L’Oréal : un nouveau centre de Recherche et Innovation pour créer les produits du futur destinés aux consommateurs africains.

L'Oréal centre recherche Johannesbourg

Présent à Johannesbourg depuis plus de 50 ans, L’Oréal a depuis longtemps fait de l’Afrique du Sud son centre névralgique pour l’Afrique Subsaharienne.  Départements en recherche et développement, production et distribution y sont regroupés pour rayonner dans toute l’Afrique, bonne élève en termes de marges de progression.

Une connaissance approfondie de la beauté africaine

L’Oréal accélère son développement en Afrique subsaharienne avec l’ouverture d’un nouveau centre de Recherche et Innovation en Afrique du Sud.  Ce centre de Recherche et Innovation est dédié aux spécificités de la peau et cheveu africains ainsi qu’aux rituels de beauté et attentes des consommateurs régionaux.

Ce centre sera le 7ème du Groupe dans le monde (après la France, les États-Unis, le Japon, la Chine, l’Inde et le Brésil).   En 2003 déjà, L’Oréal avait ouvert son Centre d’Evaluation à Jo’bourg, dont la mission était d’évaluer des produits pour peaux foncées et cheveux texturisés et d’approfondir la connaissance du consommateur africain (spécificités et attentes).  Ce département spécifique était précédemment basé à Clark dans le New Jersey (Etats-Unis).

Le Centre de Recherche et Innovation accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée parmi lesquels des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie.  Le nouveau centre, qui comprend 20 salariés et collaborera avec l’environnement scientifique et professionnel de la région, notamment les universités, les dermatologues et les coiffeurs.

Pour évaluer les avantages techniques, fonctionnels et sensoriels des produits, les équipes suivent des protocoles stricts et utilisent au quotidien des instruments de pointe permettant d’observer la surface de la peau, ses spécificités ou encore de mesurer le taux de cassure des cheveux. Les domaines de recherche porteront sur l’uniformité du teint, le sébum, l’acné, la sécheresse, la maîtrise du cheveu, les cuirs chevelus sensibles et le dosage minutieux des parfums.

Innover pour le consommateur africain

« L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain. Elle illustre notre détermination à aller toujours plus loin dans l’innovation afin de répondre aux attentes du marché africain de la beauté. Les enquêtes que nous réalisons depuis 2010 auprès des consommateurs et les études menées sur la peau et le cheveu depuis les années 2000 forment la base de nos connaissances pour développer des produits sur-mesure pour les consommateurs africains. Nous avons commencé par le cheveu, et notre ambition porte également sur le maquillage, le corps, l’hygiène et la peau.», explique Laurent Attal, Vice-Président, Directeur Général Recherche et Innovation.

L’Oréal a déjà mis au point des innovations clés dans le domaine de la beauté pour les consommateurs africains. L’équipe dédiée aux African Beauty Brands a lancé la technologie « black oil » pour la coloration du cheveu, le défrisage sans danger et les routines d’uniformisation du teint. Les consommateurs subsahariens bénéficient déjà de produits spécifiques, comme des soins nourrissant pour cheveux et une gamme de maquillage parfaitement adaptée à la couleur de leur peau.

L’Afrique : une des meilleure zone de progression au monde. 

Le groupe L’Oréal est présent en Afrique du Sud depuis 1963 et emploie à présent plus de 500 collaborateurs.  La compagnie y compte une usine et 4 divisions (Consumer Products, Professional Products, L’Oréal Luxe and Active Cosmetics), qui gèrent 26 des marques du groupe dont  Mizani, Dark & Lovely et surtout Garnier qui sont exportées à travers toute l’Afrique.

L’Afrique subsaharienne – comme tous les marchés émergents-  est une région à forte croissance pour L’Oréal. Dans le puzzle planétaire, le continent noir devient un marché prometteur, même si l’Afrique ne représente encore qu’un faible volume de vente à l’échelle mondiale.   L’an dernier le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 727,9 millions d’euros dans la zone Afrique-Moyen Orient, en hausse de 12,1% à données comparables, et de 28,1% à données publiées, ce qui en faisait la zone géographique à plus forte croissance du groupe.

« L’Afrique subsaharienne est une des régions en forte croissance pour L’Oréal. Ce nouveau centre va nous permettre d’intensifier nos efforts pour créer les produits de beauté du futur destinés à nos consommateurs africains, tout en puisant notre inspiration dans les rituels de beauté et les besoins très variés de nos consommateurs de ce continent. », déclare Alexandre Popoff, Directeur Général Europe de l’Est et Afrique, Moyen-Orient.

(c) L’Oréal Beauty For All

D.I.Y. Masque ultra nourrissant pour cheveux secs

DIY nappy hair receipt naturalGoogle annonçait dernièrement les combinaisons de mots les plus recherchés.  En Afrique, dans le domaine cosmétique, la requête la plus courante est “comment rendre mes cheveux souples?”.  Une recherche très active de recettes naturelles ‘homemade’ pour les cheveux mais aussi pour la peau.  Panafrican Beauty vous propose un grand classique : le masque nourrissant pour tous les cheveux secs.  Une potion  capillaire magique, facile, peu chère et à base d’ingrédients naturels 100% africains.

La cause des cheveux secs.

