Trésors d’Afrique : Aromazone élargit son offre d’actifs africains.

marula hibiscus

Pour les fans de cosmétique naturelle, d’actifs bios et ou équitables, d’actifs bruts et purs ou de recettes maisons : Aromazone est LA boutique en ligne.  Le site proposait déjà une large sélection d’extraits végétaux traditionnellement utilisés dans la pharmacopée africaine : beurres de karité, d’avocat, de cacao, de Kpangnan, huiles végétales d’abyssinie, de baobab, de melon d’eau du Kalahari, de Yangu, d’argan, extrait de Kigelia, fleurs d’hibiscus, huiles essentielles de myrrhe, encens oliban, hydrolat de fleur d’oranger, henné, rhassoul…  La gamme s’élargit avec 3 nouvelles huiles et 1 beurre.

Le puissant beurre de Kombo (Ghana) : apaisant.

Le Kombo, Pycnanthus angolenss, aussi connu en Afrique sous le nom d’ilomba, est un grand arbre de la famille des Myristicacées, qui pousse principalement dans les zones forestières d’Afrique tropicale, notamment au Sénégal, au Ghana, en Guinée, en Ouganda et jusqu’en Tanzanie. Cousin de la muscade, il est aussi surnommé « muscade africaine ». L’arbre peut faire jusqu’à 40 m de haut et 1 à 1.5 m de large, et produit de petits fruits rassemblés en grappes, et qui contiennent un noyau noir entouré d’un arille rouge, ressemblant au macis des noix de muscade.  C’est la pression de ces graines qui donne le beurre de Kombo, matière grasse semi-liquide, de couleur brune et d’odeur très aromatique. En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ce beurre est très apprécié pour la fabrication de savon.

Le beurre de Kombo contient en forte proportion des acides gras rarement retrouvés dans le monde végétal, comme l’acide myristique et l’acide myristoléique, l’acide kombique, l’acide sargaquinoïque, le sargachromenol, l’acide sargahydroquinoïque, qui font l’objet de plusieurs études pour leurs propriétés pharmacologiques et cosmétiques, et notamment leurs effets antioxydants et anti-inflammatoires, contre les douleurs et les rhumatismes.  Ce beurre constitue ainsi est un actif végétal d’exception pour les peaux irritées et abîmées, mais aussi pour lutter contre le vieillissement cutané prématuré, revitaliser et raffermir les peaux matures, ou encore lutter contre la chute des cheveux.

L’huile magique de Touloucouna (Sénégal) : réparatrice.

Le Carapa procera, connu au Sénégal sous le nom de Touloucouna, est un grand arbre de la famille des Méliacées, cousin de l’Andiroba et du Neem. Il peut atteindre jusqu’à 30 m de haut et pousse en abondance en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, aussi bien dans les forêts humides que dans les savannes. Il a une grande importance culturelle et médicinale pour les populations locales, qui utilisent toutes les parties de la plante (écorce, feuille, résine, graines) pour divers usages, principalement médicinaux et magiques, mais aussi à des fins cosmétiques, ou encore pour la protection du bois contre les termites. Au sud du Sénégal, dans la région de Basse Casamance, l’huile est traditionnellement produite par la communauté Diola. Ce sont les femmes ménopausées uniquement qui s’occupent de collecter les graines de Touloucouna sur les arbres sauvages, puis d’en extraire l’huile à l’eau bouillante après avoir réduit les amandes en pâte.

L’huile obtenue est réputée pour calmer les douleurs musculaires et articulaires ou les rhumatismes et elle est utilisée pour traiter de nombreux problèmes de peau, notamment le psoriasis. Elle est également connue comme antiparasitaire et insectifuge. Elle est traditionnellement appliquée en friction ou massages, ou encore utilisée pour préparer du savon. Très riche en composés insaponifiables actifs, cette huile obtenue de manière artisanale traditionnelle se révèle être un allié précieux pour les peaux atopiques (psoriasis, eczéma) et les cuirs chevelus à problèmes. Décontracturante et anti-inflammatoire, elle sera également une excellente base de massage en cas de douleurs musculaires ou articulaires. Une huile véritablement magique !

