# Fake beauty ! Pourquoi et comment en finir.

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Mettez-moi de faux cheveux, faux ongles, faux cils, lentilles colorées, faux sourcils, fausses fesses, faux seins… Vous me rajouterez une bonne dose de maquillage et au moins 3 filtres Instagram pour parfaire le tout. Loin des sourires affichés, la « fake beauty », cette réalité alternative de la beauté féminine,  faite d’artifices cosmétiques augmentés d’artifices numériques, rend les femmes relativement malheureuses et peut avoir de graves conséquences psychologiques, sanitaires et financières, surtout au sein des communautés dites minoritaires.

 

# I woke up like this ! : internaliser l’irréel.

Chacun sait (ou en tout cas devrait savoir) que les médias sociaux ne sont pas la vraie vie. La plupart des gens y présentent leur personne et leur vie sous un jour exagérément flatteur. Chaque cliché est mis en scène, sélectionné parmi la dizaine de portraits réalisés pour choisir celui où la personne est le plus à son avantage. Maquillage, éclairage, angle de prise de vue et une myriade de filtres pour agrandir les yeux, gagner 5 cm de longueur de jambe, perdre 10kg instantanément, gommer rides, poches et vergetures, affiner le grain de peau ou changer sa carnation. L’amélioration est spectaculaire mais artificielle. Les femmes de ces images n’existent pas.
Peu importe si vous savez qu’une photo est fausse, si vous passez une demi-heure à parcourir le compte Instagram de célébrités avec de très longues extensions de cils ou l’intérieur des cuisses qui ne se touchent pas, vous commencerez à penser que c’est normal. Plus vous passez de temps entouré de certaines images (80% des jeunes utilisent les réseaux sociaux au quotidien, dont près de 50% s’en servent pendant plus de deux heures par jour et jusqu’à plus de 10h par jour !), plus les algorithmes font que ce sont toujours plus d’images et de contenus semblables qui vous sont proposés, plus vous normalisez ce genre d’images. Cognitivement, vous savez que ce n’est pas réel, mais la répétition finit par renforcer ces standards « idéaux » puisqu’ils sont associés au succès. Vous finissez par internaliser ces normes de beauté disproportionnées (taille marquée et seins démesurés, IMC trop bas) et racisées (blondeur, blancheur, traits fins ou au contraire lèvres et fesses hypertrophiées).

Des effets psychologiques doublement négatifs.

Savoir que tout ce que l’on voit est artificiel ne le rend pas moins souhaitable. Il est presque impossible de ne pas être aspiré par le fantasme et de la comparer à sa propre vie, à sa propre image.

De nombreuses études ont démontré que lorsque l’on regardait des photos de célébrités attrayantes, des effets psychiques négatifs étaient mesurés : l’estime de soi baissait significativement et des symptômes dépressifs apparaissaient. On se compare aux autres et on se trouve nul. On trouve alors ses propres cils trop courts, son teint vilain, son nez hors norme…
 

Heureusement, à son tour, on peut, selon ses envies et son budget, acheter les attributs sensés nous donner confiance en nous et nous rendre belles et désirables : extensions, lentilles, make-up, chirurgie esthétique. On peut ensuite, sans aucune qualification, passer sa propre image au tamis de nombreux filtres pour personnaliser son apparence et offrir la meilleure version de soi. On amplifie alors soi-même le phénomène de la fake beauty.

Là où la situation s’aggrave, c’est que, comme pour les célébrités, tout cela est un énorme fake ! On ne ressemble pas à son selfie dans la vie réelle. Et on est alors non seulement déçu de ne pas ressembler aux stars mais on est carrément déçu de ne même pas ressembler à soi-même !

Les spécificités des femmes Noires.

Tout d’abord, plus on est loin de l’image d’une beauté que l’on croit idéale, plus on souffre. Et les modèles restent majoritairement occidentalisés. Même les icônes noires (souvent afro-américaines) ont des traits fins, des cheveux longs et lisses, une peau et des yeux clairs. Les artifices pour se rapprocher de ces standards sont donc nombreux.

