Spécial Kinshasa (1/2): révolution Nappy.

nappy kinshasa

Leur présence est encore très confidentielle à l’échelle de la ville, pourtant, elles sont  bel(les) et bien là.  Les Nappy Girls.  Qui sont-elles?  Comment magnifient-elles leurs cheveux davantage pour l’estime d’elles-mêmes que pour séduire les autres?  Où et comment elles prennent soin de leur cheveux?  Direction Kinshasa.

Josepha Cosmetics :  Nappy Hair Spa.

Lustre à pampilles de verre  monumental, staff et murs habillés de noir, des rayonnages où l’on trouve des marques internationales (Iman, MAC, Clinique, Clarins HT26), une avalanche de décibels s’échappant des clips vidéos…  Josepha Cosmetics, c’est le salon de beauté tendance où se bousculent les kinoises branchées, de tous âges, depuis son ouverture l’été dernier.  L’espace propose tous les services beauté classiques : coiffure, manucure, pédicure, make-up, épilations, soins visage.

Mais Josepha Cosmetics, c’est aussi un spécialiste des cheveux afros proposant de véritables soins pour entretenir et embellir les cheveux naturels ou en transition.  Tania Mandu Gieskes, manager du salon, nous explique que, même s’il est encore marginal, le mouvement Nappy est une vraie tendance de fond.  Et que cette recherche de naturel capillaire se traduit logiquement par le souhait d’utiliser des produits qui le sont tout autant.  On y trouvera donc des rituels de soin hydratants, nourrissants et assouplissants pour les cheveux alliant beurre de karité, huile de coco, aloe vera, banane ou encore, du miel.

Plus globalement, être nappy s’accompagne aussi d’une utilisation plus raisonnée en termes de produits cosmétiques corporels; le choix d’utiliser moins de produits industriels.  Pour satisfaire cette demande, Josepha Cosmetics importe donc, parfois même sous label de sa propre marque, des produits bruts tels que du savon noir, des huiles (avocat, coco…), des beurres (karité) ou des eaux florales (rose) en provenance directe d’Afrique du Nord et de l’Ouest.  Une offre complétée par les produits « écologiques » de la marque The Body Shop.

Une clientèle plus pointue et plus exigeante  aussi qui pousse le salon investir dans la formation de ses équipes.  Car si, techniquement, les prestations sont bonnes, la pédagogie inhérente au réel conseil professionnel marque un peu le coup.

Une jeunesse inspirée …et inspirante.

Stan Smith aux pieds et pleines d’assurance, Audrey (14 ans) arborant des twists et sa sœur Coralie (12 ans) coiffure afro naturelle, m’expliquent qu’elles sont opéré un retour au naturel depuis environ un an car, malgré leur jeune âge, leurs cheveux étaient très abîmés et ne poussaient presque plus.  Il est vrai que c’est dès l’enfance que les chevelures africaines sont malmenées (le défrisage est admis sur les bébés dès  1 an chez Josepha!).

Si elles utilisent des produits bruts et naturels (karité, huile d’avocat), elles utilisent aussi bien des produits de l’industrie conventionnelle (L’Oréal ou Franck Provost), mais toujours en veillant à choisir les gammes qui contiennent ces mêmes actifs.

En portant ses cheveux naturels et en revendiquant le droit à ne pas se conformer à la norme des cheveux défrisés, cachés sous des tissages lisses, ni même des tresses, Audrey estime porter un réel message militant.  Et même si les avis de la famille ont parfois été assez négatifs au début, à présent, les deux sœurs font des émules au sein de leurs amies de l’école belge et même au sein de leur proches puisque leur grande sœur, habitant Bruxelles, débutera sa transition d’ici peu.

Un mouvement qui se fédère.

Comme partout dans le monde, les Nappy Girls du Congo Kinshasa se réunissent et échangent énormément.  Sur les réseaux sociaux ou lors de rencontres ‘dans la vraie vie’, on parle beauté et santé du cheveu, bien sûr, mais pas que.  C’est aussi un lieu de réflexion sur l’estime de soi et l’affirmation de son identité ; sur la santé et le bien-être (comme le blanchiment de la peau, les défrisages et tresses ne sont pas sans danger pour la santé et sans douleurs),  sur la déconstruction d’un idéal de beauté occidentalisé ou, plus généralement, sur les thèmes de féminisme et d’empowerment.

Des moments d’échange intergénérationnels, dans le plus grand respect, où les femmes livrent leur parcours de vie, témoignent de leurs expériences, s’assument telles qu’elles sont avec force.  Alors, que l’on soit, de manière informelle, dans une cuisine à Kinshasa ou à grand renfort de sponsors commerciaux dans un palais des expo à Paris, le résultat est le même : des moments de sororité qui créent du lien et du sens.

