De Casablanca au Cap: 10 influenceuses beauté d’Afrique.

 
M’apprêtant à écrire un post sur le salon Cosmetista qui aura lieu à Casablanca du 13 au 18 octobre 2018, je cherchais (en vain) le programme des conférences quand j’ai été attirée par un onglet sur la Cosmetista Squad, l’équipe d’influenceuses sélectionnées et rémunérées pour faire la promotion du salon et des marques présentes. Fortes de leurs milliers de followers ou viewers, elles prennent depuis plusieurs années une place de plus en plus importante dans le plan marketing des foires commerciales car ces leaders d’opinion (quel que soit l’avis que l’on ait sur la génération fake beauty) sont capables d’influencer de manière organique des communautés d’envergure autour de la thématique large du lifestyle ou plus précise de la beauté.
Les entreprises cosmétiques trouvent dans les réseaux sociaux une caisse de résonnance sans précédent. D’un côté, une armée de promo-girls, prescriptrices passionnées et/ou ultra-professionnelles en quête de notoriété. De l’autre côté, des bataillons de (très jeunes) consommatrices trouvant les placements de produits tellement plus honnêtes et authentiques que la publicité.
Alors, qui sont donc ces actrices du marketing digital des marques?  Les beauty bloggers, vloggers et autres make-up guru incontournables en 2018-2019 sur le continent africain ? Petite sélection personnelle du Nord au Sud et dans la diaspora.  J’ai choisi de présenter 10 influenceuses représentatives du continent : beauté naturelle ou sophistiquée, fers de lance à l’esthétique léchée ou comptes plus artisanal, vitrines ou engagement social et  contenu allant au delà des seuls visuels.   ///  Clic sur la photo pour accéder à leur univers 😉  
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1. Mademoiselle S (Algérie)
En octobre 2017, la vlogueuse Shirine Boutella, alias Mademoiselle S, était sacrée meilleure youtubeuse beauté de l’année au cours des Algerians Youtubers Awards. Et cela grâce à sa chaîne dédiée aux tutoriels et conseil beauté, lancée en 2015. Depuis, la jeune femme de 29 ans, qui cultive un certain humour, a fait du chemin. Elle a notamment tenu un rôle dans les deux saisons d’El Khawa, une série télévisée algérienne à succès.
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2. Ikram Bellanova (Maroc)
Ikram est vlogueuse lifestyle dont les video et posts en langue arabe ou en dialecte marocain font le buzz. Elle aborde avec humour des thèmes comme la beauté ou la vie quotidienne. Ambassadrice de la culture marocaine contemporaine, elle est cultivée et brise les clichés sur la femme marocaine et arabe en général en parlant ouvertement de son divorce et de son couple mixte par exemple. Elle fait partie de la Cosmetista Squad 2018.
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3. Fantastyck (Côte d’Ivoire)
Fanta Koné a lancé son blog Fantastyck en 2012. Elle livre sur IG ses coups de cœur et découvertes fashion, beauté et lifestyle. Elle n’hésite pas non plus à jouer les journalistes en informant ses lecteurs de l’actualité des tendances. Elle collabore avec de nombreuses marques, dont Yves Rocher, L’Oréal ou encore Dark & Lovely. Elle a également fondé le webzine Fall In Mode avec une autre blogueuse, Amenan Tanoh.
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4. Farida Saidou (Bénin)
A 23 ans, Farida Saidou aime écrire et avais envie de partager son monde et notamment sa vie spirituelle. A travers son style, elle cherche à inspirer les jeunes femmes voilées, comme elle, même si son blog n’est absolument pas axé sur les questions religieuses. Sa page Instagram est principalement dévolue à ses looks divers. Très engagée socialement, la blogueuse a notamment participé à une campagne contre les violences faites aux femmes.
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5. Dimma Umeh (Nigeria)
Dimma est une bloggeuse “Classique”: beauté, mode, lifestyle qui diffuse ses coups de Coeur, ses conseils beauté, ses voyages …et quelques citations bibliques. Elle invite ses followers à oser leur passion et à construire la vie de leurs rêves.
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6. Cynthia Gwebu (Afrique du Sud)
Active depuis 2014, Cynthia Gwebu aborde ses dernières trouvailles beauté (soins de la peau, maquillage, cheveux, ongles..), lieux et restos à la mode et fashion. Le tout avec une prédilection pour les marques de luxe.  Une icône pour glam toute en rondeurs.
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7. Miriam Maulana (Zimbabwe)
Miriam Maulana est une nappy girl vivant au Zimbabwe. Elle souhaite inspirer les femmes africaines à être elles-mêmes et naturelles, à briller sans avoir peur du regard des autres, à être heureuses. Elle a aussi une “étrange” passion pour les boissons instagrammables: café, smoothies et vin.
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8. Maame Abena (Ghana)
Essentiellement présente sur Youtube, Maame Abena est passionnée par les cheveux et les coiffures, tant au naturel qu’avec des extensions et postiches. Elle associe également les conseils coiffures et make-up. Elle délivre ses conseils face camera et sans décorum dans des tutoriels qui la métamorphosent littéralement.
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9. How_to_be_curly_in_madagascar (Madagascar)
Ingénieure, activiste féministe et fashionista, le compte Instagram de Larhyssa parle mode et cheveux et raconte sa vie de « femme normale » sur une île obsédée par les cheveux lisses. « À cause du film d’animation Madagascar, je suppose que les gens peuvent penser que nous sommes une bande de filles exotiques à moitié nues, des tétons couverts de noix de coco, errant dans la vaste forêt parmi les lions et les girafes. Eh bien… surprise: nous sommes aussi des victimes de la mode attentive aux tendances.
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10. Fatou N Diaye (France)
Bloggeuse historique, elle fait partie des références en termes d’émancipation et d’auto-détermination de la beauté des femmes Noires dans la diaspora, en France et en francophonie. Elle est depuis 2015 ambassadrice pour L’Oréal (gamme de fond de teint Accord Parfait). Si son blog n’est plus très actif et qu’on la suit davantage sur IG, il y reste, dans les archives quelques articles intéressants.    