Précieuse huile végétale d’hibiscus (Sénégal) : l’anti-âge.

Plante vivace de la famille des Malvacées, l’Hibiscus sabdariffa, également appelé « Oseille de Guinée », est originaire d’Afrique de l’Ouest et ses magnifiques fleurs pourpres, comestibles, sont très utilisées dans la cuisine traditionnelle locale, notamment pour préparer le Bissap (ou Carcadé), une infusion rouge et acidulée appréciée autant pour son goût que pour ses vertus médicinales. L’huile végétale d’Hibiscus est obtenue par pression à froid des graines de la plante. Au Sénégal, l’hibiscus est essentiellement une culture d’hivernage, les plantes sont cultivées en bordures de champs ou de villages, ou en plein champ en association avec d’autres plantes. Aucun pesticide n’est utilisé pour ces cultures. Après récolte, les graines sont pressées localement pour produire une huile végétale riche en acides gras essentiels (oméga-6) et antioxydants, particulièrement intéressante pour l’usage cosmétique.

Dotée d’une teneur inégalée en vitamine E,  environ 2 fois plus que l’huile végétale de Figue de Barbarie, déjà réputée pour sa richesse exceptionnelle en tocophérols, c’est une alliée de choix pour lutter contre le vieillissement cutané et les dommages oxydatifs liés aux radicaux libres. Sa richesse en phytostérols et en oméga-6 complète remarquablement cette composition et lui confère des propriétés régénérantes et adoucissantes. Facilement absorbée par la peau, elle est appréciée sur tous types de peaux et sera particulièrement intéressante pour les peaux sèches, déshydratées, ou sensibles.

L’huile d’Hibiscus est également intéressante dans les soins capillaires : elle nourrit, protège et gaine la fibre capillaire, redonnant ainsi force et brillance aux cheveux.

Miraculeuse huile de marula (Namibie) : la revitalisante.

Aussi surnommé « arbre-éléphant » car les éléphants raffolent de son fruit, le Marula, ou Sclerocarya birrea, est un arbre qui pousse au sud du continent africain et dans la partie sub-sahélienne de l’Afrique de l’Ouest. Il peut atteindre 7 à 18 m de haut et fût déclaré arbre protégé en Afrique du Sud en 1951, du fait de sa grande  importance à la fois alimentaire, commerciale, culturelle et médicinale dans cette zone, notamment chez les Bantus. Considéré comme un arbre multifonction par les populations locales,  il fait partie de nombreuses légendes et rites, et ses feuilles sont utilisées à diverses fins médicinales, tandis que ses fruits sont consommés tels quels, ou fermentés pour produire de la bière. Réputés pour leur richesse en vitamine C, ces fruits à la peau jaune et à la chair blanche sont également utilisés pour produire une liqueur répandue en Afrique australe.

Les fruits renferment un noyau particulièrement dur, d’où l’arbre tire d’ailleurs son nom botanique (skleros = dur, karya = noix), et qui contient les graines. Celles-ci sont consommées telles quelles ou utilisées pour produire l’huile de Marula, très prisée pour les soins de la peau et des cheveux. Le peuple Zulu l’utilise comme huile de massage, tandis que les Tsonga l’apprécient pourhydrater et nourrir la peau, ou encore pour embellir et protéger les cheveux secs et cassants. L’huile de Marula a une composition en acides gras intéressante pour nourrir la peau, maintenir sa souplesse et prévenir sa déshydratation, et sa richesse en composés antioxydants en fait un merveilleux soin anti-âge. Douce et facilement absorbée par la peau, elle est très agréable à l’application. Elle constitue également une excellente huile de massage et peut s’utiliser comme support pour l’aromathérapie.

 

  • Achat en ligne des produits, informations scientifiques et recettes maisons sur le site www.aromazone.com // (c) textes et photos Aromazone.