Chères lectrices kinoises …et les autres: n’hésitez pas à consulter les pages Facebook de Josepha Cosmetics et des Nappy Girls du Congo Kinshasa.

Photo : copyright Joana Choumali pour Nappy de Babbi

 

Rooibos: le « thé » rouge sud-africain.

rooibos honeybush thé rouge

Y a-t-il une boisson qui exprime mieux le bien-être et l’art de prendre son temps que le thé ?  Du thé à la menthe du Maroc au thé noir des collines du Rwanda, voici un des fabuleux thés africains : le thé rouge d’Afrique du Sud.  Etes-vous plutôt Rooibos ou Honeybush ?  Nos amis de A l’Unithé, distributeurs exclusifs des luxueux thés Yswara nous expliquent la différence entre ces deux appellations.

Un peu d’histoire…

 A partir du 17e siècle, les voyageurs et les botanistes européens qui visitèrent la région montagneuse du Cederberg, en Afrique du Sud,  notèrent la profusion de plantes utilisées à des fins médicinales, notamment un buisson rouge appelé en Afrikaans.  Les feuilles étaient coupées et broyées avant d’être laissées à sécher au soleil. Les colons hollandais au Cap adoptèrent le rooibos comme une alternative au thé noir.  En 1904, Benjamin Ginsberg, un colon de juif venu Russie et établi au Cap, organisa toute une série d’expérience afin de perfectionner la culture du rooibos en  imitant la méthode traditionnelle chinoise de fabrication des thés de Keemun en faisant fermenter le thé dans des barils imitant les paniers en bambou.

 Rooïbos : le « thé » rouge aux mille vertus.

 Techniquement, le rooibos n’est pas un vrai thé.  Appelé « thé rouge », il ne provient pas du camelia sinensis  mais de la plante Aspalathus linearis, un petit arbuste buissonnant qui ne pousse qu’en Afrique du Sud. Il mesure environ 30 cm de hauteur, présente des feuilles très minces, comme des aiguilles. Les feuilles sont vertes, mais elles deviennent rouges après oxydation.

Le rooibos est une infusion à la couleur rouge profonde très caractéristique, avec de douces notes naturelles de noisettes et de vanille.  C’est ce goût délicat et les nombreuses qualités de cette infusion qui l’ont rendu si populaire partout dans le monde.  Même si sa consommation en Occident est encore assez récente, de plus en plus de gens viennent à aimer cette liqueur rouge unique.

Comme il ne contient pas de caféine et est faible en tanin, il peut être apprécié toute la journée sans aucun effet secondaire désagréable. Cela en fait aussi une boisson idéale pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent.

On prête beaucoup de vertus au rooibos. Il protégerait du cancer, réduirait le vieillissement… Il est vrai que le rooibos contient beaucoup d’antioxydants ainsi que des composés phénoliques y compris les flavanones et dihydrochalcones. Il a été démontré que ces composés augmentent la productivité des enzymes de détoxification cancérigènes et protègent les cellules de protéines, les graisses cellulaires et l’ADN d’une mutation.  Les minéraux qu’on y trouve sont le cuivre, le fer, le potassium, le calcium, le fluorure, le zinc, le sodium, le manganèse et le magnésium.

Réduction de l’insomnie, tension, maux de tête et irritabilité… En l’absence de théine, le rooibos peut effectivement remplacer le thé vert et le thé noir. Mais ce n’est pas tout ! Le rooibos a aussi pour effet de soulager les crampes d’estomac et les problèmes de digestion : c’est un agent antispasmodique naturel. En Afrique du Sud, le Rooibos a été utilisé depuis des générations comme un supplément au lait maternel pour traiter les coliques des nourrissons.

Honeybush : un cousin à ne pas confondre. 

 Le honeybush est un cousin du rooibos, cultivé dans l’Est de la région du Cap en Afrique du Sud.  Ses fleurs sentent de miel, ce qui a donné à cette plante ce doux nom de « buisson de miel ». Le goût du honeybush est assez similaire à celui de rooibos, bien que légèrement plus doux avec un corps plus rond. Comme le rooibos, il est sans caféine.

En raison de sa teneur en pinotol (expectorant qui se trouve dans les arbres de pin), il est particulièrement recommandé lors de maux de gorge ou de toux.  L’honeybush contient également des flavones qui peuvent être utilisés pour réduire le taux des lipides dans le sang et soulager des symptômes de la ménopause.