Les cheveux crépus ont de nombreuses particularités qui les rendent fragiles et vulnérables.  Le cheveu crépu est sec, fin, avec des boucles très serrées. Il pousse en spirale et sort couché sur le cuir chevelu.  Le follicule pileux des cheveux crépus produit peu de sébum. C’est pour cette raison qu’ils sont souvent secs et déshydratés.  Le soleil et les nombreux traitements auxquels ils sont soumis amplifient les dégâts (défrisage, tissage, tresses, postiches, foulard).  De plus, le cheveu crépu a la particularité de se rétrécir au contact de l’eau ou de l’humidité. Ce phénomène s’appelle le shrinkage.  Pour éviter ces phénomènes, nous allons miser sur des produits nourrissants (riches en lipides) plutôt qu’hydratants (riches en eau).

 La recette : avocat, banane, huile d’argan et mayonnaise.

  • ¼ d’avocat.  Source de vitamines A, F ,E antioxidante, oméga 6 et 9,  phytostérols (améliorent la microcirculation et protègent contre l’action des UV).
  • ½ banane : Très riche en vitamines (A, B1, B2, B3, B5, B6 et C) et en  sels minéraux (potassium, magnésium, calcium, fer, cuivre), la banane nourrit, adoucit et prévient la déshydratation des cheveux secs.
  • 3 petites cuillère d’huile d’argan : riche en vitamine E et en insaponifiables, cette huile est réputée pour ses propriétés nourrissantes, régénérantes et restructurantes. Son pouvoir anti-oxydant compense en profondeur la dénutrition.
  • 2 petites cuillères de mayonnaise aux œufs : la mayonnaise elle restore l’hydratation et apporte une dose de protéines (constituant majeur des cheveux – la kératine) et de brillance.

Ecrasez / Mixez les ingrédients.  Appliquez immédiatement et généreusement sur cheveux sec ou humide. Massez le cuir chevelu.  Laissez poser 20 min minimum.  Rincez abondement.

Résultat : les cheveux sont souples, doux, brillants, délicatement parfumés.  A moyen terme : une pousse favorisée.

Parapharmacie: le distributeur de choix pour l’ethno-cosmétique.

 

Paraethnik

D’abord,  des marques ethno-cosmétiques qui plébiscitent les réseaux de distribution des pharmacies et parapharmacie pour leur gage de sécurité et le capital confiance qu’on leur accorde.

Ensuite, des (para)pharmacies  parfois frileuses face à de jeunes marques dont elles n’ont pas toutes les garanties en termes scientifiques et face à un secteur de niche dont la clientèle a des besoins et des questions très spécifiques.

Enfin, des consommateurs entrés de plein pied dans l’ère numérique et qui entendent bien avoir accès à leurs produits favoris, où qu’ils soient sur la planète.

Briser les a priori.

Dans son excellent article « Ma beauté ethnique en pharmacie », Leslie Carombo retrace l’histoire de l’ethno-cosmétique en officine.  Celle-ci débute au début des années ’90 avec l’arrivée de marques de maquillage américaines telles Flori Roberts ou Naomi Sims Cosmetics (également du soin).  L’offre se diversifie petit à petit avec des marques françaises (Agnes de Bussy, Kanellia, HT26…) qui proposent des soins visage et corps et des produits capillaires.

A l’époque, il fallait casser les murs d’incompréhension et les a-priori.  Certains pharmaciens avaient peur d’attirer une clientèle sans pouvoir d’achat ou susceptible d’engendrer des vols de marchandise.  Or, des études (dont celle de L’Oréal en 2010) ont démontré que les consommatrices de produits ethniques dépensaient jusqu’à 9 fois plus en soins cosmétiques que les clientes caucasiennes.

L’offre est à présent beaucoup plus diversifiée, qu’il s’agisse de marques et laboratoires spécialisés (Phytospecific, Nuhanciam, In’Oya, Biolissime, Château Rouge,) ou de marques généralistes (Klorane, Pierre Fabre) qui élargissent leur gamme.

Des besoins spécifiques.

Vouloir séduire une clientèle ethnique, c’est aussi, pour les (para)pharmacies, la nécessité de devoir comprendre et de pouvoir répondre aux besoins spécifiques des peaux foncées :

  • Hyper et hypo pigmentation
  • Déshydratation
  • Hyper séborrhée
  • Cicatrices chéloïdes
  • Folliculites de la barbe
  • Cheveux crépus

Les marques doivent donc avoir un réel rôle pédagogique et former les équipes officinales bien au-delà de la simple connaissance du produit afin que les conseils et prescription beauté soient pertinents.

Les marques doivent également faire un effort important en termes de communication, de marketing, de visual marchandising et d’animation du point de vente afin de faire connaître leurs produits et leur donner la place qu’ils méritent.

Une parapharmacie 2.0 tournée aussi vers l’Afrique.

Le monde de la pharmacie et de la parapharmacie est lui aussi en mutation profonde.  L’ère numérique à définitivement modifié les habitudes des consommateurs et de nouveaux acteurs arrivent sur le marché des pharmacies du futur.

C’est le cas de Paraethnik.com, une e-pharmacie créée en 2014 par le pharmacien Thierry Tchapnga et qui propose déjà l’offre de plus de 100 laboratoires de d’ethno-dermo-esthétique (dont, bientôt, des marques africaines).  Une offre large, claire, didactique et qui compte de vrais pharmaciens  en son sein.  Le site reprend aussi bien les marques dédiées exclusivement aux peaux foncées que les gammes spécifiques des marques généralistes.  La force du web : des produits parfois introuvables livrés en 48h partout en France, 72h en Europe et 7 jours en Afrique.  Car c’est bien l’Afrique et son milliard d’habitants, jeunes, connectés, au pouvoir d’achat grandissant qui constitue le véritable potentiel de croissance du site et des marques.