 

Kids Spa. Les meilleurs spas d’Afrique « enfants admis ».

massage bébé kids treatments

En Afrique de l’Ouest, le massage du nouveau-né est une pratique (assez tonique !) ancestrale.  Stimulant l’éveil, relaxant, créant du lien, assouplissant, facilitant la digestion, la concentration…  de nombreux professionnels de la santé sont d’accord pour dire que le massage est une façon merveilleuse de contribuer au développement physique, mental, émotionnel et interpersonnel des enfants.  Si la majorité des spas sont interdits aux enfants de moins de 16 ans, certains d’entre eux proposent toutefois une carte de soins ludiques et adaptés aux tous petits.

Les enfants : une cible marketing impliquant de nombreuses contraintes. 

Beaucoup de parents, amoureux du spa, souhaitent initier leurs enfants aux bienfaits des soins.  Ces derniers sont en effet une porte d’entrée vers un monde de sensorialité, de relaxation et de paix intérieure.  Néanmoins, les soins prodigués aux enfants devront toujours être adaptés et les spas voulant développer une offre ciblant les ‘kids’ devront s’adapter à de multiples contraintes.

  • La législation protégeant les mineurs: pour des raisons légales (dans certains pays) et psychologiques, on ne laisse pas un enfant seul avec un inconnu, et à plus forte raison, s’il doit se dévêtir, même partiellement.  La plupart des spas proposent d’ailleurs uniquement des soins enfants en duo avec la maman ou en présence obligatoire d’un adulte référent.  Sinon, les massages sont généralement limités aux mains, aux pieds, à la tête afin de préserver l’intimité des enfants et qu’ils puissent rester habillés.
  • L’éthique: promouvoir des soins de beauté (soin visage, manucure, maquillage) à destination d’un très jeune public renforce l’hypersexualisation précoce des jeunes filles ; comme une invitation voire une injonction à « devoir » devenir jolie, à adopter tous les codes commerciaux de la féminité, à se transformer en femme « comme maman » alors que l’on est encore une enfant.  Même si cela peut être vu comme un jeu par les petites filles, la question de l’éthique et des valeurs que l’on veut véhiculer se pose légitimement lorsque l’on établit sa carte de soins « enfants ».
  • La sécurisation des espaces: pour des raisons évidentes, les espaces aquatiques et/ou chauds (piscine, jacuzzi, sauna, hammam) sont interdits aux enfants afin d’éviter noyades, brûlures, problèmes respiratoires et cardiaques.  Les tables devront également être plus basses (ou prévoir une escabelle).
  • L’accueil : on n’accueille pas un petit enfant de 6 ans comme un adulte. Les thérapeutes doivent recevoir une formation complémentaire pour adopter un ton adéquat et une attitude rassurante avec cette jeune clientèle.
  • La gestuelle des soins adaptée: la morphologie même des enfants obligera les praticiens à modifier leur gestuelle et à rester très superficiel dans la pression de leur main.
  • Des produits encore plus sûrs: les produits sélectionnés devront être particulièrement doux pour être tolérés par la peau fragile et réactive des enfants, tout en réussissant à être assez gourmands au niveau des parfums et ludiques au niveau des galéniques que pour satisfaire leurs attentes.
  • Une durée de prestation limitée: les enfants perdent plus facilement patience et des soins trop longs sont vite ennuyeux voire anxiogènes pour eux.  La nervosité prend alors le dessus sur le plaisir.  Les soins sont généralement raccourcis à 30 minutes.
  • La gestion du bruit: les enfants sont … des enfants !  Ils s’amusent, rient, remuent, courent, crient, pleurent parfois. Tout cela peut troubler la quiétude d’un spa et rapidement devenir insupportable pour les autres clients.  Les soins « enfants  » sont donc généralement limités en nombre ou placés dans des plages horaires bien définies.

Kids Spa au Four Seasons Marrakech. 

