Yan&One : une expérience shopping beauté avant-gardiste et hyper-connectée.

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YAN&ONE est une marque marocaine qui réunit dans un « Beauty SmartStore », sa marque propre et le meilleur de la cosmétique mondiale tout en proposant une approche totalement nouvelle de la beauté, entièrement digitalisée et sur mesure.

Salwa Idrissi Akhannouch : la reine du retail révolutionne le secteur beauté.

Après avoir démocratisé la mode au Maroc en introduisant avec succès les plus grandes franchises de prêt-à-porter, après avoir imaginé une destination shopping et loisir unique en Afrique, le Morocco Mall, qui a déjà accueilli en 5 ans plus de 80 millions de visiteurs, Salwa Idrissi Akhannouch, Présidente du Groupe Aksal, leader incontesté du retail au Maroc, lancera dans quelques mois un nouveau concept totalement innovant, entièrement imaginé et développé par elle, avec une ambition clairement affichée : révolutionner le monde de la cosmétique et de la beauté… Avec cette innovation majeure, elle permet au Groupe Aksal de franchir un nouveau cap, celui de créateur de concept et de marque.

Yan&One: le challenge digital.

Initité par Salwa Akhannouch, pensé et dessiné par l’architecte multi-récompensé Chafik Gasmi, ce concept store réunira dans un seul espace et 14 univers le «must de la cosmétique mondiale (120.000 références), tout en proposant une approche totalement nouvelle de la beauté.  Une multitude d’écrans, des miroirs tactiles interactifs, des outils digitaux (photos instantanées, vidéos, tutoriels,…) permettant de découvrir et d’adopter les dernières tendances, des espaces connectés et des plateformes digitales proposant à la fois des solutions beauté personnalisées en temps réel et la possibilité de partager instantanément des photos sur les réseaux sociaux des visiteurs… On trouvera également des tablettes connectées et dotées d’applications intelligentes communicant avec des serveurs centraux… Bref, les mots clés seront : connectivité, interactivité, professionnalisme et bien évidemment hospitalité.

Combiner connectivité et hospitalité.

En effet, si l’espace «Yan&One» se veut entièrement digitalisé, offrant une expérience totalement nouvelle pour la clientèle, celle de l’expérimentation connectée, elle se veut aussi le reflet de l’hospitalité marocaine.

Pour lancer cette nouvelle marque, le groupe Aksal a misé sur les ressources humaines et s’est adjoint les services de très grands formateurs en la matières, qui sont aujourd’hui presque en phase finale du cursus de formation aux équipes devant être affectées aux magasins Yan&One.  Près de 220 postes fixes sont créés (essentiellement pour des jeunes), pour constituer à terme une équipe pluridisciplinaire avec plus de 30 métiers différents au cœur des deux premiers magasins qui ouvriront en 2017.  Le premier au Morocco Mall de Casablanca sur une superficie de 3.500m2, le second à Tanger …avant d’autres ouvertures probables en Afrique et au Moyen-Orient.

Yan&One : global beauty. 

Yan&One, ce n’est pas qu’un concept, c’est aussi une marque.  Yan&One est un nom de marque évocateur.  YAN tout d’abord comme le chiffre Un en Amazigh, hommage aux origines berbères de la fondatrice de la marque. ONE ensuite pour mieux souligner l’universalité de la marque. Yan&One traduit cet ADN, cette capacité de s’adresser à chaque individu et sublimer sa beauté naturelle.

La marque a pris le pari de couvrir les besoins de toutes les peaux et toutes les spécificités, avec une qualité irréprochable et des prix très accessibles.

Toute la ligne Soins Professionnels est élaborée en Suisse et en France dans les laboratoires des marques cosmétiques les plus prestigieuses. Les maquillages, conçus par un make-up designer de renommée mondiale sont fabriqués en France. Les parfums sont produits à Grasse. Les shampooings viennent des États-Unis et la gamme des rituels puise au Maroc son inspiration, mais aussi les meilleurs ingrédients, comme l’huile d’argan certifiée qui sert de base à la majorité des produits, ou l’huile de figue de barbarie.

La marque propose aussi des gammes de soieries, tissées en Inde et une autre de babouches marocaines, confectionnée à Fès. Un clin d’oeil pour le Maroc et la richesse de ses produits.

Le site sera lancé en même temps que le flagship store.  Suivez l’évolution du concept sur leur page Facebook.

Quand l’afro-chamanisme envoûte le spa.

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Découverte d’un soin spa directement inspiré de l’afro-chamanisme, association entre la pratique rituelle chamanique classique (plantes, chant, musique) et le massage africain.  Une co-création pour un soin à 4 mains issu des connaissances pointues de deux praticiennes afropéennes, Julie Lombé et Saravah Steimes.  Une  nouvelle occasion de montrer à quel point l’Afrique est une source d’inspiration puissante, originale et efficace pour élargir les horizons des pratiques holistiques dans les spas.

C’est une initiation à une quête profonde d’écoute de soi, jusqu’à nos racines ancestrales, une expérience originale et libératrice qui, tout à la fois apaise, équilibre et rempli d’énergie.

Afro-chamanisme: une pratique ancestrale.

L’afro-chamanisme est, dans sa forme originelle, une voie de guérison et un voyage vers un univers plus vaste que le monde tangible.  On y accède par la transe, la pratique de l’extase, le dialogue avec les esprits des morts, l’invocation des forces de la nature, les percussions…  En Afrique, et malgré la profonde mutation des modes de vie, ce savoir/pouvoir thérapeutique demeure aux mains des chamanes, guérisseurs ou sorciers du village où il est transmis oralement de génération en génération.  Cette pratique chamanique n’est pas propre à l’Afrique, on la retrouve en Amazonie, chez les Amérindiens, les Aborigènes et même en Europe!

Massage sonore. 

Avant le soin, quelques gouttes d’huiles essentielles méditatives (vétiver) sont appliquées afin de se recentrer.  Le vétiver combat la nervosité et aide à reprendre contact avec son corps.  On procède aussi à des inhalations purifiantes de sauge.

Ensuite, c’est une immersion dans un autre référentiel sensoriel qui commence.  Le corps et l’esprit sont bercés par des vagues de sons.  Il faut savoir que tout et tout le monde vibre à une certaine fréquence.  Le son est une onde émise qui se propage de molécule en molécule, de façon mécanique, créant une série de pressions et dépressions avec plus ou moins de régularité, plus ou moins d’amplitude.   Ce son est capable d’exciter ou de calmer le corps (fréquence cardiaque, respiratoire) et l’esprit (activité cérébrale).