 

Des fesses parfaites? Voici comment…

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Des fesses fermes avec de beaux volumes, toutes les femmes (et les hommes !) en rêvent.  S’il existe bien une base génétique dans le fait d’avoir ou non, de belles fesses, on peut toutes obtenir un magnifique postérieur avec plus ou moins d’efforts, de temps… et d’argent. 

Stéatopygie : la génétique des fesses « à l’africaine ».

 Quatre facteurs génétiques entrent en ligne de compte lorsque l’on évoque les formes callipyges des femmes africaines et afro-descendantes.

  • La structure osseuse: la configuration du rachis lombaire et du sacrum forment une courbe et non une ligne droite.  Si vous avez la chance d’avoir une jolie cambrure, vous aurez spontanément des fesses relativement belles.
  • La structure musculaire (grand, moyen et petit fessier) : la fibre musculaire serait plus présente chez les africains, ce qui permettrait un volume musculaire plus important.
  • La structure des tissus adipeux: certaines ethnies africaines (Bochimans, Hottentots, Pygmgées, Khoïsans, Hadza…) sont génétiquement caractérisées par une stéatopygie prononcée.  Cette accumulation de graisse dans les fesses et les cuisses constitue une réserve énergétique propre à leur permettre de survivre en période de famine.  Cette nature peut aussi être culturelle et certaines ethnies (au Niger notamment) pratiquent le hangandi (gavage) des femmes à des fins sociales et esthétiques.
  • La structure du derme: les peaux foncées ont un tissu dermique plus dense que les peaux caucasiennes.  Les fibroblastes de collagènes et d’élastine y sont plus nombreux.  Il en résulte une fermeté plus importante, une peau plus lisse.

La réponse de l’industrie cosmétique.

En Europe, les cosmétiques « spécial fesses » visent à réduire la cellulite (amincissants) et à améliorer la qualité de la peau (raffermissants).  Les effets des principes actifs peuvent être amplifiés par des techniques manuelles (massages) ou mécaniques (endermologie, électrostimulation).

En Afrique (mais aussi au Brésil ou aux Etats-Unis), la donne est tout autre.  On ne veut pas faire fondre ses fesses.  Au contraire, on veut les voir gonfler !  Avoir des fesses surdimensionnées tourne même à l’obsession chez certaines.  Crèmes Bora-Bora, crème Botcho (« fesses volumineuses » en argot abidjanais), Yodi pills (Afrique du Sud), suppositoires à l’huile de foie de morue associés à un régime alimentaire riche en lipides, plantes du brésil (maca), pilules contraceptives …  Autant de produits à la composition opaque supposés augmenter le volume adipeux.

Kigélia, muscade, poivre noir…  Heureusement, il existe aussi des produits naturels et peu onéreux que vous pouvez découvrir dans l’ebook Secrets de beauté d’Afrique: dictionnaire cosmétique des actifs et rituel de soin.

 

Attention dangers !

En Afrique, certaines pratiques – dont l’efficacité n’est pas toujours démontrée – sont courantes mais pourtant très dangereuses pour la santé.

Certaines pilules (type contraceptives) pour grossir les fesses stimulent la glande hypophyse pour libérer des œstrogènes qui font qu’il est possible pour votre corps de stocker la graisse dans les fesses et les hanches (et/ou ailleurs!) pour les faire grossir.  Des problèmes peuvent apparaître: kystes dans les seins, dérèglement du cycle menstruel, troubles de l’humeur…

Pour faire gonfler rapidement leurs fesses, leurs seins ou leurs hanches, certaines vont jusqu’à s’injecter des doses de Deca-Durabolin, produit stéroïde anabolisant très apprécié des culturistes qui favorise le développement des muscles fessiers, combiné à une rétention d’eau dans les tissus.  Mais les effets secondaires sont nombreux : hypertension, maux de tête, saignement de nez, acné…

Autre technique complètement aberrante et dénué de tout fondement scientifique: le cube de bouillon Maggi introduit par voie anale pour une supposée accumulation des graisses au niveau des fesses. La forte teneur en sel du cube est extrêmement corrosive pour les muqueuses et entraînent des infections dont les complications peuvent mettre en jeu la vie des femmes.

Le sport : allié beauté et bien-être. 

L’option la plus saine et la moins chère est encore de se mettre au sport.  La fesse compte trois muscles : le grand, le moyen et le petit fessier.  Les muscles fessiers sont parmi les plus volumineux du corps humains.  Ils peuvent tous être ciblées de manière différente grâce au sport et prendre rapidement du volume.  A raison de 5 séances hebdomadaires de 20 minutes, en alternant cardio et musculation, vous devriez voir rapidement vos fesses se métamorphoser.  Voici quelques-uns des exercices les plus efficaces.

  • En position debout : fentes avant, squats
  • A 4 pattes : flexion et extension vers l’arrière, petit chien
  • Couché sur le dos : le pont
  • Couché latéral : élévation jambe tendue

Butt-lifting et implants : la chirurgie esthétique des fesses.