Une carte relativement fournie de soins allant de 30 à 60 minutes.  Les soins sont accessibles aux enfants entre  6 et 11 ans. Afin de préserver un environnement sûr et relaxant, les enfants doivent toutefois être accompagnés d’un parent ou tuteur durant toute la durée du soin. Parmi les soins, outre les manucure, pédicure et massage du visage, on notera :

  • Le champissage: cette technique de massage tonique basée sur la médecine ayurvédique indienne traditionnelle se concentre sur la tête, le crâne, le cou et les épaules.  On utilise de l’huile d’argan pure. Ce massage particulièrement déstressant est très efficace contre les migraines, permet la croissance des cheveux et réduit l’anxiété. Il favorise également le sommeil.
  • Le massage de Rêves: un massage à faire le soir comprenant des mouvements longs et doux pour calmer les enfants et les préparer à une nuit reposante. Pour qu’ils fassent les plus beaux rêves !

Kiddies Spa au Thanda Spa Private Reserve Game  (Afrique du Sud)

Le Thanda Spa vient d’être élu World Best Safari Spa 2016.  Ce fabuleux spa offre un sanctuaire de simplicité et de luxe au cœur d’une réserve privée, dans le Zululand sud africain.  Leurs traitements ‘signature’ sont une combinaison de techniques occidentales mêlées d’ anciennes pratiques holistiques zoulous.

Le Thanda spa possède également un Kiddies Spa réservé aux 8-12 ans.  Les thérapeutes utilisent des produits doux à base de fruits qui sentent délicieusement bon et qui peuvent etre appliqués sans aucun danger sur la peau délicate des enfants.  Ces soins permettent d’aider les enfants à se relaxer tout en prenant soin de leur santé.  Les soins sont relativement courts (30 minutes) et leurs noms choisis pour développer l’imaginaire: Monkey Apple Massage, Prince/Princess Facial, Happy Feet or Hands…

Mangwanani :  African Kids Spa (Afrique du Sud). 

Il n’y a pas que les hôtels qui proposent des services beauté et bien être pour les enfants.  Le Wild Coast Kids Spa, de la chaîne  Mangwani  African Spa, est un day spa urbain situé à CapeTown.  Pas d’adultes ici: il est exclusivement réservé aux enfants de 4 à 12 ans.  Ils  pourront y recevoir manucures, pédicures, soins visage, massages localisés (mains, pieds, épaules ou crane) mais aussi repartir en arborant fièrement un grimage ‘African Warrior’.  Des soins et des packages allant de 30 minutes à 4h30 de soins !

L’institut de beauté est spécialement aménagé pour le confort et l’amusement des enfants, on y trouve un espace ‘déguisement’ et un château dans lequel garçons et filles pourront s’amuser.  Des cours de yoga pour enfants y sont aussi organisés.

 

(c) Photo Four Seasons Marrakech

NOUS EXISTONS! L’invisible clientèle pluriculturelle des spas et instituts de beauté.

client noir institut spa

La frontière entre marques cosmétiques généralistes et ethniques s’estompe progressivement.  Qu’elles soient de parfumerie (Lancôme) ou de grande distribution (L’Oréal, Dove, She Moisture), les marques de maquillage, de soin ou de soin capillaire tendent à se globaliser et à s’adresser à une clientèle multiculturelle.

On ne peut pas du tout en dire autant pour les marques professionnelles (en institut et en spas)!  Les causes de cette invisibilité ethnique sont à chercher auprès de tous les acteurs de l’industrie : monde éducatif, marques, spas … et clients.  Analyse à 360° et en 4 axes. 

 

AXE 1 – Une invisibilité dès les écoles d’esthétique.