Tous ces achats peuvent représenter des sommes énormes. Proportionnellement, le budget cosmétique au sein des populations de femmes actives noires est donc beaucoup plus élevé que pour leurs homologues caucasiennes, jusqu’à quatre fois selon les sources.
Et comme cela représente parfois un fameux investissement, certaines optent pour des produits de moins bonne qualité (maquillage comédogène, colle à cils irritante, mèches inflammables), voir pour des techniques très dangereuses pour la santé (produits blanchissants contenant de l’hydroquinone, injections réalisées dans des arrières boutiques…).

Deuxièmement, le fait de vouloir transformer son image pour correspondre à l’image de la culture dominante peut provoquer de graves troubles identitaires, un état presque schizophrénique où l’envie de s’intégrer livre un combat interne à l’envie de représenter fièrement sa culture originelle et sa singularité. Combat d’autant plus intense que cette transformation est chronophage (jusqu’à plusieurs heures de transformation par jour). Et que dire du sentiment de peur et de honte quand on prétend que tout cela nous appartient et que l’on est démasqué : une mèche ou une lentille qui tombe, un homme qui passe sa main dans nos faux cheveux, une septicémie à la suite d’un implant…

Retour à la vraie vie : #Body Positive.

La « fake beauty », cette réalité projetée de la beauté féminine, faite d’artifices cosmétiques augmentés d’artifices numériques, rend les femmes relativement malheureuses. Le grand tour de force de l’industrie de la beauté, c’est avoir réussi à semer la confusion, dans la tête des femmes entre « confiance en soi » et « estime de soi ».

La femme est sensée se faire le cadeau d’être une autre qu’elle-même… et même d’y mettre le prix, parce qu’elle le vaut bien ! Maquillée, coiffée, copie-conforme d’une telle, elle endosserait une armure invisible et invincible. Girl Power ! Être la collaboratrice qu’on prend au sérieux, la femme indépendante et sexy, la grand-mère à l’allure jeune et active, la séductrice irrésistible… bref, développer son plein potentiel et réussir sa vie.

Or, paradoxalement, savoir que toute notre panoplie est fausse et qu’une fois le démaquillage, teinture ou la perruque blonde, la gaine et les filtres Instagram retirés, on se regarde dans le miroir pour observer une personne « moins bien », cela abîme terriblement l’estime que l’on a de soi. On s’aime moins. A tel point qu’une part significative des femmes ne pourraient pas sortir de chez elles ou se montrer à leur compagnon en étant authentiques, sans maquillage.

Pour sortir de ce cercle vicieux, je ne dis pas qu’il faut être radicale et jeter en bloc tout le linéaire beauté de sa salle de bain et se retirer définitivement des réseaux sociaux. Je suis moi-même à la tête d’un institut de beauté et je diffuse cet article via lesdits réseaux. Et de tous temps et dans toutes les cultures, les hommes et les femmes ont modifié leur apparence naturelle pour tenter de se rapprocher des canons de beauté de leur société. Mais il faut utiliser de manière éclairée tant les « ajouts » cosmétiques que les réseaux sociaux en pleine conscience de ce qu’ils sont : des artifices commerciaux.

Il faut néanmoins faire un gros travail, surtout envers les jeunes filles, de sensibilisation, d’éducation aux médias et de développement de l’esprit critique et de l’estime de soi. Il faut revenir aux fondamentaux. Apprendre les bons gestes pour soigner sa peau et ses cheveux de manière qu’ils conservent leur beauté naturelle le plus longtemps possible. Il faut réapprendre aux femmes à quel point les corps féminins vus dans les médias sont hors norme et manipulés. Il faut réapprendre à s’aimer profondément et à être bienveillant envers soi-même. Il faut réapprendre à cultiver son bien-être et sa beauté intérieure.

Alors, déconnectez-vous. Regardez les femmes autour de vous. Regardez à quel point elles sont belles, chacune à leur manière. Soyez vraie ! C’est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire à vous et aux générations futures.

Aloe Ferox et tamarin : les actifs « hydra-minceur ».

