âges, depuis son ouverture l’été dernier.  L’espace propose tous les services beauté classiques : coiffure, manucure, pédicure, make-up, épilations, soins visage.

Mais Josepha Cosmetics, c’est aussi un spécialiste des cheveux afros proposant de véritables soins pour entretenir et embellir les cheveux naturels ou en transition.  Tania Mandu Gieskes, manager du salon, nous explique que, même s’il est encore marginal, le mouvement Nappy est une vraie tendance de fond.  Et que cette recherche de naturel capillaire se traduit logiquement par le souhait d’utiliser des produits qui le sont tout autant.  On y trouvera donc des rituels de soin hydratants, nourrissants et assouplissants pour les cheveux alliant beurre de karité, huile de coco, aloe vera, banane ou encore, du miel.

Plus globalement, être nappy s’accompagne aussi d’une utilisation plus raisonnée en termes de produits cosmétiques corporels; le choix d’utiliser moins de produits industriels.  Pour satisfaire cette demande, Josepha Cosmetics importe donc, parfois même sous label de sa propre marque, des produits bruts tels que du savon noir, des huiles (avocat, coco…), des beurres (karité) ou des eaux florales (rose) en provenance directe d’Afrique du Nord et de l’Ouest.  Une offre complétée par les produits « écologiques » de la marque The Body Shop.

Une clientèle plus pointue et plus exigeante  aussi qui pousse le salon investir dans la formation de ses équipes.  Car si, techniquement, les prestations sont bonnes, la pédagogie inhérente au réel conseil professionnel marque un peu le coup.

Une jeunesse inspirée …et inspirante.

Stan Smith aux pieds et pleines d’assurance, Audrey (14 ans) arborant des twists et sa sœur Coralie (12 ans) coiffure afro naturelle, m’expliquent qu’elles sont opéré un retour au naturel depuis environ un an car, malgré leur jeune âge, leurs cheveux étaient très abîmés et ne poussaient presque plus.  Il est vrai que c’est dès l’enfance que les chevelures africaines sont malmenées (le défrisage est admis sur les bébés dès  1 an chez Josepha!).

Si elles utilisent des produits bruts et naturels (karité, huile d’avocat), elles utilisent aussi bien des produits de l’industrie conventionnelle (L’Oréal ou Franck Provost), mais toujours en veillant à choisir les gammes qui contiennent ces mêmes actifs.

En portant ses cheveux naturels et en revendiquant le droit à ne pas se conformer à la norme des cheveux défrisés, cachés sous des tissages lisses, ni même des tresses, Audrey estime porter un réel message militant.  Et même si les avis de la famille ont parfois été assez négatifs au début, à présent, les deux sœurs font des émules au sein de leurs amies de l’école belge et même au sein de leur proches puisque leur grande sœur, habitant Bruxelles, débutera sa transition d’ici peu.

Un mouvement qui se fédère.

Comme partout dans le monde, les Nappy Girls du Congo Kinshasa se réunissent et échangent énormément.  Sur les réseaux sociaux ou lors de rencontres ‘dans la vraie vie’, on parle beauté et santé du cheveu, bien sûr, mais pas que.  C’est aussi un lieu de réflexion sur l’estime de soi et l’affirmation de son identité ; sur la santé et le bien-être (comme le blanchiment de la peau, les défrisages et tresses ne sont pas sans danger pour la santé et sans douleurs),  sur la déconstruction d’un idéal de beauté occidentalisé ou, plus généralement, sur les thèmes de féminisme et d’empowerment.

Des moments d’échange intergénérationnels, dans le plus grand respect, où les femmes livrent leur parcours de vie, témoignent de leurs expériences, s’assument telles qu’elles sont avec force.  Alors, que l’on soit, de manière informelle, dans une cuisine à Kinshasa ou à grand renfort de sponsors commerciaux dans un palais des expo à Paris, le résultat est le même : des moments de sororité qui créent du lien et du sens.

Chères lectrices kinoises …et les autres: n’hésitez pas à consulter les pages Facebook de Josepha Cosmetics et des Nappy Girls du Congo Kinshasa.

Photo : copyright Joana Choumali pour Nappy de Babbi

 

Dark hair worldwide classification.

 

Expert from Hair Research Center evaluating the hair type. © L'Oréal R&I

Expert from Hair Research Center evaluating the hair type. © L’Oréal R&I

The Research and Innovation L’Oral teams developed specific tools to analyze the complexity of types of hair around the world. They went beyond the traditional classification of three hair types (African, Asian and European), by developing a scientific approach based on physical measurements of curl: the diameter of the curvature, the curl index, the number of waves and of tendrils.

50% of the world’s population has dark to very dark brown hair.

The study was performed on over 7,500 heads of hair in 23 countries. The result is a detailed classification of the world’s hair types in 8 categories, corresponding to a scale of curl, from the straightest (I) to the curliest (VIII), independently of any reference to ethnic origins.

 

Read more on:   Diversity of Hair Types and L’oréal