Vieillir sans une ride: oui, c’est possible!

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Renée Davis – 63 ans

Pourquoi le temps semble n’avoir aucune prise sur certaines femmes ?  Que dit la science et quels conseils pour maintenir une belle qualité de peau au fil des ans ?

Pourquoi a-t-on des rides ?

Les rides sont causées par des facteurs endogènes (vieillissement, patrimoine héréditaire) et exogènes (photo-vieillissement, habitudes de vie).

Inexorablement, au fil du temps, nos cellules se détériorent, vieillissent, meurent.  Perte d’élasticité, de fermeté, de substance…

Si les rides n’apparaissent qu’au-delà de 40 ans sur les peaux foncées, c’est pour 3 raisons biologiques principales.

  • Les peaux africaines, plus foncées, contiennent plus de mélanines. Elles sont naturellement mieux protégées contre les effets néfastes  du soleil (UV) et le stress oxydatif des cellules.
  • Les peaux foncées sont généralement plus grasses, la peau est mieux nourrie, plus souple, plus longtemps.
  • Le derme des peaux noires est plus dense : les fibres de collagène et d’élastine sont tellement compactées que les tissus ne s’affaissements pas.

Mais bien que le photovieillissement soit retardé, d’autres signes de vieillissement de la peau ne le sont pas, notamment les taches de vieillesse et des excroissances brunes inoffensifs connues sous le nom de kératose séborrhéique.

Comment retarder leur apparition ?

Quel que soit le phototype, les conseils restent les mêmes :

  • Protéger sa peau du soleil et utiliser un écran solaire
  • S’hydrater en buvant beaucoup d’eau
  • Appliquer quotidiennement des soins naturels ou crèmes cosmétiques anti-âge
  • Avoir une bonne hygiène de vie : ne pas fumer, manger sainement, bouger

Aider la nature : les injections de comblement des rides sur peau noire

Celles qui souhaitent « tricher » peuvent aussi se tourner vers la médecine esthétique pour effacer les rides et empêcher que d’autres ne s’installent.

Le comblement des rides consiste à injecter sous le sillon un gel qui va regonfler la ride. On utilise principalement l’acide hyaluronique, une protéine naturellement présente dans la peau, dont la tolérance est excellente. L’acide hyaluronique a de plus un effet de capteur d’eau qui va accentuer le gonflement du sillon.  On peut aussi utiliser l’hydroxyapatite de calcium dont la durabilité est meilleure.  En injectant le produit dans le derme, on comble le fond de la ride, dont le pli s’atténue ou s’efface en surface. Un résultat immédiat et durable, ce qui rajeunit et défatigue le visage.  Selon l’âge et l’importance des rides, le résultat dure de 6 à 18 mois. Du fait de la densité des peaux noires, les produits de comblement semblent tenir particulièrement longtemps. Le produit peut être injecté régulièrement, sans inconvénients.

En complément, on peut également pratiquer des injections de toxine botulique, une molécule extraite d’une bactérie, qui permet de bloquer la transmission entre le nerf et le muscle. Injectée dans la peau, elle entraîne un relâchement musculaire de la zone traitée, ce qui permet de détendre les rides liées à l’expression.  La contraction musculaire devient faible, mais reste possible (sauf erreur du praticien ou surdosage), pour conserver un minimum de mobilité des traits. Le résultat final n’est visible qu’au bout de 8 à 15 jours.  La toxine botulique est détruite en quelques mois par l’organisme. Les effets s’atténuent donc avec le temps, au bout de 6 mois.

Plus d’infos sur le site du Dr Pierre-Patrice Cabotin, dermatologue esthétique spécialiste des peaux noires.

L’appli NappyMe : uberisation, nappy-washing ou réelle révolution pour la coiffure afro?

« On prédit déjà un carton plein pour cette application qui va révolutionner la beauté des cheveux afros ».  La semaine dernière, plusieurs sites reprenaient l’information.  La révolution.  Rien de moins.  Il n’en fallait pas plus pour m’intriguer et voir ce qui se cache derrière le concept.

Le coiffeur afro 2.0

NappyMe est un site web et une application mobile.  Il permet aux femmes afros, afro-caribéennes et afro-américaines d’entrer facilement en contact pour s’échanger des services de coiffure et autres soins de beauté (maquillage, coiffure, etc…) à des prix très concurrentiels.

NappyMe est le concept innovant né d’une équipe super dynamique de jeunes entrepreneurs africains vivant à Paris, diplômés de grandes écoles de commerce et d’ingénieurs françaises.  Ils connaissent parfaitement la communauté à laquelle ils s’adressent ainsi que leurs problématiques en termes de beauté.

Ce projet communautaire qui s’inscrit dans la mouvance de la sharing economy  a vocation à fonctionner comme un carnet de contact permettant la mise en relation des clientes et des ambassadrices de beauté et de bien-être.

Concrètement, les prestataires (ambassadrices) mettent leurs réalisations en ligne (toutes vérifiées par un modérateur).  Sur cette base, la cliente contacte le prestataire pour fixer un rendez-vous et les conditions de la prestation commandée (lieu, prix).

Pour valider la qualité des unes et des autres, un système de notations et commentaires permettra aux membres de s’auto-évaluer après chaque rendez-vous. Si un membre reçoit plusieurs commentaires négatifs, son compte sera automatiquement supprimé.

Étant en phase pilote, NappyMe est actuellement gratuit.  Les prestations se paient directement auprès du prestataire. La cliente et le prestataire assument donc entièrement les risques concernant notamment les annulations de dernière minute ou le non-paiement de la somme d’argent demandée.  Par la suite, les utilisateurs effectueront directement les paiements via l’application mobile.

Si le lancement est prévu à Paris, un déploiement progressif en Europe, aux Etats-Unis et en Afrique est envisagé.

Uberisation de la coiffure afro

L’uberisation.  Aucun secteur n’y échappe ! L’industrie du bien-être et de la beauté aussi voit ses circuits traditionnels de distribution, de communication et la façon de consommer de ses clients bouleversés par le web et les applications mobiles.  Le système, initialement prévu pour favoriser les échanges, s’institutionnalise.   Les services ‘à la demande’, réalisés par des professionnels ou des prestataires occasionnels, explosent.  Il y a plusieurs raisons à cela.