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En période de forte chaleur, les pertes insensibles en eau et la transpiration augmentent significativement. C’est aussi la saison des tenues plus légères et des activités de plein air. L’été, nous avons donc des besoins accrus en hydratation et, souvent, des envies de minceur.

Un seul actif pour deux objectifs.

Hydrater une peau assoiffée.

Pour maintenir un bon taux d’hydratation, il faut à la fois augmenter ses apports en eau (en buvant et en appliquant des cosmétiques) et empêcher son évaporation (restaurer la fonction barrière de la peau).
Le flux hydrique est indispensable aux bons échanges à l’intérieur des différentes couches de la peau. Une peau bien hydratée apporte un confort quotidien, prévient les signes visibles de vieillissement cutané et empêche la peau de briller.

Affiner la silhouette.

Pour affiner la silhouette, une bonne hygiène de vie est nécessaire. Cela passe par manger sainement, faire du sport, bien dormir et, bien entendu, soigner sa peau. Les actifs cosmétiques et leur application en massage permet de jouer à la fois sur la réduction des amas adipeux, le drainage des liquides et la fermeté de la peau. Trois actions indispensables et synergiques.

L’Aloe Ferox : pour rester jeune et mince.

Poussant jusqu’en bordure du désert du Karoo (au Sud du Kalahari), l’aloe ferox est un trésor de la botanique sud-africaine. Cette plante impressionnante (elle peut mesurer jusqu’à trois mètres de haut) ne pousse qu’à l’état sauvage, dans un sol sablo-limoneux, en plein soleil.
Les feuilles de l’aloe ferox donnent deux sèves différentes. Une première, jaune, amère est utilisée comme diurétique. Mélangée à la pulpe des feuilles, elle est ingérée et produit un effet détox.

La seconde sève extraite de l’aloe ferox est un gel blanc, utilisée dans les soins de la peau. L’aloe ferox présente une concentration très dense en vitamines, oligo-éléments, acides aminés, enzymes… Il hydrate la peau intensément, stimule la synthèse du collagène et participe activement au processus de renouvellement cellulaire et de cicatrisation.

Tamarin : l’acide hyaluronique végétal.

Le tamarin est le fruit du tamarinier (Tamarindus indica). C’est un fruit tropical originaire d’Inde mais sa présence est attestée sur l’Ile de la Réunion dès 1700 et en Afrique. Ses gousses de couleur marron, sont consommées de multiples façons. C’est en effet un super-aliment contenant une multitude de vitamines et de minéraux.

Les graines de tamarin contiennent des xyloglycanes qui procurent une hydratation intense à la peau et la repulpe de manière visible. Le tamarin renforce l’élasticité, lisse les rides et les ridules.

Ces graines ont également un fort pouvoir laxatif. Le tamarin entre d’ailleurs dans la composition de certains médicaments destinés à faciliter le transit. Un complément alimentaire « minceur » naturel.

Les actifs cosmétiques naturels et les secrets de beauté du continent africain vous intéressent?  Procurez vous sans tarder le dictionnaire Secrets de beauté d’Afrique. Disponible en ebook sur Amazon.

Douceur africaine. Maîtrisez l’art du gommage.

L’Afrique est le continent qui a le plus développé l’art de l’exfoliation corporelle. Des gommages mécaniques (scrub), tantôt fines particules, tantôt accessoires, mais aussi des gommages chimiques (peeling) qui donnent aux femmes de tout le contient une peau magnifique.

Les bienfaits du gommage.

L’exfoliation permet de débarrasser la peau des cellules mortes qui s’accumulent en surface de l’épiderme et desquament. Cette technique permet de retrouver ou de maintenir une peau douce, lisse et lumineuse. Le grain de peau est visiblement affiné et le teint plus uniforme.

L’exfoliation stimule également le mécanisme de microcirculation pour une meilleurs oxygénation des tissus et un drainage des couches superficielles.

L’exfoliation permet aussi de régénérer l’épiderme et d’estomper ses imperfections : elle embellit l’aspect d’une cicatrice, elle estompe les taches d’hyperpigmentation, elle efface boutons et croûtes.