Comme indiqué dans notre article sur les grandes tendances 2016, l’Afrique est une terre de prédilection pour le tourisme esthétique low cost.  De nombreuses cliniques esthétiques permettent de jumeler opération esthétique et villégiature.  Depuis 2 ans, la plus grosse progression en termes d’opération est l’augmentation du volume des fesses (+86% par an aux USA, +780% en Afrique du Sud !).  Inspirées par des stars comme Kim Kardashian, Jennifer Lopez, Beyonce, Nicki Minaj, des milliers de femmes ont recours à cette opération.  Plus seulement une clientèle d’occidentaux mais, massivement, des femmes noires de la classe moyenne supérieure. Une pratique onéreuse (plusieurs milliers d’euros) et, comme tout acte de chirurgie, pouvant occasionner des complications post-opératoires (douleurs, rejets, cicatrisation…).

  • La lipostructure des fesses se fait en deux phases On aspire (par exemple dans les cuisses) puis on réinjecte votre propre graisse dans les fesses pour en corriger le volume et la forme.  Les traitements peuvent être répétés.
  • La pose d’implants en silicone permet une augmentation spectaculaire du volume et de la forme des fesses.

La lingerie sculptante.

Allez, pour celles qui veulent tricher un peu…  Moins invasif et pour  un résultat immédiat sans souffrir et sans effort, la lingerie sculpante est LA solution.  On optera pour des culottes remonte-fesses ou des collants avec prothèses intégrées qui permettent de gonfler le haut de la fesse.  La version moderne de la tournure (faux-cul) très en vogue en France au XIXème siècle.

Vieillir sans une ride: oui, c’est possible!

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Renée Davis – 63 ans

Pourquoi le temps semble n’avoir aucune prise sur certaines femmes ?  Que dit la science et quels conseils pour maintenir une belle qualité de peau au fil des ans ?

Pourquoi a-t-on des rides ?

Les rides sont causées par des facteurs endogènes (vieillissement, patrimoine héréditaire) et exogènes (photo-vieillissement, habitudes de vie).

Inexorablement, au fil du temps, nos cellules se détériorent, vieillissent, meurent.  Perte d’élasticité, de fermeté, de substance…

Si les rides n’apparaissent qu’au-delà de 40 ans sur les peaux foncées, c’est pour 3 raisons biologiques principales.

  • Les peaux africaines, plus foncées, contiennent plus de mélanines. Elles sont naturellement mieux protégées contre les effets néfastes  du soleil (UV) et le stress oxydatif des cellules.
  • Les peaux foncées sont généralement plus grasses, la peau est mieux nourrie, plus souple, plus longtemps.
  • Le derme des peaux noires est plus dense : les fibres de collagène et d’élastine sont tellement compactées que les tissus ne s’affaissements pas.

Mais bien que le photovieillissement soit retardé, d’autres signes de vieillissement de la peau ne le sont pas, notamment les taches de vieillesse et des excroissances brunes inoffensifs connues sous le nom de kératose séborrhéique.

Comment retarder leur apparition ?

Quel que soit le phototype, les conseils restent les mêmes :

  • Protéger sa peau du soleil et utiliser un écran solaire
  • S’hydrater en buvant beaucoup d’eau
  • Appliquer quotidiennement des soins naturels ou crèmes cosmétiques anti-âge
  • Avoir une bonne hygiène de vie : ne pas fumer, manger sainement, bouger

Aider la nature : les injections de comblement des rides sur peau noire

Celles qui souhaitent « tricher » peuvent aussi se tourner vers la médecine esthétique pour effacer les rides et empêcher que d’autres ne s’installent.

Le comblement des rides consiste à injecter sous le sillon un gel qui va regonfler la ride. On utilise principalement l’acide hyaluronique, une protéine naturellement présente dans la peau, dont la tolérance est excellente. L’acide hyaluronique a de plus un effet de capteur d’eau qui va accentuer le gonflement du sillon.  On peut aussi utiliser l’hydroxyapatite de calcium dont la durabilité est meilleure.  En injectant le produit dans le derme, on comble le fond de la ride, dont le pli s’atténue ou s’efface en surface. Un résultat immédiat et durable, ce qui rajeunit et défatigue le visage.  Selon l’âge et l’importance des rides, le résultat dure de 6 à 18 mois. Du fait de la densité des peaux noires, les produits de comblement semblent tenir particulièrement longtemps. Le produit peut être injecté régulièrement, sans inconvénients.

En complément, on peut également pratiquer des injections de toxine botulique, une molécule extraite d’une bactérie, qui permet de bloquer la transmission entre le nerf et le muscle. Injectée dans la peau, elle entraîne un relâchement musculaire de la zone traitée, ce qui permet de détendre les rides liées à l’expression.  La contraction musculaire devient faible, mais reste possible (sauf erreur du praticien ou surdosage), pour conserver un minimum de mobilité des traits. Le résultat final n’est visible qu’au bout de 8 à 15 jours.  La toxine botulique est détruite en quelques mois par l’organisme. Les effets s’atténuent donc avec le temps, au bout de 6 mois.

Plus d’infos sur le site du Dr Pierre-Patrice Cabotin, dermatologue esthétique spécialiste des peaux noires.

Mongongo. The African Super Oil.

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“Just when we thought we’d gotten our yearly/lifely dose of skin and hair oils, another super ingredient recently slipped across our desks: mongongo oil. When I first caught wind of the oil — which has been cropping up in hair and skin-care products left and right — my first reaction was, mongon…what?! It’s not necessarily a well-known additive (yet!), but we predict that you’re going to be hearing about it more.
The oil is derived from the fruit of the manketti tree (which has the ability to thrive in extreme weather conditions in Sub-Saharan Africa) and has been used for centuries in skin care, according to Anita Sun, an esthetician and co-founder of Dermovia. « The egg-shaped fruit is not only extremely nutritious, [but it] has many useful properties as a super emollient and protectant for both skin and hair, » she explains. Each seed contains a good amount of vitamin E (an antioxidant that helps stave off skin damage and signs of aging), as well as nutrients like calcium, copper, and zinc.