Tout son est vibration et toute vibration est énergie.  Durant le soin c’est une triple porte d’entrée vibratoire et énergétique qui est offerte: la voix, la musique, le toucher.

Chantant des mantras a capella, la voix envoûtante de Saravah Steimes (voir plus bas) est poussée jusqu’à la transe.  Ces chants chamaniques sont portés par la musique en live et la maîtrise des instruments: hochets, tambour plat amérindien, carillons, bol tibétain et bol de cristal, accordéon…   Saravah Steimes ajoute «j’utilise aussi des plantes séchées pour tapoter le corps durant la session.  Mais le type de feuilles – au son et à la texture si particuliers ! – ne sera pas dévoilé ici, cela relève d’un procédé secret et précieux que je préfère ne pas divulguer ».  Cette longue étape transporte le client dans un voyage à travers lui-même.   Le massage sonore agit sur les plans physique, émotionnel et mental et apporte un équilibre général et une grande sérénité.

 Massage d’éveil.

« Il est presque systématique d’être plongé dans un état situé entre l’éveil et le sommeil et durant lequel on pourra être témoin de souvenirs, de visions oniriques.  C’est une libération émotionnelle.  Il faut être un peu aventurier dans l’âme pour opter pour ce type de soin tribal, revisité, mais pas édulcoré.  C’est un soin littéralement bouleversant! Il brise parfois certaines carapaces mais on en ressort toujours plus fort » explique Julie Lombé.  Alors que l’esprit vagabonde, commence un massage d’éveil qui est une technique de massage régénérant basée sur des effleurages, des pressions et percussions du corps et du crâne, des étirements, des balanciers et les frictions pour chasser les tensions et les pensées négatives.  Les secousses finales relancent l’énergie dans tout le corps.  Ce soin peut tout aussi bien se pratiquer habillé qu’à même la peau.

Le rituel se termine par une collation détox légère: une infusion dépurative et des fruits frais.

Dans le cadre d’un soin spa, c’est donc une invitation au voyage et au bien-être mais la limite de l’allégation santé et le terme « guérison » n’est jamais franchie.

Rencontre entre deux thérapeutes, chercheuses passionnées.

  • Saravah Steimes / la chamane urbaine.  Originaire du Congo , Saravah Steimes est enseignante de profession (dans des écoles internationales et, à présent, à Bruxelles).  Voyageuse, son parcours l’a emmenée d’Afrique en Europe, de l’Australie à la péninsule arabique. Elle nourrit sont art du chamanisme et du chant avec les cultures qu’elle rencontre.
  • Julie Lombé / la spécialiste belge des techniques africaines.  Originaire elle aussi du Congo, elle étudie et transmet tout le savoir accumulé sur les techniques wellness et les actifs issus du continent africain.  Elle est la créatrice du Massage Congo, synthèse des différents protocoles répertoriés de l’Afrique du Nord à l’Afrique Australe.

12 faits que vous ignorez à propos de l’industrie cosmétique en Afrique.

cosmétique afrique

Bon, si vous êtes un fidèle lecteur de notre blog, vous en savez déjà pas mal sur le sujet 😉 Cet article est une traduction libre de l’excellent résumé de Peter Pedroncelli : “12 Things You Don’t Know About The Cosmetics Industry In Africa”.

Portée par la montée en puissance de la classe moyenne, l’industrie cosmétique émerge en Afrique, ce qui, par définition, offre de belles opportunités. Si les grandes marques se sont implantées progressivement sur ce marché, les entrepreneurs locaux et la diaspora africaine y développent des business qui sont, pour certaines, de véritables success stories. Un marché encore modeste mais dont la vitesse de croissance ne cesse d’accélérer.

1)      Une industrie qui vaut des milliards.

On estime le volume de l’industrie cosmétique sur le continent africain à globalement 460$ milliards. Et ce montant pourrait grimper à 675$ milliards en 2020. Avec une croissance exceptionnelle et continue attendue pour les années à venir

2)      Un marché émergeant grâce à la classe moyenne.

Les segments des classes sociales moyennes et supérieures grandissent, attirant les marques cosmétiques leaders du marché mondial. Ces 30 dernières années, le nombre de ménages faisant partie de la classe moyenne a tout bonnement triplé, boostant la demande pour les cosmétiques.

3)      Trois pourcents du marché global.

Le marché global est largement dominé par l’Asie (36%), l’Amérique du Nord (24%) et l’Europe de l’Ouest (20%). L’Afrique ne représente que 3% ! Mais trois petits pourcents qui en font une région à fort potentiel de croissance.

4)      Une cible pour les marques globales.

On attend du marché africain qu’il double dans les 10 années à venir, soit une progression de 5 à 10% de croissance annuelle pour les produits d’hygiène et de beauté. C’est pour ces raisons que les marques globales telles quel L’Oréal, Procter and Gamble ou Unilever s’intéressent de près à l’Afrique et mettent en place des stratégies pour pénétrer le marché et se positionner au mieux.

5)      Les marques globales sont déjà plus présentes que les marques locales.

Le paysage local est déjà, à ce jour, dominé par les géants que sont les groups Unilever, L’Oréal et Estée Lauder. Des marques qui investissent beaucoup et créent des divisions locales pour être massivement présentes.

6)      Les marques internationales implantent des centres de R&D.

L’Oréal a récemment ouvert son premier centre de recherche, développement et innovation en Afrique du Sud afin de développer des produits au plus proche des attentes des consommateurs locaux.

7)      Des success stories africaines.

De nombreuses marques africaines sont de réelles succès story à l’échelle du continent. Mieux, elles s’exportent à présent aussi à l’international. C’est le cas d’Africology, la marque de niche développée par Renchia Droganis qui composait ses cosmétiques dans sa cuisine et qui est à présent vendue à travers le monde, générant un chiffre d’affaires de $1 million par mois.

8)      S’adapter au marché avec des packaging plus petits.

Une des stratégies employée par les marques cosmétique opérant sur le continent africain est de réduire la taille des cosmétiques afin de pouvoir proposer des produits moins chers et donc accessibles à un plus grand nombre de clients.

9)      Des soins anti-âge différents.