Pour le client : de nombreux avantages !  Un service généralement moins cher, des plages horaires mieux adaptées (soirée et weekend), un gain de temps couplé à une diminution des déplacements (prestations pouvant se faire à domicile), les avis d’autres utilisateurs…

Pour les prestataires occasionnels : le moyen de se faire connaitre et de gagner de l’argent sans devoir investir dans une surface commerciale ou de gros budgets publicitaires.  A terme, avec le pré-payement des prestations, un moyen d’éviter le manque à gagner du aux annulations de dernière minute.

Pour les professionnels, la musique est différente et une certaine inquiétude se répand.  Ils voient ces prestataires occasionnels comme une réelle concurrence.  Une concurrence déloyale qui plus est.  Des prestataires dont l’identité est dissimulée derrières un pseudo, sans qualification ou diplôme officiel (certains soins esthétiques sont réglementés), sans charges sociales, sans TVA, sans respect des normes d’hygiènes imposées par la profession…  Bref, des prestataires qui ne jouent pas avec les mêmes règles du jeu qu’eux.  A l’instar des taximen, verra-t-on bientôt des manifestations de coiffeuses dans les rues de Paris ? 😉

« Nappy washing ».

Autre terme (et mouvement) aussi tendance que lucratif : la « nappy » sphère, dont nous vous parlions il y a quelques mois.  Pur produit de la communauté afro de la génération Y, le mouvement est et né en ligne, sur les blogs.  Il est donc historiquement hyper connecté et forme une communauté habituée à acheter (beaucoup !) en ligne, au do-it-yourself et aux échanges informels.  NappyMe axe d’ailleurs beaucoup sa communication sur cette convivialité.

Comme l’indique Aïda-Marie Sall dans son article sur la libération du cheveu afro, « l’un des principes fondateurs du mouvement nappy est de permettre aux personnes qui l’embrassent de se sentir en accord avec leur identité et d’être dans le respect de leur naturalité. Plus question dès lors qu’on adopte cette posture, de consommer des produits de cosmétiques capillaires néfastes ou inadaptés pour les cheveux crépus et frisés ».  Fière d’être noire, la Nappy girl est Natural & Happy !

Les puristes trouveront donc très discutable le choix du nom « NappyMe » pour une application qui fait largement la promotion des tissages et défrisages dans ses visuels.  Même le logo représente une silhouette au nez pointu et aux longs cheveux lisses… pas Nappy du tout !

D’où la suspission de ‘nappywashing’ qui plane sur cette application.  Une (im)posture plus qu’un réel partage des valeurs nappy.  Un peu comme ces entreprises qui se parent des codes du développement durable juste pour être dans l’air du temps, sans pour autant faire un réel travail sur leur impact écologique.  Du ‘greenwashing’.  Du marketing.

Chez NappyMe, Ange Bouable nous indique toutefois qu’il faut davantage prendre le terme nappy dans sa traduction littérale signifiant ‘crépus’.   En effet, « NappyMe s’adresse à la communauté afros et aux coiffures afros qui ne se limitent pas au port de l’Afro libre mais à un plus grand nombre de coiffures, sans exception ».

 

  • Les personnes intéressées peuvent d’ores et déjà devenir membres de la communauté NappyMe et profiter des avantages du réseau en s’inscrivant en ligne sur www.nappyme.com

 

Afro-tendances 2016 : spa, wellness, beauté.

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Petit condensé des tendances pour le continent africain et sa diaspora en 2016 …et au-delà !  Les 12 afro-concepts spa, wellness et beauté à maîtriser d’urgence !

Authenticité: une certaine Idée de l’Afrique. 

Les clients veulent vivre des expériences authentiques et sont de plus en plus inquiets des aspects durables, bios et locaux.  Ils veulent des actifs et des traitements naturels issus ou inspirés des traditions locales.  En petites touches ou de manière globale, ce souci d’authenticité peut aller jusqu’au choix des matériaux et designers locaux, à l’univers olfactif, à la tenue des praticiens…   En dehors du continent africain, des afro-marques comme Africology ou Terre d’Afrique devraient apporter une touche d’exotisme et de nouveauté aux menus de soins.

Butt-lifting : la chirurgie esthétique des fesses.

L’Afrique est une terre de prédilection pour le tourisme esthétique (low cost).  De nombreuses cliniques esthétiques permettent de jumeler opération, soins wellness et tourisme.  Depuis 2014, la plus grosse progression en termes d’opération est l’augmentation du volume des fesses (+86% par an aux USA, +780% en Afrique du Sud !).  Inspirées par des stars comme Kim Kardashian, Jennifer Lopez, Beyonce, Nicki Minaj, des milliers de femmes ont recours à cette opération.  Plus seulement une clientèle d’occidentaux mais, massivement, des femmes noires de la classe moyenne supérieure.

Cosmétopée et pharmacopée : la science du végétal. 

Si la pharmacopée se définit comme l’ouvrage encyclopédique recensant principalement des plantes à usage thérapeutique, la cosmétopée se veut l’outil qui réunit cette encyclopédie des plantes à usage cosmétique.  Ces sciences font le lien entre la tradition et l’innovation.  En effet, par sa tradition forte d’usage de plantes médicinales dans les gestes du quotidien, l’Afrique a sa carte à jouer dans le recensement et la valorisation scientifique et commerciale des plantes à usage cosmétique et thérapeutique.  La biodiversité africaine a un potentiel énorme auquel la recherche fondamentale et la recherche appliquée s’intéressent au plus haut point.

Halal : certification des produits et des spas.