Mongongo oil is also high in polyunsaturated fatty acids, which are known to remain on the skin longer than saturated fatty acids (think coconut oil) or monounsaturated oils (jojoba and almond oils), explains Sun. « [The fatty acids] deliver a protective, emollient layer on the surface of the skin and act as a barrier to prevent moisture from escaping through the pores, » she says. « These fatty acids can retain moisture and keep the skin glowing, while smoothing out rough texture and diminishing the appearance of wrinkles and fine lines. » Fountain of youth, is that you?

All of these benefits piqued the interest of Drunk Elephant founder Tiffany Masterson, who recently began using the ingredient in her brand’s products. But it was the alpha-Eleostearic acid (which adds another layer of sun protection) that really won her over. « When you apply the oil to your skin, it actually will create a shield over your skin or hair when it’s hit by UV rays, » she explains. « When you go outside and you have it on your lips or skin or hair — which is how they use it in Africa, they coat themselves in [the oil] — it turns into a protectant. »

 

Read the entire article written by  TAYLOR BRYANT on Refinery 29

Soins du désert africain (2/2) : Kalahari

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Comment un « lieu sans eau » (signification littérale du nom Kalahari en langage bochiman) peut-il apporter des actifs cosmétiques aussi intéressants?  Découverte des trésors issus du plus austral des déserts africains s’étendant sur les territoires de l’Afrique du Sud, de la Namibie et du Botswana.

Cristal de sel du Kalahari : l’or blanc du désert.

Dans la cuvette dépressionnaire du lac Makgadikgadi (lac disparu il y a 10.000 ans ayant laissé la place à un désert de sel) et dans les puits creusés par les Bochimans, des dépôts d’un sel d’un blanc immaculé sont récoltés.  Ce sel est riche en oligoéléments et en minéraux possède des vertus nutritives mais aussi cosmétiques.

La marque française Veld’s, spécialisée dans les actifs sud-africains, a créé une poudre nettoyante enzymatique permettant de lutter contre le vieillissement cutané et rétablir l’équilibre osmotique de la peau du visage.  L’action abrasive cristaux de sel du Kalahari est amplifiée par l’ajout d’un complexe enzymatique.

Pour le corps, on peut également trouver ces cristaux de sel en version brute dans le Sel de Bain de la marque sud-africaine Kalahari.  Barboter 20 minutes dans un bain de sel permettrait d’améliorer la circulation sanguine et lymphatique tout en facilitant le processus de détox naturelle du corps.

Aloe Ferox : l’aloe vera prodigieux made in Africa.

Poussant jusqu’en bordure du désert du Karoo (au Sud du Kalahari), l’aloe ferox est un trésor de la botanique sud-africaine. Cette plante impressionnante (elle peut mesurer jusqu’à trois mètres de haut) ne pousse qu’à l’état sauvage, dans un sol sablo-limoneux, en plein soleil.  Ses feuilles donnent deux sèves différentes.  Une première, jaune, amère est utilisée comme diurétique.  Une seconde, un gel blanc, est utilisée dans les soins de la peau.

L’aloe ferox présente une concentration très dense en vitamines, oligo-éléments, acides aminés, enzymes…  Il hydrate la peau, stimule la synthèse du collagène et participe activement au processus de renouvellement cellulaire et de cicatrisation.  L’aloe ferox est un des 4 actifs star d’une de nos marques fétiche Africology.

Melon d’eau du Kalahari : sublimer les peaux mates.

C’est donc sur cette terre extrêmement aride que pousse le melon d’eau du Kalahari dont la  chair jaune/verte est plutôt amère. Ce fruit est très précieux pour les Bochimans puisque grâce à l’eau qu’il contient, il est possible de vivre 6 semaines sans autre apport d’eau dans le désert en pressant la pulpe.

Les graines, riches en protéines, sont pressées à froid et produisent une huile au touché sec traditionnellement utilisée comme soin nourrissant pour protéger la peau du soleil et assurer un teint sans défaut.  L’huile de melon d’eau du Kalahari entre également dans la composition des savons.  Aujourd’hui on la retrouve dans de nombreux produits cosmétiques pour ses vertus antioxydantes,  régénérantes, sébo-régulatrices et fermeté.  On la trouvera brute sur le site Aroma Zone.

 

Afro-tendances 2016 : spa, wellness, beauté.

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Petit condensé des tendances pour le continent africain et sa diaspora en 2016 …et au-delà !  Les 12 afro-concepts spa, wellness et beauté à maîtriser d’urgence !

Authenticité: une certaine Idée de l’Afrique. 

Les clients veulent vivre des expériences authentiques et sont de plus en plus inquiets des aspects durables, bios et locaux.  Ils veulent des actifs et des traitements naturels issus ou inspirés des traditions locales.  En petites touches ou de manière globale, ce souci d’authenticité peut aller jusqu’au choix des matériaux et designers locaux, à l’univers olfactif, à la tenue des praticiens…   En dehors du continent africain, des afro-marques comme Africology ou Terre d’Afrique devraient apporter une touche d’exotisme et de nouveauté aux menus de soins.