Il s’infuse de la même façon que le rooïbos : Ils peuvent se préparer avec une eau très chaude sans que cela altère leurs qualités gustatives. Chauffez l’eau à 90°C, placez une cuillère à café de rooibos pour une tasse d’eau et laissez infuser pendant 5 à 7 minutes.

A l’Unithé : la meilleure sélection des thés rouges sud-africains. 

Quoi de plus agréable que de pouvoir découvrir les meilleurs thés africains, à l’unité.   Panafrican Beauty vous recommande chaleureusement A l’Unithé, le premier site qui vous propose de choisir, à l’unité, les sachets des grandes marques contenant la qualité du thé en vrac. Partez à la découverte du monde du thé !

Sur le site de A l’Unithé, vous pourrez commander les 12 variétés de thés rooibos des marques Sud-Africaines Cape & Cape (Citrus Kiss, Flirt with Scarlet, Green Mountain, Kalahari Camp, Red Veldt, Shap Shap, Miss Grey et Stormy Joburg) et Yswara (Queen of Zululand, Queen of Ndongo, ShakaZulu et Omoluabi).

 

Les plus beaux spas d’Afrique : le Rhino Spa – Sénégal.

Rhino Spa Saly Sénégal

Situation

The Rhino Resort Hotel Spa est situé à Saly, ancien comptoir portugais et haut lieu du tourisme balnéaire, à 2h au sud de la capitale sénégalaise.  Ce 5 étoiles accueille autant une clientèle business que loisir.  Il est aussi une adresse incontournable et sélecte pour les Dakarois.

Philosophie du spa

L’espace wellness se compose d’un spa (thermes et soins relaxants), d’un salon de beauté (épilations, maquillage, manucure et pédicure), d’un salon de coiffure ainsi que d’une salle de fitness accessible 24h/24h.

Dans une ambiance afro-asiatique, le spa invite ses visiteurs à se détendre dans les  différents espaces de ses presque 500m² répartis sur 2 étages (2 cabines et une suite duo) et de ses nombreux points d’eau : 2 jacuzzis, 3 waterbeds (lits à jets d’eau), hammam, piscines intérieures et extérieures chaudes et froide.  Le Rhino Spa est aussi  célèbre pour sa chute intérieure déversant 200.000 litres d’eau par heure et simulant l’effet d’une chute d’eau naturelle, une merveille pour apaiser les sensations de tension et de fatigue dans la nuque.

La philosophie du spa repose sur l’union de la modernité et de la tradition des thérapies orientales.   Le Rhino Spa travaille avec la marque espagnole Alqvimia, marque naturelle très pointue proposant une approche holistique des soins qui prend en compte les dimensions physique, mentale et énergétique de l’Homme.  Des soins qui se font thérapie et qui visent une amélioration du bien-être et de la santé ainsi qu’une action pro-jeunesse.  L’ambition d’être une source d’inspiration pour un changement de vie, dans le respect de la Nature.

Le Rhino Spa a été élu Best Hotel Spa pour le Sénégal lors des World Spa Awards en 2014 et 2015.

Les Soins Signatures

Avec la marque Alqvimia, le spa fait le choix de soins exclusifs au Sénégal : des soins qui s’inspirent du bassin méditerranéen et de l’Antiquité.  Des soins visage/corps aux noms évocateurs :

  • Oasis de Sérénité : un soin du corps anti-stress et un soin du visage nourrissant et hydratant qui fournit un sentiment de paix et de détente.
  • Reine d’Egypte : un rituel anti-âge directement inspiré de Cléopâtre : enveloppements et sels de la Mer Morte, huiles essentielles de myrrhe et encens.
  • Rituel de la Rose : un soin du visage et du corps où la peau sera parfaitement hydratée et tonique grâce à l’utilisation de différents actifs dont l’huile essentielle de Rose de Bulgarie qui aide à calmer les émotions et à retrouver la joie et le bonheur intérieur.
  • Rituel de César : un soin pour l’homme aux huiles essentielles, pierres précieuses qui apporte une oxygénation, une hydratation et un nettoyage de la peau en profondeur e tqui apporte une  relaxation totale.

 

Envie d’une escapade wellness VIP ? Prenez contact avec le Rhino Spa.

Parapharmacie: le distributeur de choix pour l’ethno-cosmétique.

 

Paraethnik

D’abord,  des marques ethno-cosmétiques qui plébiscitent les réseaux de distribution des pharmacies et parapharmacie pour leur gage de sécurité et le capital confiance qu’on leur accorde.

Ensuite, des (para)pharmacies  parfois frileuses face à de jeunes marques dont elles n’ont pas toutes les garanties en termes scientifiques et face à un secteur de niche dont la clientèle a des besoins et des questions très spécifiques.