Longtemps ignorés ou mal compris par les géants de l’industrie cosmétique, les besoins en matière de beauté des femmes musulmanes sont, depuis quelques années, ciblés par une nouvelle vague de marques de niches au succès grandissant.  D’après le Sommet Mondial de l’Economie Islamique qui se tenait à Dubaï le mois dernier, le marché musulman des soins cosmétiques et personnels devrait augmenter de près de 74% d’ici 2020 pour atteindre 80 milliards.  Au-delà des produits, ce sont des spas entiers qui chercheront à recevoir le label halal garantissant que tout ce qui s’y passe correspond à ce qui  est autorisé par la charia, la loi islamique et la «morale musulmane».  Cela passera par le choix des marques (elles même labellisées), des zones spécifiques et distinctes pour hommes et femmes, de la nourriture saine et certifiée halal, du personnel de confession musulmane, des espaces et horaires permettant la pratique de sa foi…

Hot Springs : vertus des eaux chaudes et des boues.

Le thermalisme n’est pas encore énormément développé en Afrique.  Pourtant, de nombreux pays africains disposent de sources d’eau chaude : Algérie, Egypte, Nigéria, Rwanda, Uganda, Zambie, ou encore Afrique du Sud.  Les propriétés minérales et curatives de ces eaux sont un atout indéniable.  De plus, ces eaux s’accompagnent de boues ayant, elles aussi, en enveloppement, des propriétés intéressantes pour la peau et la santé.

Hyperconnexion : jamais sans mon smartphone.

Le mobile et l’accès mobile au web sont le quotidien de la jeunesse  …et des moins jeunes !  Les marques de make-up et le blanchiment dentaire ont connu un véritable boom avec l’avènement du selfie.  Il est d’une importance capitale pour tout acteur du secteur d’intégrer et de maitriser le web dans sa stratégie marketing : site propre, réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Pinterest…), YouTube, online-booking, web-shop, et autres applications (Kcal perdues, géolocalisation, réalité augmentée, bilan de santé…).  Le spa est dans la poche du client, il est important de bien soigner sa storytelling, de produire du contenu intéressant, de communiquer et de gérer sa e-réputation.

Nappy-Spa : le spa du cheveu naturel.

Le terme « Nappy », traduction du mot « crépu » (ou plus poétiquement, contraction de natural happy) est une tendance capillaire forte chez les afropéennes et les afro-américaines.  Un marché colossal estimé à 2,7 milliards de dollars par an.  La sensibilisation à l’importance d’un cheveu naturel de bonne qualité est telle que même les personnes utilisant des extensions soignent de plus en plus leurs cheveux sous leurs mèches et entre deux poses.  Des salons spécialisés, véritables spas du cheveu devraient se multiplier et proposer des soins capillaires intensifs, traitement des alopécies, massages crâniens…

Psammothérapie : sous le sable chaud. 

Pratique ancestrale en Afrique du Nord, la sablo-thérapie consiste à immerger un corps dans le sable chaud du désert pour soulager les rhumatismes, la polyarthrite ou les lombalgies.  Comme dans un sauna, les toxines sont éliminées et les muscles se détendent en profondeur.  Cette pratique se réalise à présent dans certains spa.  Un bac de sable chauffé à 45° permet de recouvrir le corps des curistes avec une épaisseur de quelques centimètres.

Star : le luxe dans un 5 étoiles ou à la belle étoile.

La notion du luxe se réinvente.  Plus que les infrastructures et le menu des soins, le wow-effet sera basé sur l’expérience hors du commun (au propre comme au figuré) vécue par le client.  Pour autant que la qualité du service soit irréprochable et que le client se sente comme un VIP, un spa hôtelier grand luxe pourra se faire concurrencer par un massage loin de toute civilisation, au milieu du désert sous une tente de bédouin ou les pieds dans l’eau de l’Océan Indien.

Super-Food : graines de teff et fruit de baobab.

« Ce qui se fait à l’intérieur se voit à l’extérieur ».  Depuis plusieurs années, on entend parler des bienfaits des super-aliments sur le bien-être, la santé et la beauté de la peau.  L’Afrique aussi compte plusieurs de ces super-héros nutritionnels.  Les graines de Teff, originaires du Yémen et d’Ethiopie sont sans-gluten, riche en calcium et en protéines, en fer, en aminoacides et en fibres.  On entendra aussi beaucoup parler du fruit de Baobab.  Délicieusement acidulé, il contient autant d’antioxydants que les baies de goji, 6 fois plus de vitamine C qu’une orange et de potassium que la banane, 2 fois plus de calcium que le lait, plus de magnésium et de fer que les épinards, des fibres et de la vitamine B.

Ubuntu : l’importance du développement (inter)personnel. 

Le nom Ubuntu vient de la langue Zoulou et signifie ‘Humanité aux autres’.  L’accomplissement de soi passe par la communauté, le lien entre les personnes, l’appartenance au groupe, la gratitude.  En tant qu’individus, il s’agit de mettre ses talents et capacités au service de la communauté humaine et de la Vie.  Etre membre de l’espace fitness du spa aura une autre dimension.  Fini la zen attitude et l’équilibre.  Bonjour à la spiritualité africaine, à l’énergie et à la joie de vivre.

Whitening : une pratique aussi lucrative que tabou. 

Le blanchiment est une pratique qui touche des millions de femmes.  Pour des raisons esthétiques ou sociales, des femmes prennent des risques réels pour éclaircir leur teint, avec un résultat catastrophique à long terme tant physiquement que sur le plan identitaire.   L’éducation à l’estime de soi et l’interdiction légale ne freinent que très peu le phénomène.  Alors, au même titre que l’auto-bronzant qui colore la peau sans les effets nocifs du soleil, face à ce marché gigantesque, celui qui trouvera une formule de soin efficace, rapide, spectaculaire, accessible et sans aucun danger pour la santé gagnera des milliards de dollars !  Cette thématique est au cœur des salons professionnels et devra encore l’être cette année.

Comment trouver LE fond de teint idéal?

Black Up Black beauty

(c) Black Up

La base d’un maquillage réussi, c’est un teint parfait, unifié, zéro défaut, lumineux.  De part l’immensité de la palette des carnations allant du brun le plus clair au noir le plus profond, les taches ou zones d’hyper-pigmentation, la nature souvent grasse de la peau, il n’est pas aisé de trouver LE fond de teint qui nous correspond.