C’est dans ces centres de recherche que l’on s’est rendu compte que la préoccupation “anti-âge” majeure des peaux foncées est l’uniformité du teint (atténuer l’hyperpigmentation et les taches foncées) bien avant l’effacement des rides.

10)   Les actifs africains au coeur des cosmétiques occidentaux.

Les actifs africains sont de plus en plus étudiés et de plus en plus nombreux dans la liste des actifs utilisés par les marques occidentales. L’efficacité et les bénéfices du beurre de karité, du rooibos, des huiles d’argan et de marula ne sont à présent plus à démontrer.

11)   L’Afrique du Sud et le Nigéria sont les plus gros marches.

Selon un rapport d’Euromonitor datant déjà de 2012, l’Afrique du Sud et le Nigéria sont les deux plus gros marchés africains pour les cosmétiques et produits d’hygiène. Le Kenya, le Ghana et l’Ethiopie sont les marchés les plus dynamiques ensuite. Loin devant l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, dont la consommation se fait encore davantage avec les produits traditionnels locaux (et aux modes de distribution informels) qui échappent aux statistiques.

12)   Le climat comme challenge autant que comme opportunité.

La majeure partie de l’Afrique subit des températures extrêmement élevées et un taux d’humidité qui l’est tout autant. Cet aspect est naturellement à prendre en compte par les firmes lors de la conception des produits pour le marché africain. Le maquillage notamment (fond de teint, rouge à lèvre ou mascara), doit être plus résistant et les formulations, les galéniques et/ou les packagings doivent être adaptés.

 

© Photo:The SuzieBe   auty counter at Junction Shopping Mall in Nairobi. Photo: Sven Torfinn/International Herlad Tribune/nytimes

RITUEL: concept-spa métissé, passerelle entre l’Afrique et l’Europe

rituel concept spa africology

Capter l’ère de temps ne suffit pas.  Il arrive un moment où il faut passer de la théorie à la pratique…  Forte de son métissage belgo-congolais et de son expérience internationale dans l’univers  du spa et de la beauté et du tourisme, Julie Lombé ouvre  un concept-spa afropéen, fusion entre ses deux cultures.

RITUEL est un concept-spa métissé, passerelle entre l’Afrique et l’Europe.  La philosophie des lieux traduit à la fois :

  • une approche holistique basée sur la sagesse et les traditions africaines (accueil généreux, joie de vivre, créativité, saveurs et couleurs, sens de la communauté…),
  • une approche cartésienne basée sur les résultats avec des soins ultra-techniques dont l’efficacité apporte bien-être, beauté et santé à la peau.

RITUEL, le concept-spa des voyageurs.

Voyager ouvre l’esprit, rend curieux, philosophe, audacieux, conscient de la diversité et de la beauté du monde.  A ce titre, Rituel vous reconnecte à vous, à l’essentiel, procure des émotions vraies et offre des soins et des marques qui sortent des sentiers battus (notamment Africology, la marque de niche de cosmétiques naturels sud-africains).

Des soins corps Signature imaginés avec passion par Julie Lombe, véritables périples en terres africaines et réalisés à base d’actifs africains aux puissants pouvoirs régénérants : karité, marula, aloe ferox, black pepper…

Quelques exemples :

  • Gommage Kwilu: gommage purifiant du corps au sucre de canne et au véritable Rhum Kwilu
  • Rituel de Saison : de Marrakech à Johannesbourg, du Caire à Madagascar, à chaque saison, une nouvelle destination africaine, un mini soin en édition limitée et une dégustation savoureuse.
  • Massage Congo: l’authentique massage africain  aux bâtons d’ébène qui vous ressource, vous apporte joie et énergie.
  • Virunga Wild Experience : un voyage au Pays des 1000 collines qui immerge le client dans une brume apaisante, s’en suit un gommage et des étirements du corps aux lianes de coton et un massage méditatif aux pierres volcaniques chaudes
  • Katanga Gold Experience: un massage corps relaxant à l’huile précieuse de marula et poudre d’or 24K, massage visage anti-âge sublimateur et vin pétillant sud-africain aux paillettes d’or.

RITUEL, un concept de Beauté Globale.

On trouve chez Rituel des soins pour hommes et pour femmes, pour tous les types de peau et toutes les carnations.  En effet, Julie Lombé, formatrice  nationale pour la marque Sothys et auteure du blog  www.panafricanbeauty.com est à la fois skin-specialist des peaux caucasiennes et experte des peaux foncées et de leurs attentes spécifiques.

RITUEL, c’est aussi une boutique bien-être.

Grande tendance des secteurs mode, déco, voyage ou beauté, l’Afrique, c’est chic !  RITUEL propose des cosmétiques et des articles wellness (au sens large : accessoires, déco, épicerie fine, librairie) évocateurs de l’Afrique, qu’elle soit traditionnelle, contemporaine, revisitée, ethnique-chic…  dans les marques Sothys, Africology,  Raw ou encore It Mamma …et d’autres à venir.

RITUEL, le concept spa engagé de ceux qui font bouger le monde.

Rituel se veut enfin un espace de rencontres et d’expression où l’on apprend à développer son potentiel, à vivre pleinement sa vie et créer un monde résolument positif ; un lieu ami pour chaque client voulant partager sa passion ou ses combats avec les autres membres de la communauté.  La salle de formation accueille ateliers, stages, expositions…

 

Infos pratiques: 

Week-end d’ouverture le 09 décembre, de 10h à 18h00.

Adresse: Rue de Fétinne, 84 – 4020 Liège (Belgique).

>>>>>  Rejoignez notre page: www.facebook.com/RituelConceptSpa

 

 

© Photos Africology

Kids Spa. Les meilleurs spas d’Afrique « enfants admis ».

massage bébé kids treatments

En Afrique de l’Ouest, le massage du nouveau-né est une pratique (assez tonique !) ancestrale.  Stimulant l’éveil, relaxant, créant du lien, assouplissant, facilitant la digestion, la concentration…  de nombreux professionnels de la santé sont d’accord pour dire que le massage est une façon merveilleuse de contribuer au développement physique, mental, émotionnel et interpersonnel des enfants.  Si la majorité des spas sont interdits aux enfants de moins de 16 ans, certains d’entre eux proposent toutefois une carte de soins ludiques et adaptés aux tous petits.

Les enfants : une cible marketing impliquant de nombreuses contraintes. 