 

Durant mon cursus d’esthéticienne, nous n’avons jamais abordé les spécificités des peaux foncées.  « La peau, c’est la peau ! » fut systématiquement la réponse que je recevais.  Or, au travers de ce blog, les différentes caractéristiques et problématiques des peaux foncées sont souvent démontrées et abordées: pilosité, hyperpigmentation, blanchiment, déshydratation, acné, cicatrisation… 

Enfin, pour être exacte, si, nous avons quand même UNE FOIS envisagé une clientèle noire:  lors du module de maquillage correctif.  Pour entendre et apprendre quoi ?  « Comment affiner des lèvres trop lippues ou estomper un nez trop épaté » !!!  Les esthéticiennes intègrent donc dès les études que, premièrement, la clientèle ethnique n’existe pas,  deuxièmement, que les peaux foncées n’ont pas de réelles spécificités et troisièmement,  que les traits naturels négroïdes sont des défauts à corriger.  Une horreur !  A présent que je forme aussi des (futurs) professionnels, dans le privé et dans le public,  de la formation initiale à la formation continue, je constate que le programme officiel belge (le seul auquel je peux me référer avec certitude) ne traite aucunement les thématiques reprises sur notre blog.

 

AXE 2 – Des marques professionnelles ethno-centrées. 

 

Dans le marketing des marques françaises, on remarque également non pas une sous-représentation, mais presque une « non représentation » des clients ethniques.  Les égéries des marques d’instituts de beauté et de spas semblent s’être clonées en une femme blanche et relativement jeune aux cheveux bruns (ou blonds cendrés) et lisses. Remarquez que c’est peut-être moins vrai auprès des marques anglo-saxonnes, mais je n’ai fait l’exercice que pour les marques françaises et sud-africaines.

Anne Semonin, Carita, Darphin, Decléor, Filorga, Germaine de Capuccini, Mary Cohr, Payot, Sothys, Thalgo, Yves Rocher…  Aucune représentation d’une cliente ethnique.  Même chose pour les marques aux univers plus « exotiques » : Cinq Mondes, La Sultane de Saba, Phyto 5, Thémaé, Yon Ka… Et, plus étonnant, pareil pour plusieurs marques spa et cosméceutiques africaines: Africology, Rain ou Environ.

On retrouve toutefois chez EvadéSens, une Reine d’Egypte à la peau couleur miel mais ici, davantage pour évoquer un univers historique et mythique que pour représenter une cliente.

La seule exception que nous ayons trouvée est la marque Bernard Cassière où une cliente à la peau noire reçoit les soins de la gamme baptisée … « Tribal », inspiré de recettes ancestrales africaines, mexicaines et polynésiennes.  Un demi-bonheur donc puisque certes, enfin, une modèle noire est l’égérie d’une gamme, mais hélas, elle ne semble que renforcer le côté exotique du soin.

Alors évidemment, on invoquera le fait que l’on s’adresse à une cible principale, large et consensuelle , mais ce constat a de quoi interpeler au regard des avancées réalisées par les marques « grand-public » qui ont compris qu’une cliente blanche pouvait tout à fait s’identifier à une égérie noire, comme inversement.

Pareillement, au niveau des menus de soins, pourquoi ne pas inclure davantage de soins correspondant aux spécificités des peaux foncées et aux envies de la clientèle afro: spas du cheveu, soins volumateurs (non, tout le monde ne veut pas forcément mincir!), peelings doux, actifs spécifiques… 

 

 AXE 3 – le manque d’intelligence culturelle et de diversité dans les spas et instituts.

 

A l’heure où les instituts courent après de nouveaux clients, la question d’une ouverture à plus de diversité devrait naturellement se poser compte tenu de l’évolution sociétale qui va vers une plus grande multiculturalité et un pouvoir d’achat important pour de nombreux clients issus des minorités ethniques.

Pourtant je suis toujours étonnée du malaise de certains professionnels lorsqu’ils sont confrontés à des clientes qui, comme moi, ont une peau foncée.  Des lacunes dans le conseil tout d’abord, pour les raisons évoquées plus haut.  Mais surtout, des lacunes dans l’accueil.  J’ai personnellement déjà subi ce scanning un peu suspicieux me balayant de la tête aux pieds et des pieds à la tête, le fameux « je peux vous renseigner ? » accompagné d’un langage corporel sur la défensive qui sonne comme un « pffff, qu’est-ce qu’elle fait ici ? ».  Des phrases exagérément articulées (comme si je ne comprenais pas le français), une impatience voire une irritabilité non masquée lorsque je pose des questions très spécifiques (déformation professionnelle) ou même des « pour vous, nous avons une petite gamme pas trop chère qui devrait vous plaire… » qui en disent long sur les préjugés bien ancrés dans l’esprit de certains praticiens et le manque d’intelligence interculturelle. 