L’embarras du choix

Combien de fois avez-vous craqué sur un fond de teint dans la presse pour vous précipiter ensuite sur le net ou dans une boutique et vous rendre compte, au final, que vous n’aviez aucune idée de la couleur qui vous irait parfaitement?  Pas plus d’ailleurs que la majorité des vendeuses ou esthéticiennes peu formées aux peaux foncées.

Et en matière de fond de teint, ce n’est pas le choix qui manque car entre les marques ethniques et les marques généralistes qui ont étendu leurs gammes (30 nouveaux coloris pour L’Oréal en 2015 par exemple), il y a des dizaines de marques, des centaines de produits eux même déclinés en milliers de références couleurs disponibles!  Alors comment s’y retrouver?

Les comparateurs

Vous indiquez votre fond de teint actuel et le comparateur vous indique, dans la marque de votre choix ou dans l’ensemble des gammes, celui ou ceux qui correspondent le plus au votre, tant dans la couleur que (parfois) dans le rendu du produit.

Match My Make-Up

Findation

Temptalia

Les plus: une base de données immense, différents points de vente en ligne ou près de chez vous et la possibilité de comparer les prix les plus bas.

Les moins : attention, même s’ils paraissent objectifs ou basés sur les avis de consommateurs, ces sites comparatifs n’en restent pas moins des sites commerciaux et les références proposées en premier sont souvent celles des marques qui ont « sponsorisé » le plus le site.

Les sites des marques

Les marques elles-même ont mis en place des applis qui, soit à partir de votre photo ou de vous face caméra (réalité augmentée), soit selon vos critères de sélection pourront vous faire choisir le plus adapté de leurs produits.

Beauty App de Iman

Make Up Genius de L’Oréal

Shade-finder de Jane Iredale pour les fans de maquillage minéral

Les plus : le travail à partir d’une photo ou la réalité augmentée sont visuellement plus parlant …et assez drôle.  Les sites donnent également de nombreuses infos sur la composition des produits.

Les moins: un prix de vente conseillé voire pas de prix du tout et un renvoi vers des détaillant.

Retail vs tutoriels.

A l’heure où les bloggeuses inondent le web de  leurs tutoriels comparatifs ou « banc d’essai », force est de constater que face à son écran, il est difficile de définir soi-même et de se rendre compte de toute une série d’éléments:

  • Sa carnation: couleur, teintes chaudes ou froides, une pointe de rose ou de jaune…
  • Notre type de peau: grasse, mixte, sèche…
  • Le type de texture idéale: crème, poudre libre, poudre compacte, stick…
  • La couvrance: translucide, légère, forte
  • Le soin: avec ou sans SPF, anti-âge,hydratant …
  • Le résultat que l’on souhaite obtenir: mat, semi-mat, satiné, velouté, poudré…
  • La facilité d’application et la tenue du maquillage
  • Les propriétés organoleptiques (odeur, texture, visuel)
  • Le packaging

Le mieux étant toujours d’essayer le produit et de recevoir les conseils d’un(e) pro indépendant qui vous expliquera avec le sourire tout ce qu’il y a à savoir sur le produit, s’il n’y a pas lieu d’en prendre deux,  avec quel pinceau l’appliquer et comment le matcher avec d’autres soins et make-up pour un résultat optimal, quel produit utiliser pour se démaquiller…Un pro qui répondra surtout à vos questions.   Car non, les tutoriels ne font pas tout en termes de coaching beauté.

 

Un article inspiré par nos amis de Beauty Geek.

Peut-on être « pour » le blanchiment de la peau ?

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Eclaircir sa peau.  Comment même l’évoquer sans s’attirer les foudres des afro-féministes, des dermatologues, des sociologues  ou même des Nappy girls ?  Loin d’être une particularité africaine, le blanchiment est une pratique qui touche aussi des millions de femmes asiatiques (de l’Inde au Japon).  Paradoxalement, c’est un sujet quasi tabou chez celles et ceux qui ont recours à ces crèmes, savons et autres injections !

Mélanine et tyrosinase : au cœur de la pigmentation. 

Pourquoi la peau est-elle foncée ?  Contenus dans les mélanocytes du derme, les mélanosomes renferment des grains de mélanine, un pigment foncé.  Sous l’action d’une enzyme, la tyrosinase, les mélanosomes sont envoyés depuis les mélanocytes vers les kératinocytes où ils colorent les couches supérieures de la peau.  Les peaux noires, génétiquement programmées pour évoluer dans un milieu ensoleillé, contiennent des mélanosomes en nombre et taille plus importants.  Cet afflux de mélanine protège nos cellules contre les effets nocifs des rayons UV du soleil.

Pour blanchir la peau, on inhibe le processus de mélanogénèse en supprimant l’action de la tyrosinase grâce à des principes actifs mélanobloquants tels que :  l’Hydroquinone (interdite en Europe, et, de plus en plus, en Afrique aussi), l’acide kojique, l’acide azelaïque , la glabridine, l’arbutine…

Pourquoi se blanchir la peau ?

La raison principale invoquée est la question esthétique.  En effet, d’une part, le modèle de beauté universellement diffusé est celui d’une femme à la peau claire.  D’autre part, les peaux foncées présentent souvent des taches d’hyperpigmentation que l’on veut atténuer pour harmoniser son teint.

Au-delà de cela, il y a surtout une raison sociale à cette volonté de blanchiment de la peau.  Dans un contexte postcolonial et de discrimination raciale, avoir la peau claire (et/ou des cheveux lisses et/ou blonds et/ou des yeux clairs)  est associé à la réussite sociale, professionnelle et amoureuse.

Se blanchir jusqu’à y laisser sa peau.

Pourtant, utiliser des crèmes éclaircissantes est risqué en bien des points.