Beaucoup de parents, amoureux du spa, souhaitent initier leurs enfants aux bienfaits des soins.  Ces derniers sont en effet une porte d’entrée vers un monde de sensorialité, de relaxation et de paix intérieure.  Néanmoins, les soins prodigués aux enfants devront toujours être adaptés et les spas voulant développer une offre ciblant les ‘kids’ devront s’adapter à de multiples contraintes.

  • La législation protégeant les mineurs: pour des raisons légales (dans certains pays) et psychologiques, on ne laisse pas un enfant seul avec un inconnu, et à plus forte raison, s’il doit se dévêtir, même partiellement.  La plupart des spas proposent d’ailleurs uniquement des soins enfants en duo avec la maman ou en présence obligatoire d’un adulte référent.  Sinon, les massages sont généralement limités aux mains, aux pieds, à la tête afin de préserver l’intimité des enfants et qu’ils puissent rester habillés.
  • L’éthique: promouvoir des soins de beauté (soin visage, manucure, maquillage) à destination d’un très jeune public renforce l’hypersexualisation précoce des jeunes filles ; comme une invitation voire une injonction à « devoir » devenir jolie, à adopter tous les codes commerciaux de la féminité, à se transformer en femme « comme maman » alors que l’on est encore une enfant.  Même si cela peut être vu comme un jeu par les petites filles, la question de l’éthique et des valeurs que l’on veut véhiculer se pose légitimement lorsque l’on établit sa carte de soins « enfants ».
  • La sécurisation des espaces: pour des raisons évidentes, les espaces aquatiques et/ou chauds (piscine, jacuzzi, sauna, hammam) sont interdits aux enfants afin d’éviter noyades, brûlures, problèmes respiratoires et cardiaques.  Les tables devront également être plus basses (ou prévoir une escabelle).
  • L’accueil : on n’accueille pas un petit enfant de 6 ans comme un adulte. Les thérapeutes doivent recevoir une formation complémentaire pour adopter un ton adéquat et une attitude rassurante avec cette jeune clientèle.
  • La gestuelle des soins adaptée: la morphologie même des enfants obligera les praticiens à modifier leur gestuelle et à rester très superficiel dans la pression de leur main.
  • Des produits encore plus sûrs: les produits sélectionnés devront être particulièrement doux pour être tolérés par la peau fragile et réactive des enfants, tout en réussissant à être assez gourmands au niveau des parfums et ludiques au niveau des galéniques que pour satisfaire leurs attentes.
  • Une durée de prestation limitée: les enfants perdent plus facilement patience et des soins trop longs sont vite ennuyeux voire anxiogènes pour eux.  La nervosité prend alors le dessus sur le plaisir.  Les soins sont généralement raccourcis à 30 minutes.
  • La gestion du bruit: les enfants sont … des enfants !  Ils s’amusent, rient, remuent, courent, crient, pleurent parfois. Tout cela peut troubler la quiétude d’un spa et rapidement devenir insupportable pour les autres clients.  Les soins « enfants  » sont donc généralement limités en nombre ou placés dans des plages horaires bien définies.

Kids Spa au Four Seasons Marrakech. 

Une carte relativement fournie de soins allant de 30 à 60 minutes.  Les soins sont accessibles aux enfants entre  6 et 11 ans. Afin de préserver un environnement sûr et relaxant, les enfants doivent toutefois être accompagnés d’un parent ou tuteur durant toute la durée du soin. Parmi les soins, outre les manucure, pédicure et massage du visage, on notera :

  • Le champissage: cette technique de massage tonique basée sur la médecine ayurvédique indienne traditionnelle se concentre sur la tête, le crâne, le cou et les épaules.  On utilise de l’huile d’argan pure. Ce massage particulièrement déstressant est très efficace contre les migraines, permet la croissance des cheveux et réduit l’anxiété. Il favorise également le sommeil.
  • Le massage de Rêves: un massage à faire le soir comprenant des mouvements longs et doux pour calmer les enfants et les préparer à une nuit reposante. Pour qu’ils fassent les plus beaux rêves !

Kiddies Spa au Thanda Spa Private Reserve Game  (Afrique du Sud)

Le Thanda Spa vient d’être élu World Best Safari Spa 2016.  Ce fabuleux spa offre un sanctuaire de simplicité et de luxe au cœur d’une réserve privée, dans le Zululand sud africain.  Leurs traitements ‘signature’ sont une combinaison de techniques occidentales mêlées d’ anciennes pratiques holistiques zoulous.

Le Thanda spa possède également un Kiddies Spa réservé aux 8-12 ans.  Les thérapeutes utilisent des produits doux à base de fruits qui sentent délicieusement bon et qui peuvent etre appliqués sans aucun danger sur la peau délicate des enfants.  Ces soins permettent d’aider les enfants à se relaxer tout en prenant soin de leur santé.  Les soins sont relativement courts (30 minutes) et leurs noms choisis pour développer l’imaginaire: Monkey Apple Massage, Prince/Princess Facial, Happy Feet or Hands…

Mangwanani :  African Kids Spa (Afrique du Sud). 

Il n’y a pas que les hôtels qui proposent des services beauté et bien être pour les enfants.  Le Wild Coast Kids Spa, de la chaîne  Mangwani  African Spa, est un day spa urbain situé à CapeTown.  Pas d’adultes ici: il est exclusivement réservé aux enfants de 4 à 12 ans.  Ils  pourront y recevoir manucures, pédicures, soins visage, massages localisés (mains, pieds, épaules ou crane) mais aussi repartir en arborant fièrement un grimage ‘African Warrior’.  Des soins et des packages allant de 30 minutes à 4h30 de soins !

L’institut de beauté est spécialement aménagé pour le confort et l’amusement des enfants, on y trouve un espace ‘déguisement’ et un château dans lequel garçons et filles pourront s’amuser.  Des cours de yoga pour enfants y sont aussi organisés.

 

(c) Photo Four Seasons Marrakech

Clarisse Libene: stratège de l’ethno-cosmétique.