# Fake beauty ! Pourquoi et comment en finir.

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Mettez-moi de faux cheveux, faux ongles, faux cils, lentilles colorées, faux sourcils, fausses fesses, faux seins… Vous me rajouterez une bonne dose de maquillage et au moins 3 filtres Instagram pour parfaire le tout. Loin des sourires affichés, la « fake beauty », cette réalité alternative de la beauté féminine,  faite d’artifices cosmétiques augmentés d’artifices numériques, rend les femmes relativement malheureuses et peut avoir de graves conséquences psychologiques, sanitaires et financières, surtout au sein des communautés dites minoritaires.

 

# I woke up like this ! : internaliser l’irréel.

Chacun sait (ou en tout cas devrait savoir) que les médias sociaux ne sont pas la vraie vie. La plupart des gens y présentent leur personne et leur vie sous un jour exagérément flatteur. Chaque cliché est mis en scène, sélectionné parmi la dizaine de portraits réalisés pour choisir celui où la personne est le plus à son avantage. Maquillage, éclairage, angle de prise de vue et une myriade de filtres pour agrandir les yeux, gagner 5 cm de longueur de jambe, perdre 10kg instantanément, gommer rides, poches et vergetures, affiner le grain de peau ou changer sa carnation. L’amélioration est spectaculaire mais artificielle. Les femmes de ces images n’existent pas.
Peu importe si vous savez qu’une photo est fausse, si vous passez une demi-heure à parcourir le compte Instagram de célébrités avec de très longues extensions de cils ou l’intérieur des cuisses qui ne se touchent pas, vous commencerez à penser que c’est normal. Plus vous passez de temps entouré de certaines images (80% des jeunes utilisent les réseaux sociaux au quotidien, dont près de 50% s’en servent pendant plus de deux heures par jour et jusqu’à plus de 10h par jour !), plus les algorithmes font que ce sont toujours plus d’images et de contenus semblables qui vous sont proposés, plus vous normalisez ce genre d’images. Cognitivement, vous savez que ce n’est pas réel, mais la répétition finit par renforcer ces standards « idéaux » puisqu’ils sont associés au succès. Vous finissez par internaliser ces normes de beauté disproportionnées (taille marquée et seins démesurés, IMC trop bas) et racisées (blondeur, blancheur, traits fins ou au contraire lèvres et fesses hypertrophiées).

Des effets psychologiques doublement négatifs.

Savoir que tout ce que l’on voit est artificiel ne le rend pas moins souhaitable. Il est presque impossible de ne pas être aspiré par le fantasme et de la comparer à sa propre vie, à sa propre image.

De nombreuses études ont démontré que lorsque l’on regardait des photos de célébrités attrayantes, des effets psychiques négatifs étaient mesurés : l’estime de soi baissait significativement et des symptômes dépressifs apparaissaient. On se compare aux autres et on se trouve nul. On trouve alors ses propres cils trop courts, son teint vilain, son nez hors norme…
 

Heureusement, à son tour, on peut, selon ses envies et son budget, acheter les attributs sensés nous donner confiance en nous et nous rendre belles et désirables : extensions, lentilles, make-up, chirurgie esthétique. On peut ensuite, sans aucune qualification, passer sa propre image au tamis de nombreux filtres pour personnaliser son apparence et offrir la meilleure version de soi. On amplifie alors soi-même le phénomène de la fake beauty.

Là où la situation s’aggrave, c’est que, comme pour les célébrités, tout cela est un énorme fake ! On ne ressemble pas à son selfie dans la vie réelle. Et on est alors non seulement déçu de ne pas ressembler aux stars mais on est carrément déçu de ne même pas ressembler à soi-même !

Les spécificités des femmes Noires.

Tout d’abord, plus on est loin de l’image d’une beauté que l’on croit idéale, plus on souffre. Et les modèles restent majoritairement occidentalisés. Même les icônes noires (souvent afro-américaines) ont des traits fins, des cheveux longs et lisses, une peau et des yeux clairs. Les artifices pour se rapprocher de ces standards sont donc nombreux.

Tous ces achats peuvent représenter des sommes énormes. Proportionnellement, le budget cosmétique au sein des populations de femmes actives noires est donc beaucoup plus élevé que pour leurs homologues caucasiennes, jusqu’à quatre fois selon les sources.
Et comme cela représente parfois un fameux investissement, certaines optent pour des produits de moins bonne qualité (maquillage comédogène, colle à cils irritante, mèches inflammables), voir pour des techniques très dangereuses pour la santé (produits blanchissants contenant de l’hydroquinone, injections réalisées dans des arrières boutiques…).