  • Dangers pour la santé : la fonction protectrice de la peau est supprimée. On voit apparaitre des cas de cancer de la peau chez les femmes africaines.  Les produits contenant de la cortisone peuvent provoquer  une hypertension artérielle, une insuffisance rénale, un diabète, la perturbation du cycle menstruel ou encore des problèmes osseux…
  • Un résultat souvent fort inesthétique : dépigmentation irrégulière « en confettis », hyperpigmentation (visage, main, coudes, genoux), vergetures, acné, poils, odeurs corporelles nauséabondes…
  •  La double dépendance : impossibilité d’arrêter l’application des produits. D’une part, on constate une dépendance physique aux corticoïdes dont l’arrêt provoque une sensation d’anxiété, de dépression, d’envies suicidaires.  D’autre part, le fait d’arrêter fait refoncer la peau presque du jour au lendemain.
  • Problèmes psychologiques et identitaires: les femmes utilisant des produits éclaircissant éprouvent parfois un lourd sentiment de culpabilité car  se blanchir équivaut à dire à la communauté qu’elles ont honte d’être Noire.  Elles ont le sentiment de tourner le dos à qui elles sont, à leur famille, à leurs racines, à leur culture.  Certaines, pour s’intégrer, vont jusqu’à appliquer des produits sur leurs jeunes enfants ! Et malgré tous ces « efforts » pour modifier sa couleur de peau, elles n’en restent pas moins Noires.
  • Coûts : le budget consacré à l’achat des produits n’est pas négligeable.

Vers une loi d’interdiction totale…

Alors, compte tenu de tous ces dangers, pourquoi ne pas carrément interdire tous les produits éclaircissants ? En Europe, aux USA et en Afrique, la législation interdit depuis plusieurs années l’utilisation de certains actifs éclaircissants, notamment l’hydroquinone.  On la retrouve néanmoins toujours dans de nombreux produits dont les emballages ne donnent que très peu d’informations (actifs, concentrations, origine…).

Concernant une interdiction totale, certains spécialistes avancent que cela pourrait être contre-productif. Cela pousserait les consommateurs vers des produits frauduleux ou des  préparations artisanales bon marché, comme la Javel qui sont bien pires encore !

… ou vers une pratique encadrée par des médecins?

Entre vraie réponse thérapeutique et segment de marché lucratif, les dermatologues et les médecins esthétiques se sont aussi positionnés en interlocuteur crédible sur la question du blanchiment de la peau.

Ils ont tout d’abord un rôle curatif car atterrissent chez eux toutes les peaux meurtries par des années de pratique du blanchiment.  Ils proposent des soins réparateurs puis traitant au laser ou à base de peelings chimiques et mécaniques.

Ils ont ensuite des techniques d’éclaircissement plus invasives et au résultat plus uniforme, notamment avec l’injection en intraveineuse de solutions mélanobloquantes, par exemple, le glutathion, un antioxydant puissant (initialement pour traiter la maladie de Parkinson).   Cette technique est excessivement chères et potentiellement dangereuses (systèmes digestif et nerveux).

 Entre ces deux extrêmes : les acteurs du secteur cosmétique. 

Une multitude de marques africaines, afro-américaines ou afropéennes vendent des cosmétiques sous forme de savons, de crèmes pour le corps et le visage, de sérums, de compléments alimentaires…  Au mieux, un éclaircissement léger et des actifs qui jouent d’avantage sur le renouvellement cellulaire et l’éclat du teint.  Au pire, des crèmes ultra-nocives qui détruisent la peau des utilisateurs.

Les marques généralistes (tel L’Oréal) sont assez frileuses dans ce domaine.  A l’heure du politiquement correct et de la « beauté globale », il est éthiquement difficile de s’aventurer sur le terrain racial du blanchiment.  On parlera plus volontiers de soin « éclat » que de « blanchiment ».

Pourtant, au même titre que l’auto-bronzant ou le spray-tan (douche auto-bronzante) qui colorent la peau sans les effets nocifs du soleil,  face à ce marché gigantesque, celui qui trouvera une formule de soin efficace, rapide, spectaculaire, accessible et sans aucun danger gagnera des milliards de dollars. !

La troisième voie : l’estime de soi et le bon sens. 

Face à tout cela, la voie la plus sage est encore de miser sur l’éducation.  L’éducation face aux dangers du blanchiment.  L’éducation à l’esprit critique face au matraquage publicitaire de l’industrie des cosmétiques ou du show-business.  Et surtout, l’éducation à l’estime de soi.  S’aimer telle que l’on est et prendre soin de sa peau afin de la préserver le plus longtemps possible.

Pour terminer, quelques conseils simples pour une belle peau : la nettoyer quotidiennement, exfolier les cellules mortes régulièrement, se protéger du soleil, s’hydrater, la sublimer avec des cosmétiques naturels de qualité.

 

VIDEO: voici pour terminer un excellent reportage du Magazine de la Santé sur France 5 traitant du sujet.

USA: une licence pour faire des tresses

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Aux Etats Unis, des centaines de coiffeuses originaires d’Afrique subsaharienne spécialisées dans le tressage se mobilisent contre une récente législation les obligeant à suivre une formation jugée trop longue et trop onéreuse.

Il y a les « pour »…

Désormais, dans  une quarantaine d’états, toute tresseuse devra être titulaire d’une licence sous peine de se voir infliger des amendes allant jusqu’à 2500 USD par infraction. Cette licence, créée  sous la pression des lobbys du secteur de la coiffure, a pour but d’encadrer la qualité de la technique et les normes d’hygiène des praticiennes.  Les tresseuses sont donc, en toute équité, soumises aux mêmes normes que les toutes les coiffeuses et les esthéticiennes.

Augmenter le niveau qualitatif d’un secteur grâce à la formation est une bonne chose en soi.  En effet, la pratique n’est pas sans risque car le tressage peut provoquer des allergies de contact (mèches synthétiques) et des alopécies dues à la traction exercée sur les cheveux et à l’impossibilité de nettoyer ses cheveux sous les tresses et les tissages.

… mais il y a aussi les « contre »!

Rassemblées en collectifs (notamment Braiding Freedom), les coiffeuses s’organisent et montent au créneau.  Leurs avocats ont déjà réussi à faire supprimer ou « alléger » l’octroi de cette licence dans certains états (Washington, New-York, Utah, Arkansas) en avançant plusieurs arguments.