Clarisse libene

Clarisse Libene © Photos by HappyMan Photography

Inspirante.  Clarisse Libene l’est.  Entrepreneure et auteure-conférencière française d’origine sénégalo-congolaise, elle contribue à  « un monde où les femmes noires et métissées détiennent les clés de leur beauté.   Les clés de l’information, de l’éducation, de l’économie de leur beauté.  Un monde où elles se sentent enfin confiantes en leur beauté, en leur pouvoir.  Un monde où elles n’ont pas besoin de se travestir pour avoir confiance en elles.  Un monde où elles peuvent se sentir fières de ce qu’elles sont, de leur beauté et de leur féminité. »

Du blogging au consulting : Clarisse Libene, pionnière de l’ethno-beauté.

«  Lors de mon retour au naturel en 2008, je me suis rendue compte à quel point nous, les femmes noires et métissées, avions du mal à obtenir des conseils pour nous occuper de nous, quel que soit les choix beauté que nous faisions. Trouver un produit? Un coiffeur? Une horreur, avec les catastrophes qui allaient avec.  J’ai donc décidé de me former en France et allant aux Etats Unis régulièrement. J’ai été formée par les équipes de Taliah Waajid et j’y ai fait la rencontre de professionnels coiffeurs (dont certains avaient créé leur marque), découvert tout un savoir-faire qui nous manquait en France, tant en terme de produits que d’expertise. »

Pionnière de la beauté ethnique en France, Clarisse Libene avait créé le blog Belle Ebene en 2008 pour accompagner les femmes Noires à la découverte de leur beauté : conseils pour sublimer les cheveux naturels, bouclés, frisés, défrisés, locksés… Avec ses 5000 visites par mois et une communauté Facebook importante, elle transforme son blog en e-commerce en 2010.

Bellebene.com, se voulait un e-shop (mais aussi une boutique physique) proposant une sélection pointue de cosmétiques dédiés aux beautés noires et métissées. « J’ai introduit sur le marché français des marques jusqu’alors inconnues comme Jane Carter Solution, Shea Moisture ou encore Karen’s Body Beautiful. »   En moins de 2 ans et totalisera en plus de 10 000 clients à travers la France, l’Europe et les DOM TOM

Au bout de 3 ans d’activité, Clarisse Libène fait le bilan de son activité.  D’un point de vue personnel bien évidement, mais aussi et surtout d’un point de vue du chiffre d’affaires, de la notoriété et des parts de marché.  Ses ambitieux objectifs ne sont pas atteints.  Sans amertume, elle tire de nombreux enseignements pour l’avenir : l’importance du financement, de la distribution, de la concurrence qui peut s’approprier votre concept, du manque de protection qu’implique le statut d’entrepreneur… et puis cette part de chance qui fait que l’on rencontre (ou pas) LE prescripteur médiatique qui peut booster à lui seul votre projet ; comme Oprah Winfrey pour Carol’s Daughter ou encore Beyoncé pour les Teddy en Wax de Myriam Maxo.

Clarisse fait le choix de mettre l’entreprise en liquidation en 2015.  Elle rejoint alors les équipes de Diouda tout en continuant d’animer son site web et en développant Cleva Consulting, une agence de conseil  et de formation en stratégie digitale qui apporte aux marques du secteur cosmétique des solutions à leurs problématiques e-commerce, e-marketing et événementielles.  Il faut dire que Clarisse, titulaire d’un master universitaire en commerce, avait débuté sa carrière dans le web et les régies publicitaires début des années 2000.  Des marques comme Iman, Les Secrets de Loly ou Curls lui ont déjà fait confiance.

Natural Hair Academy : la référence événementielle.

Alors que le phénomène Nappy s’installait timidement en France, Clarisse Libene eu la bonne idée d’organiser une Afro Hair Academy, des ateliers thématiques où 10, 30 puis 70 femmes se retrouvent en France et en Belgique autour de ses conseils pour obtenir des réponses concrètes et facilement applicables à leurs problématiques capillaires.

En 2012, elle s’associe à l’agence Ak-a & à Diaspora Products aux Etats Unis pour créer la Natural Hair Academy, devenue en 3 éditions l’évènement européen majeur dédié aux cheveux naturels.  « Nous étions 1200 lors de l’édition 2014,  l’édition 2016 à réunit 3500 personnes ! »

Outre les stands commerciaux et les ateliers, des intervenants prestigieux et internationaux se relaient autour des thématiques du salon : Michaela Angela Davis (auteure, réalisatrice et activiste américaine), Teyonah Parris (actrice US, véritable icône du cheveu naturel), Kelly Massol (fondatrice de la marque 100% naturelle «Les Secrets de Loly»), Magatte Wade (entrepreneuse Sénégalaise qui a créé la marque Tiossan, des produits cosmétiques de luxe à base d’ingrédients traditionnels du Sénégal et qui les commercialise aux États-Unis, elle fait aujourd’hui partie des 20 femmes africaines les plus influentes selon le magazine Forbes), ainsi que de nombreuses bloggeuses et Youtubeuses.

Healthy Hair Healthy Me: 90 jours pour retrouver des cheveux sains et confiance en votre beauté

Une des forces de Clarisse Libène, c’est sa pédagogie.  A force de faire du « coaching capillaire », de challenger la motivation de ses fans et de s’entendre demander depuis des années si elle n’allait pas écrire un livre pour donner ses conseils : elle l’a fait ! Le voici enfin, Healthy Hair Healthy Me, un programme de 90 jours pour retrouver des cheveux sains et confiance en sa beauté.  A travers ce ebook, vous découvrirez la science du cheveu, déterminerez vos besoins et serez à même d’établir votre nouvelle routine capillaire.  Il s’agit également d’un guide d’achat pour faire le tri parmi les marques cosmétiques et choisir les produits les plus efficaces du marché.  Ces produits ont tous été testé par Clarisse et par les clientes auxquelles elle les a vendu.

« Et parce que prendre soin de ses cheveux va bien au-delà des produits que l’on utilise, ce programme s’accompagne d’un véritable coaching en développement personnel pour que vous repreniez confiance en votre beauté. »

Le livre est disponible en pré-commande dès aujourd’hui à 14,90€ au lieu de 19,90€. Sortie officielle du ebook le 15 septembre 2016.

Afro-entrepreneure: Nadège Katumba a créé Mes Cheveux Dans Ma Cuisine.

mes cheveux dans ma cuisine nappy kinshasa

De l’Américaine Lisa Price (Carol’s Daugther) au docteur Sud Africain Fernandes (Environ), entre storytelling bien rodée et réels débuts ‘home made’, pas mal de firmes cosmétiques semblent avoir été créées…  dans la cuisine de leur fondateur !  Dans la continuité de nos derniers articles sur la révolution Nappy à Kinshasa et sur l’importance des formulations naturelles et du D.I.Y. en Afrique, voici une jeune entreprise pile dans l’ère du temps créée par une auto-entrepreneure congolaise : Mes Cheveux Dans Ma Cuisine.