Butt-lifting : la chirurgie esthétique des fesses.

L’Afrique est une terre de prédilection pour le tourisme esthétique (low cost).  De nombreuses cliniques esthétiques permettent de jumeler opération, soins wellness et tourisme.  Depuis 2014, la plus grosse progression en termes d’opération est l’augmentation du volume des fesses (+86% par an aux USA, +780% en Afrique du Sud !).  Inspirées par des stars comme Kim Kardashian, Jennifer Lopez, Beyonce, Nicki Minaj, des milliers de femmes ont recours à cette opération.  Plus seulement une clientèle d’occidentaux mais, massivement, des femmes noires de la classe moyenne supérieure.

Cosmétopée et pharmacopée : la science du végétal. 

Si la pharmacopée se définit comme l’ouvrage encyclopédique recensant principalement des plantes à usage thérapeutique, la cosmétopée se veut l’outil qui réunit cette encyclopédie des plantes à usage cosmétique.  Ces sciences font le lien entre la tradition et l’innovation.  En effet, par sa tradition forte d’usage de plantes médicinales dans les gestes du quotidien, l’Afrique a sa carte à jouer dans le recensement et la valorisation scientifique et commerciale des plantes à usage cosmétique et thérapeutique.  La biodiversité africaine a un potentiel énorme auquel la recherche fondamentale et la recherche appliquée s’intéressent au plus haut point.

Halal : certification des produits et des spas.

Longtemps ignorés ou mal compris par les géants de l’industrie cosmétique, les besoins en matière de beauté des femmes musulmanes sont, depuis quelques années, ciblés par une nouvelle vague de marques de niches au succès grandissant.  D’après le Sommet Mondial de l’Economie Islamique qui se tenait à Dubaï le mois dernier, le marché musulman des soins cosmétiques et personnels devrait augmenter de près de 74% d’ici 2020 pour atteindre 80 milliards.  Au-delà des produits, ce sont des spas entiers qui chercheront à recevoir le label halal garantissant que tout ce qui s’y passe correspond à ce qui  est autorisé par la charia, la loi islamique et la «morale musulmane».  Cela passera par le choix des marques (elles même labellisées), des zones spécifiques et distinctes pour hommes et femmes, de la nourriture saine et certifiée halal, du personnel de confession musulmane, des espaces et horaires permettant la pratique de sa foi…

Hot Springs : vertus des eaux chaudes et des boues.

Le thermalisme n’est pas encore énormément développé en Afrique.  Pourtant, de nombreux pays africains disposent de sources d’eau chaude : Algérie, Egypte, Nigéria, Rwanda, Uganda, Zambie, ou encore Afrique du Sud.  Les propriétés minérales et curatives de ces eaux sont un atout indéniable.  De plus, ces eaux s’accompagnent de boues ayant, elles aussi, en enveloppement, des propriétés intéressantes pour la peau et la santé.

Hyperconnexion : jamais sans mon smartphone.

Le mobile et l’accès mobile au web sont le quotidien de la jeunesse  …et des moins jeunes !  Les marques de make-up et le blanchiment dentaire ont connu un véritable boom avec l’avènement du selfie.  Il est d’une importance capitale pour tout acteur du secteur d’intégrer et de maitriser le web dans sa stratégie marketing : site propre, réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Pinterest…), YouTube, online-booking, web-shop, et autres applications (Kcal perdues, géolocalisation, réalité augmentée, bilan de santé…).  Le spa est dans la poche du client, il est important de bien soigner sa storytelling, de produire du contenu intéressant, de communiquer et de gérer sa e-réputation.

Nappy-Spa : le spa du cheveu naturel.

Le terme « Nappy », traduction du mot « crépu » (ou plus poétiquement, contraction de natural happy) est une tendance capillaire forte chez les afropéennes et les afro-américaines.  Un marché colossal estimé à 2,7 milliards de dollars par an.  La sensibilisation à l’importance d’un cheveu naturel de bonne qualité est telle que même les personnes utilisant des extensions soignent de plus en plus leurs cheveux sous leurs mèches et entre deux poses.  Des salons spécialisés, véritables spas du cheveu devraient se multiplier et proposer des soins capillaires intensifs, traitement des alopécies, massages crâniens…

Psammothérapie : sous le sable chaud. 

Pratique ancestrale en Afrique du Nord, la sablo-thérapie consiste à immerger un corps dans le sable chaud du désert pour soulager les rhumatismes, la polyarthrite ou les lombalgies.  Comme dans un sauna, les toxines sont éliminées et les muscles se détendent en profondeur.  Cette pratique se réalise à présent dans certains spa.  Un bac de sable chauffé à 45° permet de recouvrir le corps des curistes avec une épaisseur de quelques centimètres.

Star : le luxe dans un 5 étoiles ou à la belle étoile.

La notion du luxe se réinvente.  Plus que les infrastructures et le menu des soins, le wow-effet sera basé sur l’expérience hors du commun (au propre comme au figuré) vécue par le client.  Pour autant que la qualité du service soit irréprochable et que le client se sente comme un VIP, un spa hôtelier grand luxe pourra se faire concurrencer par un massage loin de toute civilisation, au milieu du désert sous une tente de bédouin ou les pieds dans l’eau de l’Océan Indien.

Super-Food : graines de teff et fruit de baobab.