  • La sécurité : le tressage est un acte simple, sûr. Les tresseuses n’utilisent pas de produits chimiques défrisant ou colorant.  Elles ne mouillent même pas les cheveux des clientes.
  • La culture : le tressage est une pratique traditionnelle, transmise de génération en génération dès le plus jeune âge. Le moment du tressage crée aussi du lien social, c’est un moyen de passer un moment convivial entre femmes : on rigole, on discute des heures durant.
  • L’expérience : il n’existe pas de système de VAE (validation des acquis par l’expérience) qui permettrait à celles pouvant prouver une pratique de plusieurs années de bénéficier automatiquement de la licence.
  • Le cout et la durée des études pour obtenir cette licence sont jugés excessifs. Selon les états, cela varie entre 40h et 2ans et le minerval de certaines écoles privées peut aller jusque 20000usd.
  • Le niveau scolaire : souvent, ces licences exigent l’équivalent d’un diplôme d’une école américaine. De nombreux immigrants africains n’ont tout simplement pas la maîtrise de la langue et ce niveau d’éducation.

 

Iman, Ginger + Liz, HapsatouSy: juste un nom?

Ginger+Liz / Iman Cosmetics / HapsatouSy

(c) Ginger+Liz / Iman Cosmetics / HapsatouSy

Elles sont africaine, afro-américaines, afropéenne.  Elles sont des star(lettes) de la mode ou des médias.  Elles ont fait de leur nom une marque lucrative dans le secteur des cosmétiques ethniques ou bio.  Au-delà du branding : de bons produits ?

Les marques cosméto’ éponymes : story-telling et placement de produit constant.

Créer et développer sa marque est une aventure et un challenge en soi.  A l’heure de l’hyper-médiatisation, les ‘people’ se lançant dans le business de la beauté qui espèrent un démarrage fulgurant de leur business peuvent associer leur nom à leur entreprise et devenir ainsi une marque totale.  Ils créent des produits à leur image : tantôt élégants, tantôt tape-à-l’oeil.  Ils sont leur produit.  Ils les personnifient, les humanisent.  Le public associe leur visage, leur parcours, leurs valeurs et leurs réussites aux produits.  Cela les crédibilise.  Sur les réseaux sociaux, les créateurs de marques éponymes se mettent en scène et alimentent au quotidien leur story telling.  Un placement de produit encore plus puissant s’il est fait par d’autres amis people.

Mais si les créateurs sont leurs produits, leurs produits sont aussi leur reflet.  La pression est donc immense car une expérience client décevante et des commentaires négatifs associés à la marque ou aux produits sont alors synonymes de critique à leur égard.  Les créateurs de marques éponymes sont donc généralement plus engagés et plus exigeants quant à la qualité de leurs produits et à l’image de leur marque.  L’un renforçant l’autre. Les trois exemples ci-dessous tiennent leurs promesses, pour un bon rapport qualité/prix.

Iman : Beauty for your skin tone.

Née en 1955 à Mogadiscio, Iman est la fille d’un diplomate somalien.  Elle passera son enfance entre l’Arabie Saoudite, l’Egypte et le Kenya.  C’est à Nairobi, durant ses études universitaires en sciences politiques qu’elle sera remarquée par un photographe américain qui la persuadera de devenir mannequin, avec le succès planétaire qu’on lui connait.  Elle séduit le magazine Vogue (dont elle est la première Noire à faire la couverture), le couturier Yves Saint-Laurent, la photographe Annie Liebovitz …et le chanteur David Bowie qu’elle épousera en 1992.  Iman est très active dans le monde associatif, notamment dans la lutte contre le Sida en Afrique.

Frustrée de n’avoir que trop rarement trouvé du maquillage qui correspondait à sa carnation, elle créé en 1994, IMAN Cosmetics, une gamme de maquillage universelle et de crèmes de soins visage pour la beauté adaptée à toutes les peaux ethniques : asiatiques, méditerranéennes, métissées, noires.  Un nuancier de 36 fonds de teint jamais vu jusqu’alors.

  • Nouveauté : Iman Beauty App sur smartphone et tablette permet de se prendre en photo et de découvrir une sélection de produits adaptés à sa carnation et à son style afin de ne plus jamais faire d’erreur dans le choix de son maquillage.

Ginger + Liz : le vernis bio des newyorkaises. 

Créée en 2010 par Ginger Johnson (MTV) & Liz Pickett (mannequin et actrice), Ginger & Liz propose une large gamme de vernis longue durée aux couleurs tendances et finis texturés (mat, laque, métallisé, craquelé…).  Ces vernis sont les chouchous des stars du show biz US et des bio-addicts.  Ils sont hypoallergéniques, végétaliens, sans toluène, sans formaldéhyde, sans DBP, sans camphre, sans résine de formaldéhyde et non testé sur animaux.

Les deux amies proposent aussi des produits de soin (dont les fameuses lingettes dissolvent à l’huile d’argan).   Convaincue des bienfaits de l’alimentation sur la santé en général et la santé des ongles en particulier, elles dispensent enfin des conseils en alimentation végétarienne.

  • Coup de coeur : loin des clichés austères qui collent aux basques des cosmétiques naturels, la gamme Ginger + Liz est ultra funky, inspirée par des anecdotes (très) personnelles et la pop culture.  En témoignent les noms des différents coloris : Boss Lady, Ice Queen, Half Naked, Boy Toy, Is it Friday Yet ?, …

HapsatouSy : « Devenez celle que vous avez décidé d’être ! »

A peine âgée de 24 ans, la française d’origine sénégalaise avait été la première en France à développer, en 2005, un réseau de 17 salons de beauté avec un positionnement ethnique-chic : Ethnicia.  Un concept aussi innovant (produits, abonnements illimités, beauty box mensuelles) que controversé (la société tombera rapidement en faillite laissant ses franchisées dans l’amertume).  Hapsatou Sy s’était alors dirigée vers le monde des média pour animer une émission de mode et devenir chroniqueuse dans un talkshow matinal sur D8.