Le produit miracle pour mes cheveux était simplement… dans mon frigo.

« Il y’a quelques années j’ai eu une chute énorme de cheveux et après avoir utilisé différents produits capillaires conventionnels;  voyant que rien ne marchait, découragée, j’ai coupé mes cheveux à presque 2cm.  C’était la première fois que, de façon consciente, je faisais face à mes cheveux naturels (crépus).  Je ne savais nullement comment les traiter.  Après plusieurs essais de produits non adaptés à mon type de cheveux, je me suis tournée vers Youtube.  Dans mon désespoir, j’ai découvert ces femmes américaines (dont certaines avaient leur propre label) qui utilisaient des fruits, des huiles végétales, des herbes fines, etc. pour leurs cheveux.  Peu à peu, j’ai appris à faire comme elles.

De fil en aiguille, face aux résultats, beaucoup de gens ont commencé à me demander ce que je mettais dans mes cheveux, ce qui les restaurait de la sorte.  Le nom Mes Cheveux Dans Ma Cuisine est né ainsi, lorsque j’ai pris conscience que la solution à mon problème capillaire se trouvait dans ma cuisine ; grâce à des ingrédients naturels tels que romarin, avocat, huile d’olive, citron, etc… »

Une vie et un business entre Kinshasa et Montréal.

Nadège Katumba est née et a grandi à Lubumbashi.  Après une adolescence passée à Kinshasa, elle part pour le Canada où elle vivra une quinzaine d’années.  C’est  à Montréal qu’elle suit des études en gestion hôtelière et restauration, en comptabilité financière et enfin des cours en lancement d’entreprise et vente conseil.

C’est grâce à un programme gouvernemental de subventions et de soutien aux travailleurs autonomes qu’elle lance son entreprise.  Mes Cheveux Dans Ma Cuisine élabore et commercialise des produits capillaires et soins de la peau avec des ingrédients végétaux d’origine naturelle.

Elle y travaille à temps plein depuis 2012.  Depuis mi-décembre 2015, elle est rentrée à Kinshasa pour y installer son siège principal et travailler encore davantage à l’élaboration de produits issus du riche terroir congolais.

Les produits sont donc distribués dans la capitale congolaise et la firme travaille à une optimisation de la logistique afin de créer des points de vente en province.  Grâce au double encrage kino-montréalais, les produits commencent aussi à être expédiés aux usa, en Europe et en Afrique.

Développer des produits à base du terroir congolais

Particularité de la marque : intégrer des ingrédients issus du terroir congolais à ses formulations : safou, dongo dongo (gel de Gombo),  mutozo ou oseille (ngayi ngayi) pour ne citer que ceux la…  D’autres actifs (pour partie africains) sont aussi utilisés : la papaye, l’avocat, l’hibiscus, le romarin, le persil, le céleri, la carotte…

Actuellement, la gamme capillaire comprend :

  • un masque capillaire 3en1 avant shampooing / shampooing /revitalisant (gel de gombo, huile de margousier)
  • un baume nourrissant (beurre de mangue, d’avocat, aloe vera, huile de chanvre)
  • un lait capillaire (leave in)
  • un gel coiffant
  • une crème coiffante sans rinçage
  • une huile stimulatrice (poivre de Cayenne et ortie blanche)
  • une huile revitalisante (Gingembre, Ail, Oignons et Ortie blanche)

 

>>>>  Le site internet est en cours de finalisation mais vous pouvez déjà suivre l’actu de la marque sur sa page Facebook de Mes Cheveux dans Ma Cuisine

Contact Nadège Katumba:  RDC +243813585181  / Montréal +14389345744

Spécial Kinshasa (2/2): une ville sans spa.

Kinshasa spa massage wellness

En amoureuse et en professionnelle du Spa (et je mets une majuscule à dessein), analyser le cas de Kinshasa est un défi excitant.  Défi parce qu’observer avec objectivité (et en très peu de temps) sa ‘ville de cœur’ n’est jamais aisé.  Excitant parce que Kinshasa est une mégapole bouillonnante et contrastée où l’élégance est érigée en art de vivre …malgré les ‘orages’.

Au pays des sapeurs : le culte de l’apparence.

Quand on observe les Kinoises, il est  frappant (et parfois comme un coup de poing dans l’œil) de constater à quel point elles sont apprêtées : coiffure, ongles, maquillage et bien sûr vêtements et accessoires.  Au pays des Sapeurs (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes), l’apparence soignée et le recours aux marques de luxe françaises sont érigées en art de vivre, en science, en religion 😉

Plus spécifiquement, pour leurs routines de soin, les Kinoises se font tresser / tisser par des proches, dans des salons de quartier ou dans des instituts plus huppés.  Idem pour les manucures, où les tarifs vont de l’équivalent de 1$ auprès des manucures ambulants (qu’on repère aisément au cliquetis de leurs bouteilles) à 25$ dans les nail bars ou plus de 50$ dans les instituts de la Gombe.

Le maquillage est très utilisé, surtout le fond de teint pour matifier, uniformiser le et camoufler les zones d’hyperpigmentation, les taches et les cicatrices dues aux produits éclaircissant ou les boutons causés parfois par le maquillage lui-même.

D’autres pratiques comme les épilations sont courantes et les cosmétiques qui galbent les fesses se vendent en masse.  Bref, il faut que cela se voie !

Le massage : entre tradition perdue, manque de nécessité et image sulfureuse.

Les instituts de beauté et les salons de coiffure sont donc légion.  Par contre, les soins du visage sont déjà beaucoup moins proposés.  Et rares sont les espaces où la notion de bien-être et les massages sont mis en avant.

Parce que la pratique du massage corporel renvoi à la nudité, à l’intimité voire à la sexualité, le massage n’est pas une évidence à Kinshasa.  Il est vrai que sous l’appellation de « centre de massages » se cachent (ou ne se cachent même pas, d’ailleurs) des pratiques relevant davantage de la prostitution.