Enfin, des consommateurs entrés de plein pied dans l’ère numérique et qui entendent bien avoir accès à leurs produits favoris, où qu’ils soient sur la planète.

Briser les a priori.

Dans son excellent article « Ma beauté ethnique en pharmacie », Leslie Carombo retrace l’histoire de l’ethno-cosmétique en officine.  Celle-ci débute au début des années ’90 avec l’arrivée de marques de maquillage américaines telles Flori Roberts ou Naomi Sims Cosmetics (également du soin).  L’offre se diversifie petit à petit avec des marques françaises (Agnes de Bussy, Kanellia, HT26…) qui proposent des soins visage et corps et des produits capillaires.

A l’époque, il fallait casser les murs d’incompréhension et les a-priori.  Certains pharmaciens avaient peur d’attirer une clientèle sans pouvoir d’achat ou susceptible d’engendrer des vols de marchandise.  Or, des études (dont celle de L’Oréal en 2010) ont démontré que les consommatrices de produits ethniques dépensaient jusqu’à 9 fois plus en soins cosmétiques que les clientes caucasiennes.

L’offre est à présent beaucoup plus diversifiée, qu’il s’agisse de marques et laboratoires spécialisés (Phytospecific, Nuhanciam, In’Oya, Biolissime, Château Rouge,) ou de marques généralistes (Klorane, Pierre Fabre) qui élargissent leur gamme.

Des besoins spécifiques.

Vouloir séduire une clientèle ethnique, c’est aussi, pour les (para)pharmacies, la nécessité de devoir comprendre et de pouvoir répondre aux besoins spécifiques des peaux foncées :

  • Hyper et hypo pigmentation
  • Déshydratation
  • Hyper séborrhée
  • Cicatrices chéloïdes
  • Folliculites de la barbe
  • Cheveux crépus

Les marques doivent donc avoir un réel rôle pédagogique et former les équipes officinales bien au-delà de la simple connaissance du produit afin que les conseils et prescription beauté soient pertinents.

Les marques doivent également faire un effort important en termes de communication, de marketing, de visual marchandising et d’animation du point de vente afin de faire connaître leurs produits et leur donner la place qu’ils méritent.

Une parapharmacie 2.0 tournée aussi vers l’Afrique.

Le monde de la pharmacie et de la parapharmacie est lui aussi en mutation profonde.  L’ère numérique à définitivement modifié les habitudes des consommateurs et de nouveaux acteurs arrivent sur le marché des pharmacies du futur.

C’est le cas de Paraethnik.com, une e-pharmacie créée en 2014 par le pharmacien Thierry Tchapnga et qui propose déjà l’offre de plus de 100 laboratoires de d’ethno-dermo-esthétique (dont, bientôt, des marques africaines).  Une offre large, claire, didactique et qui compte de vrais pharmaciens  en son sein.  Le site reprend aussi bien les marques dédiées exclusivement aux peaux foncées que les gammes spécifiques des marques généralistes.  La force du web : des produits parfois introuvables livrés en 48h partout en France, 72h en Europe et 7 jours en Afrique.  Car c’est bien l’Afrique et son milliard d’habitants, jeunes, connectés, au pouvoir d’achat grandissant qui constitue le véritable potentiel de croissance du site et des marques.

 

AGENDA: Cosmet Expo International – Marrakech du 6 au 8 mai 2016

Cosmet Expo

Passerelle traditionnelle entre l’Orient et l’Occident, la capitale marocaine accueille ce weekend Cosmet Expo International, un salon B2B de 4000m² dédié exclusivement aux cosmétiques (maquillage, coiffure, produits, parfum), au wellness et nouvelles tendances…

Marrakech :  porte d’entrée idéale vers l’Afrique et le Moyen-Orient. 

Idéalement située, la Ville Rouge est le hub idéal pour les professionnels occidentaux qui souhaitent prospecter des partenaires, distributeurs et clients sur les marchés émergeants que sont l’Afrique et le Moyen-Orient.

C’est également la possibilité, pour les acteurs locaux, d’opérer une approche inédite avec les fournisseurs européens en s’évitant de lourdes contraintes administratives et financières (coûts, visas, barrières des langues, faiblesse des monnaies locales); celles-là même qui les empêchent d’être présents sur les grands salons mondiaux de l’esthétique ou du wellness.

Valoriser les produits du terroir marocain.

Le continent africain – et le Maroc en particulier – est un grand producteur de matières premières pour l’industrie cosmétique : huiles d’olive, d’argan, de figue de barbarie, huiles essentielles, ghassoul…  Le salon permettra de mettre en avant la cosmétique naturelle issue des produits du terroir marocain.