« Ce qui se fait à l’intérieur se voit à l’extérieur ».  Depuis plusieurs années, on entend parler des bienfaits des super-aliments sur le bien-être, la santé et la beauté de la peau.  L’Afrique aussi compte plusieurs de ces super-héros nutritionnels.  Les graines de Teff, originaires du Yémen et d’Ethiopie sont sans-gluten, riche en calcium et en protéines, en fer, en aminoacides et en fibres.  On entendra aussi beaucoup parler du fruit de Baobab.  Délicieusement acidulé, il contient autant d’antioxydants que les baies de goji, 6 fois plus de vitamine C qu’une orange et de potassium que la banane, 2 fois plus de calcium que le lait, plus de magnésium et de fer que les épinards, des fibres et de la vitamine B.

Ubuntu : l’importance du développement (inter)personnel. 

Le nom Ubuntu vient de la langue Zoulou et signifie ‘Humanité aux autres’.  L’accomplissement de soi passe par la communauté, le lien entre les personnes, l’appartenance au groupe, la gratitude.  En tant qu’individus, il s’agit de mettre ses talents et capacités au service de la communauté humaine et de la Vie.  Etre membre de l’espace fitness du spa aura une autre dimension.  Fini la zen attitude et l’équilibre.  Bonjour à la spiritualité africaine, à l’énergie et à la joie de vivre.

Whitening : une pratique aussi lucrative que tabou. 

Le blanchiment est une pratique qui touche des millions de femmes.  Pour des raisons esthétiques ou sociales, des femmes prennent des risques réels pour éclaircir leur teint, avec un résultat catastrophique à long terme tant physiquement que sur le plan identitaire.   L’éducation à l’estime de soi et l’interdiction légale ne freinent que très peu le phénomène.  Alors, au même titre que l’auto-bronzant qui colore la peau sans les effets nocifs du soleil, face à ce marché gigantesque, celui qui trouvera une formule de soin efficace, rapide, spectaculaire, accessible et sans aucun danger pour la santé gagnera des milliards de dollars !  Cette thématique est au cœur des salons professionnels et devra encore l’être cette année.

L’Oréal and UNESCO award Sub-Saharan Africa fellowships

loréal fundation

The L’Oréal Foundation and UNESCO have awarded €10,000 each to three women as part of the For Women in Science Sub-Saharan Africa Regional Fellowships.

The recipients of the Post-Doctoral Fellowships are: Rasheedat Mahamood, from the University of Johannesburg, South Africa; Zebib Yumus, from iThemba LABS of the National Research Foundation in Cape Town, South Africa; and Jandeli Niemand, from the University of Pretoria, South Africa.

Nine women were also awarded Doctoral Fellowships of €5,000 each. These include: Nomvano Mketo, Gaelle Kafira KO, Shobna Sawry, Majidah Hamid-Adiamoh, Jinal Bhiman, Olubokola Adenubi, Olotu Ifeoluwa (Nigeria), Danielle Twilley and Edith Chepkorir.

All of the women were awarded the fellowships based on their academic talents, contributions and potential in the field of STEM (science, technology, engineering and maths). Sandeep Rai, Managing Director of L’Oréal South Africa said: “For the last 17 years, with the For Women In Science programme, we have been fighting to advance the cause of women scientists worldwide.

« Much has been achieved: more than 2,000 women have been recognised worldwide, the program has gained recognition from the international scientific community, a springboard to enable women to go further and rise to greater heights. Science is part of our DNA and we are really proud of all the women who continue to make a difference in Africa through our programme.”

The L’Oréal Foundation aims to support women working in scientific research as well as helping people boost their self-esteem through beauty via its other programme, Beauty for a Better Life.

Source : L’Oréal and UNESCO award Sub-Saharan Africa fellowships

Peut-on être « pour » le blanchiment de la peau ?

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Eclaircir sa peau.  Comment même l’évoquer sans s’attirer les foudres des afro-féministes, des dermatologues, des sociologues  ou même des Nappy girls ?  Loin d’être une particularité africaine, le blanchiment est une pratique qui touche aussi des millions de femmes asiatiques (de l’Inde au Japon).  Paradoxalement, c’est un sujet quasi tabou chez celles et ceux qui ont recours à ces crèmes, savons et autres injections !

Mélanine et tyrosinase : au cœur de la pigmentation. 

Pourquoi la peau est-elle foncée ?  Contenus dans les mélanocytes du derme, les mélanosomes renferment des grains de mélanine, un pigment foncé.  Sous l’action d’une enzyme, la tyrosinase, les mélanosomes sont envoyés depuis les mélanocytes vers les kératinocytes où ils colorent les couches supérieures de la peau.  Les peaux noires, génétiquement programmées pour évoluer dans un milieu ensoleillé, contiennent des mélanosomes en nombre et taille plus importants.  Cet afflux de mélanine protège nos cellules contre les effets nocifs des rayons UV du soleil.

Pour blanchir la peau, on inhibe le processus de mélanogénèse en supprimant l’action de la tyrosinase grâce à des principes actifs mélanobloquants tels que :  l’Hydroquinone (interdite en Europe, et, de plus en plus, en Afrique aussi), l’acide kojique, l’acide azelaïque , la glabridine, l’arbutine…

Pourquoi se blanchir la peau ?

La raison principale invoquée est la question esthétique.  En effet, d’une part, le modèle de beauté universellement diffusé est celui d’une femme à la peau claire.  D’autre part, les peaux foncées présentent souvent des taches d’hyperpigmentation que l’on veut atténuer pour harmoniser son teint.