L’exfoliation permet une meilleure absorption (et donc efficacité !) des cosmétiques que l’on viendra déposer sur la peau ensuite.

Enfin, le gommage est l’allié de l’épilation. En effet, un poil qui repousse peut dévier de sa trajectoire de pousse et, au lieu de sortir en ligne droite par le follicule pileux, va s’enrouler sur lui-même et/ou pousser dans la peau sans arriver à la percer. L’exfoliation permet alors aux poils sous-cutanés d’être libérés.

Pas sans danger.

Tous ces bienfaits ne doivent pas faire oublier que les gommages peuvent aussi causer quelques dommages à la peau. Il est préférable de ne pas en faire plus d’une fois par semaine afin de ne pas fragiliser la peau. En le pratiquant, hormis sur les talons, il n’est pas nécessaire d’infliger un ponçage à la peau, surtout si la peau est déjà fragilisée. Une application circulaire tonique mais pas trop appuyée, sur une peau sèche ou humide, suffit. Enfin, le gommage destructurant le film hydro-lipidique de la surface de la peau, il est indispensable de nourrir et/ou d’hydrater ensuite la zone traitée.

Secrets de beauté d’Afrique.

Pour exfolier la peau, on peut utiliser plusieurs accessoires, tous issus du nord du continent : gant de kessa, éponge en loofah ou pierre d’argile mhakka. On peut également utiliser des minéraux ou végétaux (dont on utilise les fibres ou résidus) pour un gommage mécanique : sable, éclats de coquillages, sucre, café, écorce de coco… Enfin, d’autres actifs, non abrasifs, permettent une exfoliation chimique de la peau : papaye, ananas…

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à consulter la fiche détaillée de tous ces actifs et accessoires dans l’ebook Secrets de beauté d’Afrique : dictionnaire cosmétique des actifs et rituels de soin.

Gotu Kola: une peau dense et forte.

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« Madagascar : l’île de beauté » (3/3).  Plongée au cœur de l’Océan Indien avec cette mini-série.  Dans le livre Secrets de beauté d’Afrique, disponible au format Kindle sur Amazon, une île a particulièrement attiré notre attention tant elle offre, à elle seule, des actifs et rituels de beauté singuliers et efficaces. Découverte.

 

Origines de la plante.

Le Gotu Kola (plus connu sous le nom de Centella Asiatica), est une plante herbacée rampante originaire d’Inde, cultivée surtout dans l’Est de Madagascar, en milieux humides. Parmi les plantes médicinales les plus réputées de Madagascar, le Gotu Kola, aussi appelé Talapetraka par les malgaches, est traditionnellement utilisé pour toutes les affections dermatologiques.

Un raffermissant cicactrisant.

Le Gotu Kola est un anti-inflammatoire et un puissant cicatrisant. Les extraits de l’herbe et de la tige sont utilisés en soins pour les peaux sensibles et irritées. Le Gotu Kola stimule la production de collagène et de fibroblastes, ce qui favorise la régénération des cellules, la réparation des tissus et la cicatrisation, ainsi que la microcirculation. C’est pour cela qu’on trouve la Gotu Kola dans des crèmes cicatrisantes, post-opératoires, après soleil…
Plante médicinale avant tout, les recherches scientifiques ont permis d’identifier deux de ses actifs principaux : l’Asiaticoside et le Madécassoside, aux propriétés cosmétiques antioxydantes et stimulants de la production de collagène. Il raffermit la peau. Il est donc aussi un actif clé dans les crèmes anti-âge et les crèmes raffermissantes.

 

Masonjoany : le masque-soin séduction.

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« Madagascar : l’île de beauté » (2/3). P longée au cœur de l’Océan Indien avec cette nouvelle mini-série.

Dans le livre Secrets de beauté d’Afrique, disponible au format Kindle sur Amazon, une île a particulièrement attiré notre attention tant elle offre, à elle seule, des actifs et rituels de beauté singuliers et efficaces. Découverte.