Ce genre de situations vexatoires fait que les clientes à la peau foncée ne se sentent parfois pas très à l’aise dans les instituts de beauté ou dans les spas.  Elles ont l’impression qu’elles n’y ont pas leur place.  Une idée encore largement répandue dans la communauté afro où on entend souvent « les spas, c’est pour les Blancs, on a pas ça chez nous. » Et c’est en partie vrai pour la diaspora (1ère génération) car la fréquentation du spa n’est culturellement pas fréquente (sauf en Afrique du Nord).  Mais cette affirmation ne vaut pas pour les afro-descendants nés en Europe, intégrés à la culture occidentale mondialisée. 

Cet état de fait changerait certainement si les minorités se reconnaissaient un peu plus dans la proposition de l’industrie wellness.  Et là, au-delà des compétences techniques, de la qualité de l’accueil, d’une politique volontariste dans le choix de marques et soins inclusifs, le recrutement d’un personnel au profil moins standardisé peut lui aussi avoir une influence sur l’ouverture à un marché plus vaste et plus varié. 

Je ne parle pas d’instaurer des quotas ou de discrimination positive à l’engagement.  Les praticiens issus de la diversité regorgent tout autant de talents que les autres.  Ils n’ont pas besoin de passe-droit légal mais bien d’ouverture d’esprit! J’ai personnellement la chance d’occuper actuellement le poste de formatrice nationale (Belgique Luxembourg) pour une très belle marque (Sothys pour ne pas la nommer 😉 ).  C’est la première fois qu’une femme de couleur occupe ce poste d’ambassadeur, un poste très exposé.  Les mentalités évoluent donc et je suis consciente de jouer le rôle de modèle inspirant pour toute une série de personnes. 

Mais revenons aux faits observés.  Ma fonction de formatrice me donne l’opportunité de visiter énormément d’instituts de spas qualitatifs et d’en rencontrer les équipes.  Les esthéticiennes issues des « minorités visibles » y sont une véritable exception.  Pourtant, voir des femmes qui leur ressemblent travailler dans les spas à des postes de praticiennes et de responsables pourrait certainement contribuer à faire que les clientes ethniques s’y sentent clairement en terrain ami.

 

AXE 4 – Des clientes pas assez exigeantes.

 

Mais soyons de bon compte, parmi les clientes, il y a aussi un réel travail d’éducation à mener !  Si la communauté noire, très consommatrice de produits cosmétiques (capillaires, make-up, crèmes), s’est largement fédérée et à fait entendre sa voix dans une volonté d’obtenir des produits qui correspondaient vraiment à leurs attentes, il n’en va pas de même pour les soins esthétiques en institut et encore moins pour le bien-être.  

Car au-delà de l’efficacité visible et ressentie des soins, les instituts et surtout les spas offrent un réel bien-être auquel chacune a le droit d’aspirer.  Les soins prodigués invitent au lâcher-prise, à l’introspection et à la relaxation.  Pousser la porte d’un professionnel fait donc partie d’une démarche plus large d’estime de soi, d’équilibre, voire d’empowerment. Et compte tenu du pouvoir d’achat de plus en plus grand des femmes (et hommes!) noires et métissées et du niveau de stress global augmentant (qu’on soit employée, cadres, entrepreneure, sportives de haut niveau…), elles devraient être de plus en plus nombreuses à fréquenter les espaces wellness. 

A propos du stress, il est à noter que le bien-être mental est parfois encore un sujet un peu tabou dans la communauté.  En effet, pour des raisons systémiques, les femmes noires doivent travailler/exceller deux fois plus que leurs collègues caucasiennes pour avoir de l’avancement et être considérées comme crédibles.  A ce stress professionnel s’ajoute un contexte familial très patriarcal, voire religieux, qui fait reposer sur les femmes actives une charge mentale très importantes et un réel besoin d’avoir des espaces où elles pourraient lâcher prise et que l’on prenne soin d’elles. 