Deuxièmement, le fait de vouloir transformer son image pour correspondre à l’image de la culture dominante peut provoquer de graves troubles identitaires, un état presque schizophrénique où l’envie de s’intégrer livre un combat interne à l’envie de représenter fièrement sa culture originelle et sa singularité. Combat d’autant plus intense que cette transformation est chronophage (jusqu’à plusieurs heures de transformation par jour). Et que dire du sentiment de peur et de honte quand on prétend que tout cela nous appartient et que l’on est démasqué : une mèche ou une lentille qui tombe, un homme qui passe sa main dans nos faux cheveux, une septicémie à la suite d’un implant…

Retour à la vraie vie : #Body Positive.

La « fake beauty », cette réalité projetée de la beauté féminine, faite d’artifices cosmétiques augmentés d’artifices numériques, rend les femmes relativement malheureuses. Le grand tour de force de l’industrie de la beauté, c’est avoir réussi à semer la confusion, dans la tête des femmes entre « confiance en soi » et « estime de soi ».

La femme est sensée se faire le cadeau d’être une autre qu’elle-même… et même d’y mettre le prix, parce qu’elle le vaut bien ! Maquillée, coiffée, copie-conforme d’une telle, elle endosserait une armure invisible et invincible. Girl Power ! Être la collaboratrice qu’on prend au sérieux, la femme indépendante et sexy, la grand-mère à l’allure jeune et active, la séductrice irrésistible… bref, développer son plein potentiel et réussir sa vie.

Or, paradoxalement, savoir que toute notre panoplie est fausse et qu’une fois le démaquillage, teinture ou la perruque blonde, la gaine et les filtres Instagram retirés, on se regarde dans le miroir pour observer une personne « moins bien », cela abîme terriblement l’estime que l’on a de soi. On s’aime moins. A tel point qu’une part significative des femmes ne pourraient pas sortir de chez elles ou se montrer à leur compagnon en étant authentiques, sans maquillage.

Pour sortir de ce cercle vicieux, je ne dis pas qu’il faut être radicale et jeter en bloc tout le linéaire beauté de sa salle de bain et se retirer définitivement des réseaux sociaux. Je suis moi-même à la tête d’un institut de beauté et je diffuse cet article via lesdits réseaux. Et de tous temps et dans toutes les cultures, les hommes et les femmes ont modifié leur apparence naturelle pour tenter de se rapprocher des canons de beauté de leur société. Mais il faut utiliser de manière éclairée tant les « ajouts » cosmétiques que les réseaux sociaux en pleine conscience de ce qu’ils sont : des artifices commerciaux.

Il faut néanmoins faire un gros travail, surtout envers les jeunes filles, de sensibilisation, d’éducation aux médias et de développement de l’esprit critique et de l’estime de soi. Il faut revenir aux fondamentaux. Apprendre les bons gestes pour soigner sa peau et ses cheveux de manière qu’ils conservent leur beauté naturelle le plus longtemps possible. Il faut réapprendre aux femmes à quel point les corps féminins vus dans les médias sont hors norme et manipulés. Il faut réapprendre à s’aimer profondément et à être bienveillant envers soi-même. Il faut réapprendre à cultiver son bien-être et sa beauté intérieure.

Alors, déconnectez-vous. Regardez les femmes autour de vous. Regardez à quel point elles sont belles, chacune à leur manière. Soyez vraie ! C’est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire à vous et aux générations futures.

Wellness africain: au-delà du corps.

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De la beauté au bien-être.

Depuis de nombreux mois, la transition du traitement des infos « beauté » vers des sujets « bien-être » est largement amorcée sur le blog PanafricanBeauty.  Mais si jusqu’ici, les sujets wellness étaient presque exclusivement basés sur le corps (techniques de massage, les plus beaux spas, afro-yoga, etc…), il faut être conscient que le bien-être est une approche globale plus large.

Le terme « bien-être » est d’ailleurs une notion définie depuis 1994 par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « englobant de manière complexe la santé physique de la personne, son état psychologique, son niveau d’indépendance, ses relations sociales, ses croyances personnelles et sa relation avec les spécificités de son environnement ». C’est donc une philosophie transversale, qui prend en charge, de manière holistique, l’entièreté de la personne : son corps et son mental.

 

Les philosophies du bonheur.

L’Afrique porte-t-elle en son sein des philosophies wellness, un ensemble de pratiques qui apporteraient un bien-être et, par extension, le bonheur ?

Car ces fameuses philosophies du bonheur, on en croise un peu partout à la surface de la planète. L’ONU établit d’ailleurs chaque année son World Happiness Report, un classement des pays les plus heureux du monde en fonction de plusieurs critères dont le PIB, l’espérance de vie en bonne santé, la liberté, la générosité et l’aide sociale. Et l’on y retrouve, année après année les pays du nord de l’Europe et leurs fameux courants – pas toujours simples à résumer – qui synthétisent leur « art de vivre heureux ».
• Le Hygge danois qui vous fait sentir calme, confortable et connecté à votre propre ressenti, heureux des petites choses de la vie.

• Le Lagom suédois qui signifie « pas trop, pas trop peu », une approche frugale et équilibrée de la vie conjuguée à un respect de la nature.