 

Une pratique ancestrale.

Pratique ancestrale à cheval entre le soin et la séduction, le port du masonjoany est une tradition vivace dans les îles de l’Océan Indien et à Madagascar en particulier. On porte le masque pour quelques heures ou pour la journée, on y ajoute aussi des motifs décoratifs floraux.

Ce masque / maquillage est réalisé à base d’un mélange d’eau, de bois de santal (Santalina madagascariensis) finement râpé sur une pierre de corail et de végétaux. Le mélange détermine la couleur du masque (blanc ou jaune à rouge) : bois de santal clair ou rouge, curcuma, safran, ka de Madagascar, henné…

Plus qu’un maquillage.

Au-delà de l’aspect visuel de ce maquillage couvrant, le masque protège des rayons UV et des agressions extérieures. En plus, il permet d’assainir la peau par ses propriétés désinfectantes et antiseptiques, d’éliminer les tâches pigmentaires et d’éclaircir le teint.
Enfin, c’est un maquillage qui maquille la peau mais aussi l’âme. Le bois de santal de Madagascar (utilisé en encens et en parfumerie) présente des propriétés apaisantes, relaxantes idéales pour se sentir belle et bien dans sa peau.

Le sujet vous passionne ? Pour aller plus loin découvrez l’ebook Secrets de Beauté d’Afrique / Dictionnaire cosmétique des actifs et rituels de soin.

Bredy mafana: le botox naturel.

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« Madagascar : l’île de beauté » (1/3).  Plongée au cœur de l’Océan Indien avec cette nouvelle mini-série.

Dans le livre Secrets de beauté d’Afrique, disponible au format Kindle sur Amazon, une île a particulièrement attiré notre attention tant elle offre, à elle seule, des actifs et rituels de beauté singuliers et efficaces. Découverte.

Origines de la plante.

Utilisées depuis très longtemps à Madagascar et dans tout l’Océan Indien pour ses vertus médicinales, les fleurs de Bredy Mafana ou Brede(s) Mafane (acmella oleracea) sont reconnues pour leur richesse en spilanthol, aux qualités anti-inflammatoires et anesthésiantes. En infusion ou à mâcher, le Mafane procure des sensations contrastées du piquant vers l’anesthésiant. Il est depuis longtemps préconisé pour calmer, voire soigner, les affections de la bouche (gingivites, abcès, carries, …), mais aussi pour son action apaisante sur les troubles digestifs et stomatologiques.

 

Freiner l’installation des rides d’expression.

En cosmétique, le bredes mafane a une capacité myorelaxante, à la fois rapide et progressive, qui permet une action antirides et relaxante en limitant les micro-contractions musculaires faciales à l’origine des rides d’expression (« pattes d’oie » et « rides du lion »). Il agit donc comme un Botox-like, un botox naturel, mais en douceur sans paralyser les muscles faciaux. Selon son dosage et sa durée d’utilisation, il permet un lissage et un défroissage de la peau, une diminution des rides existantes et de leur profondeur, et peut même empêcher l’apparition de nouvelles rides !

 

Découvrez le livre « Secrets de beauté d’Afrique »

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Vieillir sans une ride, sublimer son regard, mincir naturellement… Autant de secrets de beauté transmis de génération en génération par les femmes de tout le continent africain. Du Maghreb à l’Afrique Australe en passant par les îles de l’Océan Indien, l’Afrique regorge d’actifs naturels aux pouvoirs cosmétiques extraordinaires; et ce, pour tous les types de peau et toutes les carnations.

Cosmétopée: la science du végétal-beauté.

Basé sur la cosmétopée africaine, ce livre est un dictionnaire cosmétique accessible au grand public et dans lequel vous retrouverez une large sélection des huiles, beurres, extraits végétaux, huiles essentielles et autres rituels de beauté issus du territoire africain.

Pour chacun de termes, vous découvrirez de manière synthétique son origine, ses utilisations cosmétiques et ses propriétés organoleptiques.

Trois portes d’entrée vous sont offertes pour partir à la découverte de ces secrets de beauté.