Forte de sa notoriété médiatique, Hapsatou Sy a lancé depuis peu une ligne de produits cosmétiques éponymes (maquillage, soins de la peau, soins et extensions capillaires, compléments alimentaires).  Une marque « efficace, qui apporte de la bonne humeur et crée de l’ambition.  Une marque pour les femmes libres, ambitieuses et indépendantes. »  Le ton est en tout cas donné dans les noms des produits : Circulez y’a rien à voir, Soif de toi, Grand-mère avait raison, Ca y est c’est fini, Cas de force majeure…

  • Nouveauté : distribués en France et en Afrique via plusieurs e-shop, les produits HapsatouSy trouvent à présent place dans un tout nouveau show-room parisien.  A côté des cosmétiques, on trouve aussi la collection de vêtements conçue en collaboration avec plusieurs stylistes regroupés sous le label AntiKOD.

Pilosité des peaux noires : particularités et solutions

epilation_laser

Alors que la tendance est au glabre, être sujet(te) à une pilosité excessive peut constituer une gêne, voire un véritable complexe.  D’autant plus que le caractère crépu du poil des peaux noires africaines engendre de nombreuses problématiques inesthétiques.  La solution pour en être quitte définitivement : le laser Yag.

Pilosité des peaux foncées.

Si la pilosité des femmes (et hommes) d’origine subsahariennes est en général peu marquée, des facteurs génétiques ou un métissage peuvent favoriser une pilosité plus importante, notamment au niveau du visage.  Cette réaction hormonale est due à une hypersensibilité aux androgènes.  Plus on remonte vers la Méditerranée, plus la pilosité peut être abondante et aller jusqu’à l’hirsutisme.

Problématiques liées à la repousse des poils.

Les techniques d’épilation mécanique (rasoir), chimique (crème dépilatoire) ou d’arrachage du poil (sucre, cire, épilateur à pinces, fil) ne sont pas sans danger pour les peaux foncées.

  • Comme les cheveux, les poils du visage ont tendance à friser.   Du fait de leur caractère crépu, les poils étant incurvés ont tendance à s’enrouler sur lui-même.  Au lieu de sortir bien droit du follicule pileux, ils restent dans la peau et créent boutons, kystes, infections
  • Ces boutons engendrent eux-mêmes des taches localisées ou en zones et des cicatrices, parfois en relief (chéloïde)
  • On observe aussi parfois une repousse paradoxale, c’est-à-dire la repousse de nouveaux poils, parfois plus drus, juste à côté du poil épilé.  On peut aussi voir deux poils pousser dans le même follicule pileux.

Une solution définitivement : le laser Yag.

L’épilation définitive est relativement chère (min. 60€ par zone par séance) mais elle reste un bon investissement à long terme pour celles qui sont lasses de faire une guerre quotidienne à leurs poils et aux ennuis esthétiques cités précédemment.

Pour l’épilation définitive sur les peaux foncées, on utilise un laser spécifique, le laser YAG « long pulse ».  Ce laser a la capacité de cibler un pigment prédéterminé. La longueur d’onde du Yag, à 1064 nanomètres, est absorbée par le pigment noir du poil ce qui entraîne un échauffement du poil et une brûlure du follicule pileux. La mélanine de la peau est plus claire que celle du poil, ce qui permet d’éviter de brûler l’épiderme. Moins précis, les lasers alexandrite et autres lampes à lumière pulsée se montrent inefficaces voire dangereux pour les poils noirs sur peaux foncée.

L’épilation laser est obligatoirement réalisée par un spécialiste de la santé (médecin esthétique ou dermatologue).  Il se fait sur un poil rasé 48h avant la séance afin que l’énergie soit absorbée intégralement par le poil resté dans le follicule pileux, et non à la surface de la peau, ce qui augmenterait la sensation de brûlure.  Il est souhaitable d’utiliser une crème anesthésique, une heure avant la séance car l’épilation laser peut être douloureuse.  La peau est échauffée, rouge plusieurs heures après la séance.  Le laser permet de détruire la majorité des poils visibles au cours d’une séance, mais les poils ne poussent pas tous au même rythme. D’où la nécessité de réaliser plusieurs séances (4 à 12 espacées d’un mois) qui engloberont l’ensemble des cycles pilaire.  En fin de traitement, ce sont  environ 90% des poils qui ne repousseront plus, de manière définitive.   Pour le visage, des séances d’entretien tous les 3 ans sont souvent utiles.

 

Cosmétiques halal: un segment à ne pas sous-estimer.

cosmétique halal

Un africain sur deux est musulman.  Longtemps ignorés ou mal compris par les géants de l’industrie cosmétique, les besoins en matière de beauté des femmes musulmanes sont, depuis quelques années, ciblés par une nouvelle vague de marques de niches au succès grandissant.

D’après le Sommet Mondial de l’Economie Islamique qui se tenait à Dubaï le mois dernier, le marché musulman des soins cosmétiques et personnels devrait augmenter de près de 74% d’ici 2020 pour atteindre 80 milliards.

Un segment de marché difficile à définir.

La population musulmane mondiale est souvent citée comme une «communauté mondiale».  Dans les faits, il s’agit d’une myriade de sous-ensembles socio-culturels, autant cibles différentes tant sur le point géographique, ethnique que culturel.  Leur principal dénominateur commun : les valeurs (et la pratique) de l’Islam.

L’Afrique et sa diaspora constituent des millions d’individus de confession musulmane (pratiquant ou pas).   Les nouvelles générations sont très à l’aise avec le monde moderne, mais elles sont tout à la foi encore très fidèles à leur foi (voire plus que la génération de leurs parents).  Trouver un équilibre entre la pratique de la foi, la pratique de la beauté et l’approbation de leur communauté peut être difficile pour certaines femmes musulmanes.

« Même si on ne croque pas dans son rouge à lèvres, on en mange une bonne partie ! »…

Le terme « halal » désigne tout ce qui est autorisé par la charia, la loi islamique. Ceci ne concerne pas seulement la nourriture comme on le croit trop souvent, mais également les habitudes de vie, la «morale musulmane».  La pratique musulmane dicte notamment que l’on ne consomme ni porc, ni alcool.  Si les textes religieux parlent d’ingestion, quid de l’application de ces produits (même de manière infime) sur le corps ?  C’est l’Institut de Normalisation et de Métrologie des Pays Islamiques qui définit alors les directives pratiques auxquelles doivent satisfaire les industriels et les commerçants de produits cosmétiques halal, conformément aux édits religieux.  Hormis pour les rouges à lèvres et les dentifrices qui sont en contact direct avec la bouche, rien n’est aussi strict pour les produits d’hygiène et les cosmétiques.