Au-delà de cela, il y a surtout une raison sociale à cette volonté de blanchiment de la peau.  Dans un contexte postcolonial et de discrimination raciale, avoir la peau claire (et/ou des cheveux lisses et/ou blonds et/ou des yeux clairs)  est associé à la réussite sociale, professionnelle et amoureuse.

Se blanchir jusqu’à y laisser sa peau.

Pourtant, utiliser des crèmes éclaircissantes est risqué en bien des points.

  • Dangers pour la santé : la fonction protectrice de la peau est supprimée. On voit apparaitre des cas de cancer de la peau chez les femmes africaines.  Les produits contenant de la cortisone peuvent provoquer  une hypertension artérielle, une insuffisance rénale, un diabète, la perturbation du cycle menstruel ou encore des problèmes osseux…
  • Un résultat souvent fort inesthétique : dépigmentation irrégulière « en confettis », hyperpigmentation (visage, main, coudes, genoux), vergetures, acné, poils, odeurs corporelles nauséabondes…
  •  La double dépendance : impossibilité d’arrêter l’application des produits. D’une part, on constate une dépendance physique aux corticoïdes dont l’arrêt provoque une sensation d’anxiété, de dépression, d’envies suicidaires.  D’autre part, le fait d’arrêter fait refoncer la peau presque du jour au lendemain.
  • Problèmes psychologiques et identitaires: les femmes utilisant des produits éclaircissant éprouvent parfois un lourd sentiment de culpabilité car  se blanchir équivaut à dire à la communauté qu’elles ont honte d’être Noire.  Elles ont le sentiment de tourner le dos à qui elles sont, à leur famille, à leurs racines, à leur culture.  Certaines, pour s’intégrer, vont jusqu’à appliquer des produits sur leurs jeunes enfants ! Et malgré tous ces « efforts » pour modifier sa couleur de peau, elles n’en restent pas moins Noires.
  • Coûts : le budget consacré à l’achat des produits n’est pas négligeable.

Vers une loi d’interdiction totale…

Alors, compte tenu de tous ces dangers, pourquoi ne pas carrément interdire tous les produits éclaircissants ? En Europe, aux USA et en Afrique, la législation interdit depuis plusieurs années l’utilisation de certains actifs éclaircissants, notamment l’hydroquinone.  On la retrouve néanmoins toujours dans de nombreux produits dont les emballages ne donnent que très peu d’informations (actifs, concentrations, origine…).

Concernant une interdiction totale, certains spécialistes avancent que cela pourrait être contre-productif. Cela pousserait les consommateurs vers des produits frauduleux ou des  préparations artisanales bon marché, comme la Javel qui sont bien pires encore !

… ou vers une pratique encadrée par des médecins?

Entre vraie réponse thérapeutique et segment de marché lucratif, les dermatologues et les médecins esthétiques se sont aussi positionnés en interlocuteur crédible sur la question du blanchiment de la peau.

Ils ont tout d’abord un rôle curatif car atterrissent chez eux toutes les peaux meurtries par des années de pratique du blanchiment.  Ils proposent des soins réparateurs puis traitant au laser ou à base de peelings chimiques et mécaniques.

Ils ont ensuite des techniques d’éclaircissement plus invasives et au résultat plus uniforme, notamment avec l’injection en intraveineuse de solutions mélanobloquantes, par exemple, le glutathion, un antioxydant puissant (initialement pour traiter la maladie de Parkinson).   Cette technique est excessivement chères et potentiellement dangereuses (systèmes digestif et nerveux).

 Entre ces deux extrêmes : les acteurs du secteur cosmétique. 

Une multitude de marques africaines, afro-américaines ou afropéennes vendent des cosmétiques sous forme de savons, de crèmes pour le corps et le visage, de sérums, de compléments alimentaires…  Au mieux, un éclaircissement léger et des actifs qui jouent d’avantage sur le renouvellement cellulaire et l’éclat du teint.  Au pire, des crèmes ultra-nocives qui détruisent la peau des utilisateurs.

Les marques généralistes (tel L’Oréal) sont assez frileuses dans ce domaine.  A l’heure du politiquement correct et de la « beauté globale », il est éthiquement difficile de s’aventurer sur le terrain racial du blanchiment.  On parlera plus volontiers de soin « éclat » que de « blanchiment ».

Pourtant, au même titre que l’auto-bronzant ou le spray-tan (douche auto-bronzante) qui colorent la peau sans les effets nocifs du soleil,  face à ce marché gigantesque, celui qui trouvera une formule de soin efficace, rapide, spectaculaire, accessible et sans aucun danger gagnera des milliards de dollars. !

La troisième voie : l’estime de soi et le bon sens. 

Face à tout cela, la voie la plus sage est encore de miser sur l’éducation.  L’éducation face aux dangers du blanchiment.  L’éducation à l’esprit critique face au matraquage publicitaire de l’industrie des cosmétiques ou du show-business.  Et surtout, l’éducation à l’estime de soi.  S’aimer telle que l’on est et prendre soin de sa peau afin de la préserver le plus longtemps possible.

Pour terminer, quelques conseils simples pour une belle peau : la nettoyer quotidiennement, exfolier les cellules mortes régulièrement, se protéger du soleil, s’hydrater, la sublimer avec des cosmétiques naturels de qualité.

 

VIDEO: voici pour terminer un excellent reportage du Magazine de la Santé sur France 5 traitant du sujet.