1.Un classement alphabétique par ordre croissant.
2.Un classement par propriété cosmétique, par objectif.
3.Un classement par bassin géographique.

Grands classiques et petites pépites.

Redécouvrez les grands classiques (argan, karité, cacao…) et laissez-vous émerveiller par de jolis trésors (gingembre bleu, marula, poudre de qasil…).

Disponible dès à présent sur Kindle

Vous pouvez feuilleter gratuitement les premières pages et vous procurer ce ebook en 1 click dès à présent sur Kindle au prix de 9,99€.

Unilever acquiert SheaMoisture et Nubian Heritage.

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Le géant anglo-néerlandais Unilever (Dove, Axe…) vient d’acheter le portefeuille de marques à forte croissance du groupe américain Sundial, propriétaire de plusieurs marques cosmétiques ethniques emblématiques.

Des marques inclusives à un niveau de distribution jamais atteint.

Sundial Brands, créée il y a 26 ans dans le New-Jersey, est une entreprise leader dans le soin des cheveux et les soins de la peau. Reconnue pour son utilisation innovante d’ingrédients de haute qualité et « culturellement authentiques ». Les marques de Sundial incluent SheaMoisture, Nubian Heritage, Nyakio et Madame C.J. Walker.

Depuis sa fondation, Sundial s’est fait le champion de la beauté inclusive et a su répondre aux besoins jusqu’alors non satisfaits des consommateurs de couleurs.
Sundial Brands fonctionnera comme une unité autonome au sein d’Unilever. Le fondateur de Sundial, Richelieu Dennis, originaire du Liberia, continuera à diriger l’entreprise en tant que PDG et président exécutif. Celui-ci estime positif d’emmener le commerce communautaire à un autre niveau.

Une ouverture et des valeurs.

Depuis plusieurs années, et malgré quelques maladresses de communication, la marque cosmétique phare du groupe, DOVE, s’ouvre et de met en valeur les consommatrices à la peau foncée. Unilever entend répondre aux besoins spécifiques des consommateurs multiculturels et produire un impact social positif à travers le monde. Unilever vient d’ailleurs de créer un fonds de 50 millions de dollars destiné à investir dans les projets de femmes afro-entrepreneurs et à favoriser leur empowerment.

Source Agence Reuters.

Secrets de beauté d’Afrique: le cacao.

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Actuellement en pleine rédaction de l’e-book « Secrets de beauté d’Afrique », voici un actif que j’affectionne particulièrement: le cacao. Emblématique du continent africain, au delà de l’aspect gourmand, il a des propriété cosmétiques très intéressantes.

Cosmétopée africaine.

La biodiversité africaine a un potentiel énorme auquel la recherche fondamentale et la recherche appliquée du monde entier s’intéressent au plus haut point.  S’appuyant essentiellement sur l’étude approfondie des usages locaux, le but est d’isoler les molécules actives de ces médecines traditionnelles.

Si la pharmacopée se définit comme l’ouvrage encyclopédique recensant principalement des plantes à usage thérapeutique, la cosmétopée se veut l’outil qui réunit cette encyclopédie des plantes à usage cosmétique.  C’est sur la synthèse et la diffusion de cette extraordinaire richesse que je travaille actuellement.

De la fève à la choco-thérapie.

Le cacao est la poudre obtenue après broyage de l’amande des fèves de cacao  fermentées, produites par le cacaoyer.  Cette opération permet également d’extraire la graisse que l’on appelle beurre de cacao.

L’Afrique est le continent qui produit le plus de cacao.  Avec plus de deux millions de tonnes produites par an, la Côte d’Ivoire et le Ghana produisent près de la moitié du cacao mondial.  C’est donc un actif phare de l’Afrique.

Mis en valeur dans les soins cosmétiques lors de la grande mode de la « choco-thérapie » au début des années 2000, le cacao est riche en vitamines (A, B, C et E), sels minéraux (magnésium, potassium, fer), polyphénols, phospholipides…

Restructurant anti-âge.