Parmi les marques locales qui seront présentes (Arganis, Rituels d’Orient, Tiya, Illoli…), Rital Touzani, organisatrice du salon, nous livre son coup de cœur.  La marque marocaine Asrarghizlane.  Lancée par une jeune marocaine, cette gamme courte mais d’excellente qualité propose du ghassoul, du savon noir et de l’huile sèche.

Au programme.

Durant tout le weekend, on pourra assister à des shows et concours de coiffure et make-up.  Petit bémol, on pourra regretter qu’aucune conférence ne soit au programme de cet événement B2B.

Infos pratiques :

  • Dates : du 06 au 08 mai 2016.
  • Lieu : Centre International de Conférences de la Palmeraie Golf Palace & Resort à Marrakech (Maroc)
  • Web : www.cosmetexpo.com

Amazing Hot Springs in Kenya.

hot spring africa kenya

As we said in our first post of January, one of the wellness African Trend 2016 is “hot springs”.  Parts of East of Africa are known as regions of intense geothermal activity, thanks to the geological turmoil beneath the Great Rift Valley. As a result, countries like Kenya or Ethiopia are dotted with numerous hot springs, which have become a big tourist draw.

Geothermal Treasures.

Hot springs in kenya are geothermal treasures offering their invigorating waters to visitors, unfortunately, few people take the time to visit them. Most of the hot springs in kenya were formed by ancient volcanic activity and the surrounding landscape is incredible. Since the springs are usually located a bit off the beaten path, you see areas that won’t normally be covered on a typical journey. However, some of which are associated with spas and hotels.   Thanks to AFKInsider.com, let’s discover 5 of the best hot springs in Kenya.

5 amazing hot springs in Kenya.

  •  Lake Bogoria.

Lake Bogoria actually has more than 200 hot springs around it, and is the most famous of all the hot springs regions in Kenya. Some of the springs are in the lake itself, while others are close to it. The temperature of the water hovers around 37 degrees Celsius (98F).

  • Loburu Hot Springs.

Loburu sits in one of Kenya’s largest geothermal areas, near Lake Bogoria. There are 32 separate springs, three of which have continuous geysers, earning them the name “perpetual spouters.” Tourists can take excursions to the lake to enjoy this scenic marvel.

  • Chemurkeu Hot Springs.

Also part of Lake Bogoria, this is a group of approximately 40 hot springs. Like most of the other natural areas nearby, the vegetation is one of the attractions. Some of the geysers here are covered in crystals of aragonite that grow several centimeters long.

  • Lake Magadi.

This alkaline saline lake is located in the Kenyan Rift Valley, which is known for its volcanic features and hot springs. Visitors can go on a one-day expedition of Magadi to explore the fascinating sand flats, swim in the hot springs, and try bird watching. The Lake is in Maasai country, which provides a perfect opportunity to learn about the culture of the people.

  • Lake Turkana.

Also located in the Kenyan Rift Valley, this salt lake is the world’s largest permanent desert lake, and by volume, the fourth-largest salt lake in the world. The area has many fossils and is regarded as the cradle of humanity, resulting in expeditions there every year. There are numerous hot springs dotted around its fringes.

 

USA: SheaMoisture brise le plafond de verre.

 

sheamoisture beakthewall

“The wall is coming down, but our work has just begun”.  Le message illustrant la vidéo #BreakTheWalls de Shea Moisture est parlant.  En passant du rayon « produits ethniques » au rayon « beauté », la marque américaine brise un système ségrégationniste qui s’exprime jusqu’au rayon shampoing.

La belle ‘histoire’

Fondée aux USA en 1992, SheaMoisture est une compagnie américaine crée par les descendants de Sofi Tucker qui, dès 1912, en Sierra Leone, avait lancé une activité de fabrication et distribution de produits pour le corps et les cheveux à base de beurre de karité et  de savon noir.  Composés d’ingrédients naturels et issus du commerce équitable, les produits SheaMoisture doivent leur succès à la large gamme de produits capialires dédiés à la beauté des cheveux crépus, frisés et bouclés.  Une cible clairement afro.   Les gammes se sont progressivement développées : hommes, baby, cosmétiques…

Actuellement valorisé à 200 millions de dollars, l’entreprise a toujours un actionnariat majoritaire familial.  Les produits sont distribués aux USA et à travers le monde.

Rayon Beauté vs Rayon Ethnique : les hyper-marchés sont-ils racistes ?

« Aux USA, le rayon cosmétique est le dernier endroit où le ségrégationisme n’est pas encore aboli .» peut-on lire dans le communiqué de la marque.   En scindant le rayon cosmétique en Beauté et Ethnique, y aurait-il, dans le chef des hyper-marchés, une volonté délibérée de faire de la beauté ethnique une beauté de seconde zone ?  Et, par extension, de ses utilisatrices des clientes de second choix ?