• Le Cosagach écossais qui nous fait nous sentir bien, à l’abri et au chaud.

• Le Gezelligheid néerlandais qui invite à prendre du plaisir avec les autres en toute convivialité.

 

Plus qu’un livre sur la Sagesse Africaine.

Les fidèles lecteurs auront remarqué qu’il y a un peu moins d’articles ces derniers mois sur le blog. Moins d’articles mais pas moins d’écriture.  C’est pour tenter de répondre à la question « Quels sont les apports de l’Afrique en matière de bien-être? » que je me suis plongée depuis plusieurs mois dans mon histoire familiale personnelle et dans la culture et la spiritualité panafricaine.  L’objet de mes recherches (dont je tairai ici le contenu pour ménager le suspens) fera l’objet d’un livre à paraître prochainement.

…Stay tuned 🙂

Unilever acquiert SheaMoisture et Nubian Heritage.

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Le géant anglo-néerlandais Unilever (Dove, Axe…) vient d’acheter le portefeuille de marques à forte croissance du groupe américain Sundial, propriétaire de plusieurs marques cosmétiques ethniques emblématiques.

Des marques inclusives à un niveau de distribution jamais atteint.

Sundial Brands, créée il y a 26 ans dans le New-Jersey, est une entreprise leader dans le soin des cheveux et les soins de la peau. Reconnue pour son utilisation innovante d’ingrédients de haute qualité et « culturellement authentiques ». Les marques de Sundial incluent SheaMoisture, Nubian Heritage, Nyakio et Madame C.J. Walker.

Depuis sa fondation, Sundial s’est fait le champion de la beauté inclusive et a su répondre aux besoins jusqu’alors non satisfaits des consommateurs de couleurs.
Sundial Brands fonctionnera comme une unité autonome au sein d’Unilever. Le fondateur de Sundial, Richelieu Dennis, originaire du Liberia, continuera à diriger l’entreprise en tant que PDG et président exécutif. Celui-ci estime positif d’emmener le commerce communautaire à un autre niveau.

Une ouverture et des valeurs.

Depuis plusieurs années, et malgré quelques maladresses de communication, la marque cosmétique phare du groupe, DOVE, s’ouvre et de met en valeur les consommatrices à la peau foncée. Unilever entend répondre aux besoins spécifiques des consommateurs multiculturels et produire un impact social positif à travers le monde. Unilever vient d’ailleurs de créer un fonds de 50 millions de dollars destiné à investir dans les projets de femmes afro-entrepreneurs et à favoriser leur empowerment.

Source Agence Reuters.

Tourisme wellness: l’Afrique en marche.

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Dans le cadre, du 3ème congrès de la Spa & Wellness Association of Africa (SWAA), Elaine Okeke Martin, sa présidente, revient sur la montée en puissance, les opportunités et les défis du secteur sur le continent africain.

Un développement directement lié au secteur touristique.

Maroc, Egypte, Afrique du Sud, Kenya, Tanzanie, île Maurice… Certains pays ont une longue tradition du tourisme réceptif. Le secteur spa y est étroitement lié et se développe au même rythme. Une industrie touristique articulée autour des segments luxe (Rwanda, océan indien), durable (Afrique australe) et santé (Kenya, Ghana, Tunisie). Autant de positionnements qui rendent la présence d’un spa indispensable au cœur des installations. Le spa devient une source de profit et un outil attractif dans la communication des destinations sur les marchés régionaux et internationaux. Des spas authentiques, avec vue, largement ouverts sur l’extérieur et sur les traitements issus des actifs et traditions locales. Des spas qui se professionnalisent pour atteindre les standards qualitatifs internationaux, notamment grâce au travail pédagogique de fond de la SWAA

Obstacles et opportunités.

L’Afrique reste, sur les marchés des pays industrialisés, très méconnue. Ou connue pour de mauvaises raisons : maladies, corruption…. La diversité des 54 nations y est peu perçue et l’Afrique y est vue comme un ensemble homogène et subsaharien. L’Afrique du Nord est davantage attachée, dans l’imaginaire, au Moyen Orient.
Le fait que certains gouvernements investissent massivement et à long terme dans les infrastructures et la promotion rend l’Afrique attractive pour les grands groupes e.a. hôteliers et donc pour les voyageurs. C’est une bonne chose si le bénéfice se fait aussi au profit des populations locales.
La diaspora joue également un rôle important en diffusant, à travers le monde, un message clair « l’Afrique compte ».  Les actifs et traitements africains et les demandes spécifiques des peaux foncées sont davantage prises en compte par les marques.

Conférence annuelle de la SWAA du 6 au 9 septembre.

Le troisième congrès annuel de la SWAA aura lieu du 6 au 9 septembre, à Maurice. Le thème central de cette édition 2017 est « définir les rôles de l’Afrique dans le phénomène global du wellness ». De nombreux intervenants se succéderont: RH, formateurs, marques, hôtels…  L’édition 2018 aura lieu au Maroc.

Chiffres-clé du secteur (Afrique Sub-saharienne) :

– 2317 spas (+ 23% en deux ans)
– 28911 emplois directs
– 1,1 milliard $ (entre 2013 et 2015)

Article librement inspiré et traduit à partir de l’article: Africa Rising publié par nos amis de Spa Business Magazine.