Le beurre de cacao prévient le dessèchement et la déshydratation de la peau. Il nourrit et hydrate la peau pour la repulper et lui conférer douceur et éclat.  Ses actifs lui confèrent un fort pouvoir restructurant pour la peau, anti-âge, adoucissant, assouplissant: il est l’allié des peaux matures à tendance sèche.

Amincissant gourmand. 

La poudre de cacao contient aussi de la caféine, réputée pour participer à la lipolyse (déstocker les graisses), raffermir la peau et gommer l’aspect peau d’orange. C’est donc un actif tout à fait recommandé pour atténuer la cellulite.

 

 

 

 

 

Namibie : Tamarind Nott a créé Mbiri Natural Skincare (4/8)

Mbiri natural skincare

Les régions désertiques de la Namibie regorgent paradoxalement d’actifs végétaux très intéressants. Tamarind (Tammy) Nott a créé Mbiri Natural Skincare en développant une gamme courte de cosmétiques bons pour la peau …et pour les communautés locales.

Myrrhe de Namibie, huile de marula et melon du Kalahari.

Dans un précédent article, nous mettions en avant les soins du désert .  Mbiri est une marque de soins de la peau 100% naturelle qui s’appuie sur trois actifs star : la myrrhe de Namibie tout d’abord, l’huile de marula et l’huile de graine de melon du Kalahari ensuite.

La myrrhe namibienne est endémique de la Namibie et est récoltée par le peuple Himba dans les régions désertiques du nord du pays.

La gamme, distribuée en Namibie, en Afrique du Sud, en Nouvelle Zélande et aux USA est courte. Elle compte un concentré d’huile essentielle de Myrrhe, une lotion corporelle, un gel douche et un baume pour les lèvres.
La marque est approuvée par The Vegan Society, est approuvée par Beauty Without Cruelty et est un partenaire accrédité de Phytotrade Africa, qui est une initiative de commerce équitable

Parcours d’entrepreneure.

C’est grâce aux travaux de sa mère (chercheuse dont le sujet d’étude était les plantes indigènes du Kalahari), puis, aux programmes caritatifs mis en place par celle-ci que Tammy Nott s’intéresse progressivement aux actifs locaux et aux femmes qui les cultivent et les utilisent. Notamment, une plante appelée Commiphora wildii, une plante dont la résine fourni une huile essentielle utilisée en parfumerie. Cette huile essentielle est connue sous le nom de Myrrhe namibienne
« J’ai terminé mes études en 2011 à Cape Town et je suis retourné à Windhoek en 2012. J’ai passé l’année à éditer des courts métrages. Cette année-là, ma mère m’a parlé d’un cours de production de savon et après ce cours, toute l’idée commerciale m’est venue. J’ai ensuite beaucoup expérimenté avec différentes recettes à base de myrrhe. J’ai remporté un concours d’innovation subsidié entre autre par l’Institut des ressources naturelles (NRI) et j’ai obtenu un fond de $ 35 000 pour démarrer mon entreprise. »

Série Spéciale: Femmes entrepreneures africaine.

Africology ou Malée (Afrique du Sud), House of Tara (Nigéria), Dëw (Maroc), Des Cheveux Dans Ma Cuisine (RDC)… A l’origine d’une marque, d’un concept, il y a toujours un créateur. Et dans le domaine cosmétique, souvent, une créatrice ! Qu’elles s’appuient sur l’essence des ressources naturelles et des compétences traditionnelles ou qu’elles innovent, elles sont actrices de l’industrie et prouvent qu’il n’y a pas que les grands groupes occidentaux qui ont leur place sur le marché. Durant les prochaines semaines, gros plan sur le Who’s who des femmes inspirantes, qui font bouger les choses en Afrique et rayonner le continent dans le domaine des cosmétiques et du bien-être. C’est parti pour une série spéciale : 8 pays / 8 femmes / 8 marques.

Cet article est inspiré et traduit librement avec l’aimable autorisation de nos amis de http://www.lionessesofafrica.com, site web qui promeut les femmes africaines qui font avancer le continent, tous secteurs d’activité confondus.