Les Hypers et leurs centrales d’achat ne sont pas connus pour faire du sentimentalisme mais plutôt pour être des machines de guerre en termes de logistique et de maximisation des marges. Le simple fait d’être référencé dans le magasin coûte un prix énorme à la marque la contraint à de nombreuses obligations (volumes disponibles, marges arrières, marges avant, dé-référencement de certains produits…) ce qui représente une réelle barrière pour la majorité des marques de cosmétique ethnique.

Ensuite, c’est surtout une question de statistiques de ventes.  Plus une marque – et les  produits de cette marque – rapportent à l’enseigne, meilleur est son positionnement dans le rayon, tant sur le plan horizontal (tête d e gondole, centre ou tiers du rayon) que sur le plan vertical (hauteur d’yeux, haut ou bas).  Une fois la marque du distributeur et les marques majors (L’Oréal en tête) positionnées, il ne reste plus beaucoup de place pour les outsiders.  Ceux-ci sont alors placés ensemble, à de moins bonnes places.

Meme si la clientèle noire dépense jusqu’à deux fois plus que la clientèle blanche en produits cosmétiques, le volume global des produits ethniques reste inférieur (moins de clientes et qui n’achètent pas forcément des produits estampillés ‘ethnique’).

En intégrant un rayon plus vendeur, SheMoisture s’assure de facto aussi une plus grande visibilité et plus de revenus.

Du combat logistique au plaidoyer pluriversaliste.

Le fait qu’il y ait un rayon clairement identifié « beauté » et un autre rayon étiqueté « ethnique » (séparant les produits cosmétiques ethniques des produits généraux)  est très révélateur des critères esthétiques stéréotypés prédominant dans l’industrie cosmétique et dans la société de manière générale.  Un standard caucasien aux cheveux longs et lisses qui exclue tout autre modèle de l’allée principale.  Un modèle d’infériorité intériorisé par une part non négligeable des femmes noires.

En intégrant le rayon « Beauté », SheMoisture ne souhaite pas uniquemet opérer un changement logistique.  SheMoisture souhaite ouvrir le débat sur la façon dont l’industrie considère la beauté de manière racisée.

Néanmoins, peut-on uniquement jeter la pierre aux hyper-marchés ?  A force de s’autodéterminer comme ‘cosmétique ethnique’, ‘ethno-cosmétique’, ‘cosmétique pour femmes de couleur’, pour cheveux texturisés, etc…  les firmes cosmétiques concernées se mettent peut-être aussi elles-mêmes hors des circuits classiques.  Comme l’indique le  Dr Khadi Sy Bizet (dermatologue spécialiste des peaux noires),  en total désaccord avec ce terme « ethnique » qui  renvoie à la notion de « race » et à une échelle de valeur qui a causé bien du tort, a- t-on besoin de s’enfermer dans une sémantique qui prête à confusion, réductrice, excluante voire communautariste?  Pourquoi ne pas oublier l’étiquette (ou ne garder que le terme ‘beauté globale’)  et miser sur un marketing multi-ethnique, un géomarketing ultra précis ?

Le but n’est pas de vouloir fusionner ou noyer les identités dans une beauté « universelle »  (dans laquelle tout le monde se ressemble).  Il faut au contraire viser le « pluriversalisme », accepter l’émergence de nouvelles représentations de la beauté, les accompagner et accélérer leur affirmation. L’idée est de faire sortir ces marques ethniques du statut de marques de niche, qu’elles acquièrent une plus large visibilité et une plus large audience.  Les  marques qui réussissent à se positionner de façon à attirer de larges groupes de consommateurs parviennent à briser ce fameux plafond de verre.  Précisément que vient de faire SheaMoisture.

Mutinta Milunga – trained to reach Excellence.

 

Mutinta milunga

As a national trainer for a cosmetic brand, I do know that the high level quality of your training is one of the most important components to success your business.

As I told you in the post “how to become a great spa manager?”, I currently take part in the international spa management program with Raison d’Etre.  So, naturally, I asked the training center who was the best participant they had ever had, coming from Africa.  And they talked to me about Mutinta Milunga.  Let’s discover her way to Excellence.

 

Throughout life training in Africa and « overseas ». 

Coming from Zambia, Mutinta Milunga had a first diploma in Information Systems and Programming at the National Institute for Public Administration.

But far from I.T., she gave a turning point to her career by getting certificates in Anatomy & Physiology, Medical Terminologies, Swedish Massage, Hydrotherapy, Herbs, Nutrition and  Disease Cause & Cure.  She became a Massage Therapist at Healing hands physiotherapy clinic and at Taj Pamodzi Hotel in Lusaka.