Des marques de niche.

Poussant le concept jusqu’au bout, certaines marques ont donc créé des cosmétiques dont les formulations ne contiennent  ni porc (graisse ou gélatine), ni alcool (même l’alcool dénaturé ou les alcools gras), ni même extraits d’insecte (cochenille pour les pigments colorant).  Ces marques mettent en avant leur label Halal Authority Board, une référence mondiale en termes de certification.

Développées pour les musulmanes, de nombreuses (petites) marques ont à leur tête des entrepreneures issues de la communauté musulmane, et ce, essentiellement au sein de la diaspora : Jamal (France), Samina Pure Make Up (UK), One Pure (Canada), Shfee Halal Care (Pays-Bas)…

L’Afrique à deux vitesses.

En Afrique du Nord, le positionnement halal fait partie des priorités des ministères de l’économie (notamment au Maroc) où l’on souhaite mettre tout en œuvre pour permettre à des industries locales de développer et d’exporter des produits certifiés halal dans le monde entier.

En Afrique Subsaharienne, les marques se heurtent à deux obstacles majeurs.  D’une part, un intérêt réel pour les marques françaises et américaines.  D’autre part, l’utilisation de produits naturels et de recettes « maison » existants dans leurs pays.

Les grands groupes « Islam-friendly ».

En 2012, Colgate-Palmolive avait mis sur le marché un dentifrice halal certifié sans gélatine de porc.  Plutôt que de recourir aux certifications halal et modifications de formules, les marques généralistes misent plutôt sur le marketing culturel de ses produits : essentiellement des shampoings.  Packaging orientalisant et égérie orientale à l’appui, Unilever et Henkel ont lancé des produits exclusivement destinés au traitement capillaire des femmes voilées.  Le groupe Unilever et sa marque Sunsilk ont créé la gamme de shampooing Clean & Fresh, formulé spécifiquement pour les femmes portant le voile et dont les cheveux seraient particulièrement abimés par les frottements et le manque d’aération.  Henkel a lancé son Gliss & Restore «le premier capillaire spécifiquement pour les cheveux voilée. »  Quant au leader mondial, L’Oréal, on y indique que « le marché du cosmétique halal est un marché que nous regardons, comme d’autres, compte tenu de notre ambition d’universalisation de la beauté ».

Made in South Africa (4/4) : ENVIRON : Beautiful skin through Science.

Environ cosmetics

Acné, hyperpigmentation, rides, perte de fermeté, cicatrices, vergetures…  La philosophie d’Environ est de préserver ou récupérer une belle qualité de peau, quel que soit l’âge ou la couleur de peau, que l’on soit femme ou homme et ce, grâce à des produits high tech à la pointe de la dermo-esthétique.

Une marque technique de dermo-esthétique.

Proactive/Original, RAD, Interactive, Alpha Hydroxy, Ionzyme, b-active, Intensive, Evenescence,  Peeling LACM, Enrange (compléments alimentaires)…  Des noms hyper-techniques pour des produits qui le sont tout autant, habillés d’un packaging blanc et sobre.  On est clairement dans un univers médical.  Rien d’étonnant.  Environ a été créé par le Docteur Fernandes, chirurgien diplômé l’Université Witwatersrand de Johannesburg, spécialiste en chirurgie plastique et reconstruction.  Dès la fin des années 70, il prend conscience des mécanismes du cancer de la peau et de l’importance de la protection des cellules basales du derme.  Ayant constaté les effets positifs de certaines formes de vitamine A sur des patients atteints d’acné,  il commence à faire des essais sur la vitamine A (acide rétinoïque) et les anti-oxydants pour étudier leurs propriétés normalisatrices sur la peau et préventives du cancer.

En 1985 : les premiers pots de crème Environ étaient réalisés dans la cuisine du Docteur Fernandes.  Ensuite, aidé d’une petite équipe de chimiste en cosmétique, Environ adapte les formules et le processus de production pour assurer la stabilité des crèmes.  Le bouche à oreille et les publications scientifiques font le reste : Environ se développe de manière spectaculaire en Afrique du Sud et, dès 1989, en Suisse, puis au Japon.  A l’heure actuelle, Environ est distribué dans près de 60 pays à travers le monde.

Le secret : la pénétration des actifs pour un meilleur renouvellement cellulaire.

La peau est pourvue d’une barrière naturelle étanche, qui empêche les ingrédients d’y pénétrer. Lorsqu’on applique un produit sur la peau, celle-ci n’absorbe que 0,1 à 4% du produit, selon sa texture.  Afin de d’augmenter sensiblement le taux d’absorption par la peau des produits et apporter des résultats plus visibles, plus rapides et plus durables, Environ combine plusieurs techniques cosmétiques et techniques.  En institut, après un nettoyage et un peeling de la peau, l’appareil Ionzyme DF émet du courant électrique pulsé et des ultrasons pour propulser les actifs (et notamment la vitamine A) au cœur du derme pour permettre un meilleur renouvellement cellulaire de la peau. A domicile, c’est grâce au Cosmetic Roll-CIT, un rouleau pourvu d’aiguilles microscopiques qui perforent la peau, que les actifs pénètrent dans les couches cutanées.

Une formation ultra-poussée.

Environ est une marque très technique qui fut une des premières à décliner ses formulations avec des dosages progressifs : usage domestique, usage en institut, usage médical. C’est pourquoi les spécialistes des soins de la peau Environ suivent une formation intensive, de manière à pouvoir effectuer correctement l’analyse de peau et à pouvoir donner les meilleurs conseils.  Environ a d’ailleurs reçu plusieurs fois le prix « Professional Beauty Award » attribué à la « meilleure formation professionnelle ».

Pour en savoir plus sur Environ et ses distributeurs.