Mais pour être certaine que l’expérience se passe bien, les choses étant objectivement ce qu’elles sont, il convient de se renseigner sur l’endroit où l’on compte se rendre.  Par le bouche à oreille (souvent le meilleur moyen de ne pas se tromper), en consultant les avis de clients sur le web, les bonnes adresses reprises dans les articles de presse spécialisées et, surtout, en osant poser toutes ses questions lors de la prise de rendez-vous et lorsque l’on est en cabine.

Enfin, lorsque l’on est déçu de l’expérience vécue, il ne faut surtout pas hésiter à faire part de son ressenti directement (ou rapidement, par écrit) au responsable du spa.  Il ne faut jamais avoir peur d’être exigeante.  Donner son avis est une formidable opportunité pour l’établissement de se remettre en question et de progresser vers un service toujours plus exceptionnel.

Comment en finir avec la peau sèche ?

peau sèche rêche noire foncée

Si au niveau du visage, les peaux foncées, en milieu tempéré, ont une tendance naturelle à être de nature mixte à grasse, on constate que, paradoxalement, la peau du corps est relativement sèche.  Comment cela s’explique-t-il et, surtout, comment soigner cette sécheresse cutanée pour retrouver une peau souple et douce ?

Caractéristiques d’une peau sèche.

Visuellement la peau sèche est rêche et rugueuse notamment au niveau des jambes, mais aussi sur la partie haute du corps.  Elle présente une desquamation irrégulière pouvant aller jusqu’à une hyperkératose qui lui confère un aspect terne, grisâtre voire écaillé.  Elle est généralement sensible au froid (tendance aux gerçures) ou à la sécheresse de l’air ambiant (tiraillement, démangeaisons), elle est également sujette à la déshydratation (voir plus bas) et à un vieillissement cutané prématuré (ride, perte d’élasticité).  Elle est particulièrement fragile.

Les origines biologiques.

Globalement, une peau sèche est une peau qui manque de lipides, au cœur de la peau mais aussi en surface.  Une peau sèche est caractérisée par une déficience chronique de la qualité du ciment intercellulaire du derme et de l’épiderme : céramides (50 %), stérols (25 %), acides gras libres (omégas) et lipides complexes.  En surface de la couche cornée, le sébum sécrété par les glandes sébacées (triglycérides et cires) s’écoule pour former un film protecteur (composante du film hydrolipidique) qui assouplit la peau, freine l’évaporation et possède une action bactéricide.

Spécificités des peaux foncées.

Génétiquement, les peaux foncées présentent plusieurs spécificités qui peuvent entraîner un phénomène de sécheresse cutanée.  Les laboratoires In’oya expliquent pourquoi.

  • Un faible taux de céramides : Cette faiblesse est due notamment à l’augmentation de la céramidase : enzyme spécifique de la dégradation des céramides.
  • Un nombre réduit de glandes sébacées. Les peaux noires ont généralement une pilosité corporelle moindre que les peaux caucasiennes (sauf sur les zones à pilosité hormonodépendante: moustache, menton, aisselles, pubis…).   Or, les glandes pilo-sébacées sont directement annexées au poil.  Moins de poils égal moins de sébum.
  • Les peaux foncées ont sont denses (elles présentent une forte cohésion des cellules et une quantité de protéines plus élevée ) et présentent une faible activité de la sérine protéase (enzyme  responsable du processus de desquamation) ce qui entraîne une peau épaisse et rugueuse.

Quand la dénutrition amplifie la déshydratation.

Un manque de nutrition (ciment intercellulaire, film hydrolipidique de surface) entraîne inéluctablement des pertes insensibles en eau (PIE) plus importantes.  En effet, les lipides, hydrophobes, repoussent en quelque sorte l’eau vers l’intérieur de la peau et l’empêchent de s’évaporer.