L’autre « Route du Vin »: spas et vinothérapie en Afrique du Sud

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Chardonnay, Pinot, Merlot… les différents cépages inspirent plusieurs traitements professionnels au sein des marques et des spas sud-africains. A l’instar de la France, la vinothérapie se fait progressivement une place de choix en Afrique australe. En voici quelques-uns…

Healing Earth: marque pionnière en Afrique du Sud.

La marque Healing Earth, spécialiste des soins holistiques, a développé une gamme baptisée “Pinotage”, soit pas moins de 17 soins visage et corps autour du raisin. Le secret de la vinothérapie repose sur les bienfaits pour la peau que possèdent les actifs naturels issus du raisin. En effet, la peau, les pépins et la pulpe du fruit regorgent de vitamines (C et E), d’anti-oxydants et de polyphénols, autant de boucliers protecteurs pour augmenter la qualité et la longévité de nos cellules. L’huile de raisin, riche en omégas, possède également d’exceptionnelles qualités nourrissantes et protectives qui garantissent des soins réparateurs, hydratants très intéressants.

“Les Aromes Du Vin” au spa Constantia Uitsig.

Le spa Constantia Uitsig a développé un soin Signature appelé “Les Aromes du Vin” (en français sur le menu de soins) qui repose sur le mélange de vinothérapie et d’aromathérapie. Le protocole débute avec une exfoliation du corps avec un mélange très épicé de l’écorce de vigne, du sucre, des clous de girofle et des baies de genévrier. S’en suit un massage dont l’huile est élaborée de concert entre les thérapeutes du spa et les viticulteurs de la région.

Le “Vine Secret Vintage Experience” au Mount Nelson Librisa Spa.

Un traitement de la tête aux pieds incluant gommage, enveloppement massage du corps et soin du visage utilisant les raisins des vignobles tous proches.

Le soin visage “Pinotage” au Serenite Wellness Centre.

Le Serenite Wellness Centre de Century City et Franschhoek, au Cap, a fait des soins de vinothérapie sa signature. Ils utilisent les produits Healing Earth pour les soins du visage et les soins corps. Leur emblématique package “Rituel à travers les vignes” inclus un soin visage d’une heure, un soin corps équilibrant d’une heure et un massage spécifique des pieds.

Le “Bain Elixir au Pinot” au Sante Winelands Wellness Centre.

Dans un vignoble de 160 hectares, au coeur de la vallée de Drakenstein, le Santé Winelands Wellness Centre propose également la gamme Pinotage de Healing Earth et notamment un soin d’hydrothérapie au raisin accompagné d’un gommage et d’un massage. Particularité de cet hôtel-spa 5 étoiles: la présence de sommeliers haut de gamme qui vous font également apprécier les bienfaits du raisin après le soin…

Yan&One : une expérience shopping beauté avant-gardiste et hyper-connectée.

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YAN&ONE est une marque marocaine qui réunit dans un « Beauty SmartStore », sa marque propre et le meilleur de la cosmétique mondiale tout en proposant une approche totalement nouvelle de la beauté, entièrement digitalisée et sur mesure.

Salwa Idrissi Akhannouch : la reine du retail révolutionne le secteur beauté.

Après avoir démocratisé la mode au Maroc en introduisant avec succès les plus grandes franchises de prêt-à-porter, après avoir imaginé une destination shopping et loisir unique en Afrique, le Morocco Mall, qui a déjà accueilli en 5 ans plus de 80 millions de visiteurs, Salwa Idrissi Akhannouch, Présidente du Groupe Aksal, leader incontesté du retail au Maroc, lancera dans quelques mois un nouveau concept totalement innovant, entièrement imaginé et développé par elle, avec une ambition clairement affichée : révolutionner le monde de la cosmétique et de la beauté… Avec cette innovation majeure, elle permet au Groupe Aksal de franchir un nouveau cap, celui de créateur de concept et de marque.

Yan&One: le challenge digital.

Initité par Salwa Akhannouch, pensé et dessiné par l’architecte multi-récompensé Chafik Gasmi, ce concept store réunira dans un seul espace et 14 univers le «must de la cosmétique mondiale (120.000 références), tout en proposant une approche totalement nouvelle de la beauté.  Une multitude d’écrans, des miroirs tactiles interactifs, des outils digitaux (photos instantanées, vidéos, tutoriels,…) permettant de découvrir et d’adopter les dernières tendances, des espaces connectés et des plateformes digitales proposant à la fois des solutions beauté personnalisées en temps réel et la possibilité de partager instantanément des photos sur les réseaux sociaux des visiteurs… On trouvera également des tablettes connectées et dotées d’applications intelligentes communicant avec des serveurs centraux… Bref, les mots clés seront : connectivité, interactivité, professionnalisme et bien évidemment hospitalité.

Combiner connectivité et hospitalité.

En effet, si l’espace «Yan&One» se veut entièrement digitalisé, offrant une expérience totalement nouvelle pour la clientèle, celle de l’expérimentation connectée, elle se veut aussi le reflet de l’hospitalité marocaine.