Pourtant, en parlant avec des « vieux » (et ce terme n’a rien de péjoratif en RDC), on se rend compte qu’en dehors de Kinshasa, dans les zones agricoles, le massage est une pratique quotidienne.  Au retour des champs, les enfants massent les pieds et le dos de leurs parents, pour les soulager et par respect.

Plusieurs hôtels et instituts de beauté ont placé des massages à leur menu de soins, avant, parfois, de se rétracter.   Les raisons varient :

  • mauvaise insonorisation de l’espace qui rend la relaxation impossible.
  • plaintes pour « happy ending massage » (que ce soient de la part de clients trop insistants ou parfois des thérapeutes elles-mêmes, à l’insu de leur manager),
  • manque de demande des clients nationaux, rendant l’espace non rentable et le voyant se transformer en une autre pièce « beauté ». « Le massage, c’est pour les expats, nous, les Congolais, on n’est pas stressés ! On a le temps, pas de factures qui s’entassent, on est bien, on a pas besoin de tout ça ! Et puis, le prix, c’est exagéré ! ».
  • manque de demande des expatriés qui se plaignent de la pauvreté des techniques proposées (les tellement éculés californiens, suédois et drainant) ou de la qualité du soin lui-même : ‘main’ de la masseuse, produits, hygiène, confort, non-respect des heures de rendez-vous…

Ce constat d’échec rend les investisseurs très prudents et on notera qu’aucun des nombreux grands hôtels (installés ou à venir) n’intègre ce service : l’Hotel du Fleuve  (Kempinski), le Pullman Grand Hotel (Accor), le Stanley (DoubleTree by Hilton), le Memling, l’hôtel Béatrice…

Orchid Spa : une fleur dans le désert.

Malgré un titre quelque peu provocateur, je ne voudrais pas laisser penser qu’il n’y a aucun spa à Kinshasa.  Il y en a un. …pour 10 millions d’habitants!

Par définition, un Spa est un endroit destiné à la régénération et au repos. Il est caractérisé par une démarche holistique qui envisage l’être humain dans sa globalité.  Au cœur du concept, l’eau et ses vertus curatives : bains, boues, hydro-jets, hammam…  Ensuite, viennent toutes les autres approches qui contribuent au bien-être : massages, soins de beauté, exercices physiques, méditation, nutrition… Il ne s’agit donc pas uniquement de disposer d’un  hammam pour se proclamer spa, il s’agit d’un concept global, d’une philosophie.

Dans le quartier des ambassades, la Villa Orchid Spa propose une carte ultra complète de soins (massages, soins visage, beauté des mains et des pieds, épilations), des soins à base d’eau (hammam, hydrothérapie, piscine), un salon de coiffure, une boutique, une salle de sport et de yoga ou encore un jardin avec pool house.

Une équipe multilingue (français, anglais, lingala) et super accueillante (malgré mon retard…) composée de Congolaises et de Philippines y travaillent avec la marque française Matis, experte de la beauté et particulièrement innovante.  Un bel endroit, notamment la suite duo au ciel étoilé.  Du linge de qualité.  Une oasis de silence, un vrai luxe au cœur de la capitale.

Certains bémols toutefois : des prix qui restent relativement élevés (min. 165$ le soin visage quand même !) et ces ‘détails à la kinoise’ difficilement acceptables au regard des standards occidentaux : trous béants dans les murs, une praticienne qui consulte son Gsm ou le staff qui entre dans la cabine durant le soin, dépôts dans la douche, porte d’armoire défoncée, désordre…  Une expérience toutefois globalement satisfaisante avec l’espoir que la qualité d’ensemble ne chutera pas après le départ tout récent de la fondatrice vers d’autres aventures.

 

Pour conclure, je tenais à dire un grand merci à tous les professionnels rencontrés durant mon voyage (et spécialement aux équipes d’Orchid Spa, Josepha Cosmetics et à Eric Matabaro) ainsi qu’aux nombreux kinois de sang ou de cœur qui m’ont accordé leur avis précieux durant la rédaction de ces deux articles.  See you soon…

(c) photo Pullman Grand Hotel Kinshasa

Spécial Kinshasa (1/2): révolution Nappy.

nappy kinshasa

Leur présence est encore très confidentielle à l’échelle de la ville, pourtant, elles sont  bel(les) et bien là.  Les Nappy Girls.  Qui sont-elles?  Comment magnifient-elles leurs cheveux davantage pour l’estime d’elles-mêmes que pour séduire les autres?  Où et comment elles prennent soin de leur cheveux?  Direction Kinshasa.

Josepha Cosmetics :  Nappy Hair Spa.

Lustre à pampilles de verre  monumental, staff et murs habillés de noir, des rayonnages où l’on trouve des marques internationales (Iman, MAC, Clinique, Clarins HT26), une avalanche de décibels s’échappant des clips vidéos…  Josepha Cosmetics, c’est le salon de beauté tendance où se bousculent les kinoises branchées, de tous âges, depuis son ouverture l’été dernier.  L’espace propose tous les services beauté classiques : coiffure, manucure, pédicure, make-up, épilations, soins visage.

Mais Josepha Cosmetics, c’est aussi un spécialiste des cheveux afros proposant de véritables soins pour entretenir et embellir les cheveux naturels ou en transition.  Tania Mandu Gieskes, manager du salon, nous explique que, même s’il est encore marginal, le mouvement Nappy est une vraie tendance de fond.  Et que cette recherche de naturel capillaire se traduit logiquement par le souhait d’utiliser des produits qui le sont tout autant.  On y trouvera donc des rituels de soin hydratants, nourrissants et assouplissants pour les cheveux alliant beurre de karité, huile de coco, aloe vera, banane ou encore, du miel.

Plus globalement, être nappy s’accompagne aussi d’une utilisation plus raisonnée en termes de produits cosmétiques corporels; le choix d’utiliser moins de produits industriels.  Pour satisfaire cette demande, Josepha Cosmetics importe donc, parfois même sous label de sa propre marque, des produits bruts tels que du savon noir, des huiles (avocat, coco…), des beurres (karité) ou des eaux florales (rose) en provenance directe d’Afrique du Nord et de l’Ouest.  Une offre complétée par les produits « écologiques » de la marque The Body Shop.

Une clientèle plus pointue et plus exigeante  aussi qui pousse le salon investir dans la formation de ses équipes.  Car si, techniquement, les prestations sont bonnes, la pédagogie inhérente au réel conseil professionnel marque un peu le coup.