Moving to Kenya, she went back to school to get both a diploma in Business Conduct and certificates in Basic Facial and Hot stone Massage.  There, she was Massage Therapist Intern at Mara West Camp and, later, Independent Massage Therapist & Pilates trainer in Nairobi.  To reinforce her skills, she further went ahead to get two diplomas in Anatomy & Physiology and Complimentary therapies and in Pilates Teaching respectively from ITEC,UK.

Last destination on her way to excellence: Zanzibar!  She became Spa Therapist and Pilates Trainer at the Diamond Star of the East (SLH) & Diamonds La Gemma Dell E’st.  And finally, since 2014, she is the proud Manager of the spa.  Spa which is nothing less than the Best Spa of the Year 2015 for Tanzania and Zanzibar!

In parallel with her full time job, she took part  in the online spa management program with Raison d’Etre (Sweden). “The spa management program was an eye opener, a life changer.  Please allow me to say my thanks for the knowledge I acquired on the spa.   It has made me not only a better therapist but a better colleague.”

 

Projects and Dreams: a vision for Africa and for African people.

As a spa manager of an African spa my project is to incorporate our rich African traditions of healing into each and every service that is offered from the moment the guest steps into our spa until they leave. Using 100% African organic products sourced and made in Africa. To offer a true all rounded African experience in everything from the welcome to the farewell.

My dream is to see an Africa that does not think wellness and massage therapy is a luxury for the rich and able an Africa that understands the power of the healing touch as understood by our ancestors.

My dream is to see an Africa that respects the wellness industry and does not think that it’s a field for people who couldn’t make it to dental school or any other seemingly prestigious field.

My dream is that African people understand what and know how wellness is a vital part our lives and how it starts in our homes. People that cherish and work towards being balanced in mind, body and spirit.

 

BONUS: African Massage: the Ukuchina.

We’ve talked a lot about African massages in our latest posts.  Mutinta Milunga introduces to us another magic one, coming from her natal Zambia: the Ukuchina Massage.

The Ukuchina Massage is a popular local treatment that involves a manual massage followed by firm but gentle pressing  of hot towels soaked in hot water with eucalyptus on problematic areas to help relieve tension.  It’s ideal for stress, tension, depression and post natal recovery.

Why nobody knows anything about African Massage. And why you should!

african massage

 

Beauty rituals of course do exist in Africa.  We prove it along and forth in our articles.  But what about massage? Does a real ‘spa culture” exists in Sub-Saharan Africa?  I don’t talk about North Africa (with the world-wide known tradition of Hammam) or about the Indian Ocean (development of spa culture through the development of tourism and hotel industry), let’s talk about Black Africa.

The reasons why

In Africa, ‘to touch’ is more natural than in Western countries : narrow proxemics, maternal skin-to-skin, therapeutic touch, initiation or religious rites…  But they don’t consider the touch / the massage as a time for relaxation and introspection.
However, locally, there are very specific and ancient massage techniques and even hot springs with thermal benefits.   But due to the oral transmission, due to the lack of ancient written, due to the lack of massage schools, due to the lack of scientific validation of the benefits, and unfortunately due to the negative image of Africa (poverty, diseases, wars…)  African techniques have struggled to expand internationally ; making these practices completely anecdotal globally.

The African approach …and trend.

Yet the African approach is really interesting! And Africa has much to offer in the massage industry: healing philosophy, shamanism, technical gesture, original accessories (rungu, calabash…), natural and effective products, music…  Some African countries (South Africa, Namibia), along with the development of tourism, offer now traditional African massages.  Global Wellness Tourism Congress Research (2014) said Sub-Saharan Africa will see strong 12.6% growth by 2017.  Africa is a trend to catch.
 In Western countries, during the ‘cocoa-therapy fever’ (around the 2000s), here and there, some spa and cosmetics brands had developed African-inspired treatments.
But what if the global development of these African massages was done by the diaspora?  We’ve mentioned on our blog different ones: the Digui Massage (West Africa), the Congo Massage (Central Africa) and the Vunkuwa Massage (South Africa).  Here is my favorite one (of course!): the Congo Massage.  

Congo Massage : « happy-therapy » and deep energy. 

« I wanted to offer my clients an African holistic treatment that powerfully reconnects them to their roots, to who they really are; a treatment that not only relax but detoxifies the whole body and brings a deep energy.  I wanted a massage which represents the creativity, the elegance and the « joy despite everything » of the Congolese people.   

So, as I am both Belgian and Congolese, I created the Congo Massage ®, a Signature Massage which is nearly a tribal choreography on the body of the client.  During the treatment, its heart rate varies depending on the hypnotic drum of the djembe, sometimes frenetic, sometimes calm and deep. A unique experience. » says Julie Lombé.