Pour lancer cette nouvelle marque, le groupe Aksal a misé sur les ressources humaines et s’est adjoint les services de très grands formateurs en la matières, qui sont aujourd’hui presque en phase finale du cursus de formation aux équipes devant être affectées aux magasins Yan&One.  Près de 220 postes fixes sont créés (essentiellement pour des jeunes), pour constituer à terme une équipe pluridisciplinaire avec plus de 30 métiers différents au cœur des deux premiers magasins qui ouvriront en 2017.  Le premier au Morocco Mall de Casablanca sur une superficie de 3.500m2, le second à Tanger …avant d’autres ouvertures probables en Afrique et au Moyen-Orient.

Yan&One : global beauty. 

Yan&One, ce n’est pas qu’un concept, c’est aussi une marque.  Yan&One est un nom de marque évocateur.  YAN tout d’abord comme le chiffre Un en Amazigh, hommage aux origines berbères de la fondatrice de la marque. ONE ensuite pour mieux souligner l’universalité de la marque. Yan&One traduit cet ADN, cette capacité de s’adresser à chaque individu et sublimer sa beauté naturelle.

La marque a pris le pari de couvrir les besoins de toutes les peaux et toutes les spécificités, avec une qualité irréprochable et des prix très accessibles.

Toute la ligne Soins Professionnels est élaborée en Suisse et en France dans les laboratoires des marques cosmétiques les plus prestigieuses. Les maquillages, conçus par un make-up designer de renommée mondiale sont fabriqués en France. Les parfums sont produits à Grasse. Les shampooings viennent des États-Unis et la gamme des rituels puise au Maroc son inspiration, mais aussi les meilleurs ingrédients, comme l’huile d’argan certifiée qui sert de base à la majorité des produits, ou l’huile de figue de barbarie.

La marque propose aussi des gammes de soieries, tissées en Inde et une autre de babouches marocaines, confectionnée à Fès. Un clin d’oeil pour le Maroc et la richesse de ses produits.

Le site sera lancé en même temps que le flagship store.  Suivez l’évolution du concept sur leur page Facebook.

Quand l’afro-chamanisme envoûte le spa.

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Découverte d’un soin spa directement inspiré de l’afro-chamanisme, association entre la pratique rituelle chamanique classique (plantes, chant, musique) et le massage africain.  Une co-création pour un soin à 4 mains issu des connaissances pointues de deux praticiennes afropéennes, Julie Lombé et Saravah Steimes.  Une  nouvelle occasion de montrer à quel point l’Afrique est une source d’inspiration puissante, originale et efficace pour élargir les horizons des pratiques holistiques dans les spas.

C’est une initiation à une quête profonde d’écoute de soi, jusqu’à nos racines ancestrales, une expérience originale et libératrice qui, tout à la fois apaise, équilibre et rempli d’énergie.

Afro-chamanisme: une pratique ancestrale.

L’afro-chamanisme est, dans sa forme originelle, une voie de guérison et un voyage vers un univers plus vaste que le monde tangible.  On y accède par la transe, la pratique de l’extase, le dialogue avec les esprits des morts, l’invocation des forces de la nature, les percussions…  En Afrique, et malgré la profonde mutation des modes de vie, ce savoir/pouvoir thérapeutique demeure aux mains des chamanes, guérisseurs ou sorciers du village où il est transmis oralement de génération en génération.  Cette pratique chamanique n’est pas propre à l’Afrique, on la retrouve en Amazonie, chez les Amérindiens, les Aborigènes et même en Europe!

Massage sonore. 

Avant le soin, quelques gouttes d’huiles essentielles méditatives (vétiver) sont appliquées afin de se recentrer.  Le vétiver combat la nervosité et aide à reprendre contact avec son corps.  On procède aussi à des inhalations purifiantes de sauge.

Ensuite, c’est une immersion dans un autre référentiel sensoriel qui commence.  Le corps et l’esprit sont bercés par des vagues de sons.  Il faut savoir que tout et tout le monde vibre à une certaine fréquence.  Le son est une onde émise qui se propage de molécule en molécule, de façon mécanique, créant une série de pressions et dépressions avec plus ou moins de régularité, plus ou moins d’amplitude.   Ce son est capable d’exciter ou de calmer le corps (fréquence cardiaque, respiratoire) et l’esprit (activité cérébrale).

Tout son est vibration et toute vibration est énergie.  Durant le soin c’est une triple porte d’entrée vibratoire et énergétique qui est offerte: la voix, la musique, le toucher.

Chantant des mantras a capella, la voix envoûtante de Saravah Steimes (voir plus bas) est poussée jusqu’à la transe.  Ces chants chamaniques sont portés par la musique en live et la maîtrise des instruments: hochets, tambour plat amérindien, carillons, bol tibétain et bol de cristal, accordéon…   Saravah Steimes ajoute «j’utilise aussi des plantes séchées pour tapoter le corps durant la session.  Mais le type de feuilles – au son et à la texture si particuliers ! – ne sera pas dévoilé ici, cela relève d’un procédé secret et précieux que je préfère ne pas divulguer ».  Cette longue étape transporte le client dans un voyage à travers lui-même.   Le massage sonore agit sur les plans physique, émotionnel et mental et apporte un équilibre général et une grande sérénité.

 Massage d’éveil.