Une jeunesse inspirée …et inspirante.

Stan Smith aux pieds et pleines d’assurance, Audrey (14 ans) arborant des twists et sa sœur Coralie (12 ans) coiffure afro naturelle, m’expliquent qu’elles sont opéré un retour au naturel depuis environ un an car, malgré leur jeune âge, leurs cheveux étaient très abîmés et ne poussaient presque plus.  Il est vrai que c’est dès l’enfance que les chevelures africaines sont malmenées (le défrisage est admis sur les bébés dès  1 an chez Josepha!).

Si elles utilisent des produits bruts et naturels (karité, huile d’avocat), elles utilisent aussi bien des produits de l’industrie conventionnelle (L’Oréal ou Franck Provost), mais toujours en veillant à choisir les gammes qui contiennent ces mêmes actifs.

En portant ses cheveux naturels et en revendiquant le droit à ne pas se conformer à la norme des cheveux défrisés, cachés sous des tissages lisses, ni même des tresses, Audrey estime porter un réel message militant.  Et même si les avis de la famille ont parfois été assez négatifs au début, à présent, les deux sœurs font des émules au sein de leurs amies de l’école belge et même au sein de leur proches puisque leur grande sœur, habitant Bruxelles, débutera sa transition d’ici peu.

Un mouvement qui se fédère.

Comme partout dans le monde, les Nappy Girls du Congo Kinshasa se réunissent et échangent énormément.  Sur les réseaux sociaux ou lors de rencontres ‘dans la vraie vie’, on parle beauté et santé du cheveu, bien sûr, mais pas que.  C’est aussi un lieu de réflexion sur l’estime de soi et l’affirmation de son identité ; sur la santé et le bien-être (comme le blanchiment de la peau, les défrisages et tresses ne sont pas sans danger pour la santé et sans douleurs),  sur la déconstruction d’un idéal de beauté occidentalisé ou, plus généralement, sur les thèmes de féminisme et d’empowerment.

Des moments d’échange intergénérationnels, dans le plus grand respect, où les femmes livrent leur parcours de vie, témoignent de leurs expériences, s’assument telles qu’elles sont avec force.  Alors, que l’on soit, de manière informelle, dans une cuisine à Kinshasa ou à grand renfort de sponsors commerciaux dans un palais des expo à Paris, le résultat est le même : des moments de sororité qui créent du lien et du sens.

Chères lectrices kinoises …et les autres: n’hésitez pas à consulter les pages Facebook de Josepha Cosmetics et des Nappy Girls du Congo Kinshasa.

Photo : copyright Joana Choumali pour Nappy de Babbi

 

Parapharmacie: le distributeur de choix pour l’ethno-cosmétique.

 

Paraethnik

D’abord,  des marques ethno-cosmétiques qui plébiscitent les réseaux de distribution des pharmacies et parapharmacie pour leur gage de sécurité et le capital confiance qu’on leur accorde.

Ensuite, des (para)pharmacies  parfois frileuses face à de jeunes marques dont elles n’ont pas toutes les garanties en termes scientifiques et face à un secteur de niche dont la clientèle a des besoins et des questions très spécifiques.

Enfin, des consommateurs entrés de plein pied dans l’ère numérique et qui entendent bien avoir accès à leurs produits favoris, où qu’ils soient sur la planète.

Briser les a priori.

Dans son excellent article « Ma beauté ethnique en pharmacie », Leslie Carombo retrace l’histoire de l’ethno-cosmétique en officine.  Celle-ci débute au début des années ’90 avec l’arrivée de marques de maquillage américaines telles Flori Roberts ou Naomi Sims Cosmetics (également du soin).  L’offre se diversifie petit à petit avec des marques françaises (Agnes de Bussy, Kanellia, HT26…) qui proposent des soins visage et corps et des produits capillaires.

A l’époque, il fallait casser les murs d’incompréhension et les a-priori.  Certains pharmaciens avaient peur d’attirer une clientèle sans pouvoir d’achat ou susceptible d’engendrer des vols de marchandise.  Or, des études (dont celle de L’Oréal en 2010) ont démontré que les consommatrices de produits ethniques dépensaient jusqu’à 9 fois plus en soins cosmétiques que les clientes caucasiennes.

L’offre est à présent beaucoup plus diversifiée, qu’il s’agisse de marques et laboratoires spécialisés (Phytospecific, Nuhanciam, In’Oya, Biolissime, Château Rouge,) ou de marques généralistes (Klorane, Pierre Fabre) qui élargissent leur gamme.

Des besoins spécifiques.

Vouloir séduire une clientèle ethnique, c’est aussi, pour les (para)pharmacies, la nécessité de devoir comprendre et de pouvoir répondre aux besoins spécifiques des peaux foncées :

  • Hyper et hypo pigmentation
  • Déshydratation
  • Hyper séborrhée
  • Cicatrices chéloïdes
  • Folliculites de la barbe
  • Cheveux crépus

Les marques doivent donc avoir un réel rôle pédagogique et former les équipes officinales bien au-delà de la simple connaissance du produit afin que les conseils et prescription beauté soient pertinents.

Les marques doivent également faire un effort important en termes de communication, de marketing, de visual marchandising et d’animation du point de vente afin de faire connaître leurs produits et leur donner la place qu’ils méritent.

Une parapharmacie 2.0 tournée aussi vers l’Afrique.

Le monde de la pharmacie et de la parapharmacie est lui aussi en mutation profonde.  L’ère numérique à définitivement modifié les habitudes des consommateurs et de nouveaux acteurs arrivent sur le marché des pharmacies du futur.

C’est le cas de Paraethnik.com, une e-pharmacie créée en 2014 par le pharmacien Thierry Tchapnga et qui propose déjà l’offre de plus de 100 laboratoires de d’ethno-dermo-esthétique (dont, bientôt, des marques africaines).  Une offre large, claire, didactique et qui compte de vrais pharmaciens  en son sein.  Le site reprend aussi bien les marques dédiées exclusivement aux peaux foncées que les gammes spécifiques des marques généralistes.  La force du web : des produits parfois introuvables livrés en 48h partout en France, 72h en Europe et 7 jours en Afrique.  Car c’est bien l’Afrique et son milliard d’habitants, jeunes, connectés, au pouvoir d’achat grandissant qui constitue le véritable potentiel de croissance du site et des marques.