Congo Massage ® begins with a long session of feet reflexology, with baobab oil, symbolic tree in Africa, ‘palaver tree « under which young people come to listen to the stories of their elders. The feet connect us to the earth, to our roots, to our energy flow.

What follows is a massage of the whole body, manual first, and accessorized in a second time. This massage is inspired by several African massage techniques. First massage Rungu (Kenya) whose characteristic is to use Rungu wooden sticks, young Maasai warriors attributes. Concerning the Congo Massage ®, we use precious ebony and wenge wooden sticks coming from the DRC.  The two different sizes allow working on every part of the body.  They are used for drainage, vibrations, pressure, percussions and stretching.

Another influence is the Bamikilé massage (Cameroon – United Baham) whose baham handle (or handle Manefaing), made of sacred red earth is used by healers for its cleansing properties. The gesture of ‘African rolled’ is played by pivots pressures of the hand on the muscles to loosen them in depth.

After the treatment, the client feels happy and has a peaceful mind, its body is full of energy and shaped, its skin is regenerated.

All products are organic and/or Fair Trade and grown in Africa.

As mentioned above, for the work on the feet, we use baobab oil (healing and regenerating the drier skins) and add a few drops of essential oil of black pepper (warms and relaxes the muscles, stimulates the digestive glands , activates circulation) for an immediate detox and wellness action.

For the rest of the body, a blend of butter Shea (nourishing and restorative) and cocoa (antioxidant polyphenols, theobromine and caffeine burns fat).  The client adds a choice of vegetable extracts of coffee, cocoa or pineapple to reinforce the sliming properties… and because it smells delicious!

At the end of the treatment, to complete the journey of the senses, tea or African coffee with chocolate or, depending on the season, juice and fresh fruit are served.

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(c) Picture: Madikwe-Safari-Lodge-Madikwe-South-Africa

Massage africain (4/4): Vunkuwa African Massage.

 

Vunkuwa massage african

La petite histoire…

C’est en 1998 que Carol Mathebula crée son massage africain.  La philosophie de ce soin est basée sur la pensée afro-chamanique qui dit que chaque personne et chaque chose posséderaient une âme faisant partie d’un Grand Ensemble interconnecté et que cet esprit affecterait tous les événements, y compris les souffrances et les maladies.  Les émotions et le physique sont directement liés et une émotion intense peut avoir un impact sur le corps (et inversement), positivement ou négativement.  Une tradition dont les chamanes (ou sorciers) sont, de manière innée, le chaînon entre cet au-delà et les hommes.  Des chamanes qui dans leur transe, ont la faculté de guérir, par le touché, par la parole, par les plantes.  Si le patient (sic) arrive à entrer dans un état de lâcher-prise proche de l’hypnose, le chamane peut prendre le contrôle de son esprit et donc de son corps.

Carol Mathebula se revendique l’héritière de ce savoir, un don hérité directement de sa grand-mère, native d’une tribu Basotho, en Afrique du Sud.

L’Art Africain de Guérison Vunkuwa se base sur l’étude de la respiration, de la température et des auras de couleur que le corps dégagerait afin de détecter les souffrances et zones de blocage, de déséquilibre énergétiques qui pourront être rétablis en quelques séances.

 Technique.

Pour commencer le soin, le client est couché sur le ventre et recouvert d’un Fani (pagne de coton tissé).  Le masseur effectue au travers des bercements rythmés et vigoureux durant une dizaine de minutes, des pieds à la tête.  Le but de de faire recirculer les énergies, de débloquer les zones de déséquilibre et de tensions.

Ensuite, l’huile est rapidement appliquée sur la face dorsale.  Les jambes, par un mouvement extrêmement rapide (le Pulule), sont vigoureusement frottées, étirées, pétries en araignées.  Le dos est travaillé (Patanetsa) en réelle profondeur à l’aide des articulations des doigts et du coude.  La face ventrale est travaillée avec la même intensité et plus de douceur au niveau du décolleté et du visage.

 Produits.

La technique de massage se combine avec l’application d’huiles de massage naturelle contenant des plantes médicinales et aromatiques sud-africaines :  le buchu diurétique, le lemon bush pour booster le système immunitaire, le bois vert stimulant, la patate douce régénérante, le rooibos relaxant…  Elle laisse la peau douce, hydratée et nourrie pour une action pro-jeunesse.

>>> Découvrez les services et produits de la Vunkuwa International Academy.  L’Académie est basée en Belgique mais les séminaires de formation se donnent aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre et la société est aussi active en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.