« Il est presque systématique d’être plongé dans un état situé entre l’éveil et le sommeil et durant lequel on pourra être témoin de souvenirs, de visions oniriques.  C’est une libération émotionnelle.  Il faut être un peu aventurier dans l’âme pour opter pour ce type de soin tribal, revisité, mais pas édulcoré.  C’est un soin littéralement bouleversant! Il brise parfois certaines carapaces mais on en ressort toujours plus fort » explique Julie Lombé.  Alors que l’esprit vagabonde, commence un massage d’éveil qui est une technique de massage régénérant basée sur des effleurages, des pressions et percussions du corps et du crâne, des étirements, des balanciers et les frictions pour chasser les tensions et les pensées négatives.  Les secousses finales relancent l’énergie dans tout le corps.  Ce soin peut tout aussi bien se pratiquer habillé qu’à même la peau.

Le rituel se termine par une collation détox légère: une infusion dépurative et des fruits frais.

Dans le cadre d’un soin spa, c’est donc une invitation au voyage et au bien-être mais la limite de l’allégation santé et le terme « guérison » n’est jamais franchie.

Rencontre entre deux thérapeutes, chercheuses passionnées.

  • Saravah Steimes / la chamane urbaine.  Originaire du Congo , Saravah Steimes est enseignante de profession (dans des écoles internationales et, à présent, à Bruxelles).  Voyageuse, son parcours l’a emmenée d’Afrique en Europe, de l’Australie à la péninsule arabique. Elle nourrit sont art du chamanisme et du chant avec les cultures qu’elle rencontre.
  • Julie Lombé / la spécialiste belge des techniques africaines.  Originaire elle aussi du Congo, elle étudie et transmet tout le savoir accumulé sur les techniques wellness et les actifs issus du continent africain.  Elle est la créatrice du Massage Congo, synthèse des différents protocoles répertoriés de l’Afrique du Nord à l’Afrique Australe.

12 faits que vous ignorez à propos de l’industrie cosmétique en Afrique.

cosmétique afrique

Bon, si vous êtes un fidèle lecteur de notre blog, vous en savez déjà pas mal sur le sujet 😉 Cet article est une traduction libre de l’excellent résumé de Peter Pedroncelli : “12 Things You Don’t Know About The Cosmetics Industry In Africa”.

Portée par la montée en puissance de la classe moyenne, l’industrie cosmétique émerge en Afrique, ce qui, par définition, offre de belles opportunités. Si les grandes marques se sont implantées progressivement sur ce marché, les entrepreneurs locaux et la diaspora africaine y développent des business qui sont, pour certaines, de véritables success stories. Un marché encore modeste mais dont la vitesse de croissance ne cesse d’accélérer.

1)      Une industrie qui vaut des milliards.

On estime le volume de l’industrie cosmétique sur le continent africain à globalement 460$ milliards. Et ce montant pourrait grimper à 675$ milliards en 2020. Avec une croissance exceptionnelle et continue attendue pour les années à venir

2)      Un marché émergeant grâce à la classe moyenne.

Les segments des classes sociales moyennes et supérieures grandissent, attirant les marques cosmétiques leaders du marché mondial. Ces 30 dernières années, le nombre de ménages faisant partie de la classe moyenne a tout bonnement triplé, boostant la demande pour les cosmétiques.

3)      Trois pourcents du marché global.

Le marché global est largement dominé par l’Asie (36%), l’Amérique du Nord (24%) et l’Europe de l’Ouest (20%). L’Afrique ne représente que 3% ! Mais trois petits pourcents qui en font une région à fort potentiel de croissance.

4)      Une cible pour les marques globales.

On attend du marché africain qu’il double dans les 10 années à venir, soit une progression de 5 à 10% de croissance annuelle pour les produits d’hygiène et de beauté. C’est pour ces raisons que les marques globales telles quel L’Oréal, Procter and Gamble ou Unilever s’intéressent de près à l’Afrique et mettent en place des stratégies pour pénétrer le marché et se positionner au mieux.

5)      Les marques globales sont déjà plus présentes que les marques locales.

Le paysage local est déjà, à ce jour, dominé par les géants que sont les groups Unilever, L’Oréal et Estée Lauder. Des marques qui investissent beaucoup et créent des divisions locales pour être massivement présentes.

6)      Les marques internationales implantent des centres de R&D.

L’Oréal a récemment ouvert son premier centre de recherche, développement et innovation en Afrique du Sud afin de développer des produits au plus proche des attentes des consommateurs locaux.

7)      Des success stories africaines.

De nombreuses marques africaines sont de réelles succès story à l’échelle du continent. Mieux, elles s’exportent à présent aussi à l’international. C’est le cas d’Africology, la marque de niche développée par Renchia Droganis qui composait ses cosmétiques dans sa cuisine et qui est à présent vendue à travers le monde, générant un chiffre d’affaires de $1 million par mois.

8)      S’adapter au marché avec des packaging plus petits.

Une des stratégies employée par les marques cosmétique opérant sur le continent africain est de réduire la taille des cosmétiques afin de pouvoir proposer des produits moins chers et donc accessibles à un plus grand nombre de clients.

9)      Des soins anti-âge différents.

C’est dans ces centres de recherche que l’on s’est rendu compte que la préoccupation “anti-âge” majeure des peaux foncées est l’uniformité du teint (atténuer l’hyperpigmentation et les taches foncées) bien avant l’effacement des rides.

10)   Les actifs africains au coeur des cosmétiques occidentaux.

Les actifs africains sont de plus en plus étudiés et de plus en plus nombreux dans la liste des actifs utilisés par les marques occidentales. L’efficacité et les bénéfices du beurre de karité, du rooibos, des huiles d’argan et de marula ne sont à présent plus à démontrer.

11)   L’Afrique du Sud et le Nigéria sont les plus gros marches.

Selon un rapport d’Euromonitor datant déjà de 2012, l’Afrique du Sud et le Nigéria sont les deux plus gros marchés africains pour les cosmétiques et produits d’hygiène. Le Kenya, le Ghana et l’Ethiopie sont les marchés les plus dynamiques ensuite. Loin devant l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, dont la consommation se fait encore davantage avec les produits traditionnels locaux (et aux modes de distribution informels) qui échappent aux statistiques.

12)   Le climat comme challenge autant que comme opportunité.

La majeure partie de l’Afrique subit des températures extrêmement élevées et un taux d’humidité qui l’est tout autant. Cet aspect est naturellement à prendre en compte par les firmes lors de la conception des produits pour le marché africain. Le maquillage notamment (fond de teint, rouge à lèvre ou mascara), doit être plus résistant et les formulations, les galéniques et/ou les packagings doivent être adaptés.

 

© Photo:The SuzieBe   auty counter at Junction Shopping Mall in Nairobi. Photo: Sven Torfinn/International Herlad Tribune/nytimes

RITUEL: concept-spa métissé, passerelle entre l’Afrique et l’Europe

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Capter l’ère de temps ne suffit pas.  Il arrive un moment où il faut passer de la théorie à la pratique…  Forte de son métissage belgo-congolais et de son expérience internationale dans l’univers  du spa et de la beauté et du tourisme, Julie Lombé ouvre  un concept-spa afropéen, fusion entre ses deux cultures.

RITUEL est un concept-spa métissé, passerelle entre l’Afrique et l’Europe.  La philosophie des lieux traduit à la fois :

  • une approche holistique basée sur la sagesse et les traditions africaines (accueil généreux, joie de vivre, créativité, saveurs et couleurs, sens de la communauté…),
  • une approche cartésienne basée sur les résultats avec des soins ultra-techniques dont l’efficacité apporte bien-être, beauté et santé à la peau.

RITUEL, le concept-spa des voyageurs.

Voyager ouvre l’esprit, rend curieux, philosophe, audacieux, conscient de la diversité et de la beauté du monde.  A ce titre, Rituel vous reconnecte à vous, à l’essentiel, procure des émotions vraies et offre des soins et des marques qui sortent des sentiers battus (notamment Africology, la marque de niche de cosmétiques naturels sud-africains).

Des soins corps Signature imaginés avec passion par Julie Lombe, véritables périples en terres africaines et réalisés à base d’actifs africains aux puissants pouvoirs régénérants : karité, marula, aloe ferox, black pepper…

Quelques exemples :

  • Gommage Kwilu: gommage purifiant du corps au sucre de canne et au véritable Rhum Kwilu
  • Rituel de Saison : de Marrakech à Johannesbourg, du Caire à Madagascar, à chaque saison, une nouvelle destination africaine, un mini soin en édition limitée et une dégustation savoureuse.
  • Massage Congo: l’authentique massage africain  aux bâtons d’ébène qui vous ressource, vous apporte joie et énergie.
  • Virunga Wild Experience : un voyage au Pays des 1000 collines qui immerge le client dans une brume apaisante, s’en suit un gommage et des étirements du corps aux lianes de coton et un massage méditatif aux pierres volcaniques chaudes
  • Katanga Gold Experience: un massage corps relaxant à l’huile précieuse de marula et poudre d’or 24K, massage visage anti-âge sublimateur et vin pétillant sud-africain aux paillettes d’or.

RITUEL, un concept de Beauté Globale.

On trouve chez Rituel des soins pour hommes et pour femmes, pour tous les types de peau et toutes les carnations.  En effet, Julie Lombé, formatrice  nationale pour la marque Sothys et auteure du blog  www.panafricanbeauty.com est à la fois skin-specialist des peaux caucasiennes et experte des peaux foncées et de leurs attentes spécifiques.

RITUEL, c’est aussi une boutique bien-être.

Grande tendance des secteurs mode, déco, voyage ou beauté, l’Afrique, c’est chic !  RITUEL propose des cosmétiques et des articles wellness (au sens large : accessoires, déco, épicerie fine, librairie) évocateurs de l’Afrique, qu’elle soit traditionnelle, contemporaine, revisitée, ethnique-chic…  dans les marques Sothys, Africology,  Raw ou encore It Mamma …et d’autres à venir.

RITUEL, le concept spa engagé de ceux qui font bouger le monde.

Rituel se veut enfin un espace de rencontres et d’expression où l’on apprend à développer son potentiel, à vivre pleinement sa vie et créer un monde résolument positif ; un lieu ami pour chaque client voulant partager sa passion ou ses combats avec les autres membres de la communauté.  La salle de formation accueille ateliers, stages, expositions…

 

Infos pratiques: 

Week-end d’ouverture le 09 décembre, de 10h à 18h00.

Adresse: Rue de Fétinne, 84 – 4020 Liège (Belgique).

>>>>>  Rejoignez notre page: www.facebook.com/RituelConceptSpa

 

 

© Photos Africology