Le phénomène de sécheresse cutanée est donc intimement lié au taux d’hydratation de la peau.  Attention, il ne faut toutefois pas confondre une peau sèche (manque de lipides) et une peau déshydratée (manque d’eau).  Ce sont deux problématiques biologiquement très différentes même si, visuellement et au niveau du ressenti, elles se ressemblent.

Toutefois, en ce qui concerne l’hydratation, les peaux noires ont la même capacité d’hydratation que les peaux caucasiennes mais elles sont juste moins bien adaptées à un climat sec (Europe, Amérique du Nord).  Elles ont une prédisposition génétique à évoluer dans un milieu à fort taux d’hygrométrie allant jusque 100% d’humidité et sont naturellement mieux adaptées à un climat tropical  (comme aux Antilles ou en Afrique subsaharienne).

Entretien des peaux sèches. 

  • Exfolier en douceur. S’il faut retirer les cellules mortes qui ternissent la peau et la rendent rêche, il ne faut pas pour autant retirer tout le sébum de la surface de la peau.   L’idéal est donc d’effectuer de manière hebdomadaire un gommage doux (loofah végétal ou cosmétique) sur une peau sèche ou humide afin de retirer l’ensemble des cellules mortes.  >>> Résultat : une peau douce, lisse, prête à absorber efficacement les cosmétiques.
  • Nourrir de l’extérieur. Au quotidien – et obligatoirement après une exfoliation ! – appliquez sur les zones sèches une base végétale nourrissante issue d’une pharmacopée africaine traditionnelle riches en acides gras: beurre (karité, avocat, cacao…) ou huile (moringa, mongongo, dattier du désert, argan…).  N’oubliez pas de compléter votre routine de soin avec un produit hydratant qui apportera à votre peau toute l’eau nécessaire (glycérine végétale, aloe vera…).  >>> Résultat : une peau souple, satinée, éclatante de beauté.
  • Soigner de l’intérieur. Un régime inadapté, une alimentation carencée en vitamine A, en oligo-éléments et en acides gras essentiels sont également néfastes à la qualité de la peau. Au-delà des soins quotidiens, l’alimentation joue donc en effet un rôle majeur dans l’équilibre cutané.  Misez sur les huiles végétales, les fruits secs, les poissons gras…  >>> Résultat : une peau saine, forte, rééquilibrée.

 

(c) Visuel Biolisime.

Corne de l’Afrique : les rituels beauté de la Reine de Saba.

beauty ethiopia somalia east africa horn

La reine de Saba, dont le royaume s’étendait du nord de l’Ethiopie au Yémen, était décrite dans toute l’Afrique du Nord et la péninsule arabique, comme une femme sublime, d’une profonde sagesse et d’une haute intelligence.  L’Afrique de l’Est regorge de secrets de beauté naturels ancestraux qui rendent belle la peau des femmes d’Ethiopie et de Somalie dont sont originaires les magnifiques Iman Bowie ou Liya Kebede.  Panafrican Beauty vous propose de les (re)découvrir : huile de moringa, miel, poudre de qasil ou encore, beurre de khibé.

Le qasil : purifiant naturel.

La poudre de qasil est obtenue à partir des feuilles séchées du jujubier (gob tree).  Ce cosmétique végétal est parfait pour la nature des peaux foncées, à la fois grasses et déshydratées.   Riche en saponines, cette poudre naturelle nettoie admirablement la peau tout en l’exfoliant légèrement. Il est utilisé comme nettoyant exfoliant anti-boutons et antitaches.  On le retrouve également en masque purifiant pour les peaux grasses.  Il est également utilisé, pour son côté astringent, en après-shampoing pour éviter les pellicules.

Le miel : douceur et hydratation.

Depuis des milliers d’années, le miel est considéré comme un secret de beauté qui fait du bien autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du corps.  Il est utilisé pur, en masque, ou mélangé à des savons, crèmes et gommages.  Cet antiseptique et humectant naturel laisse la peau saine, douce et bien hydratée.  Il améliore l’élasticité cutanée et prévient l’apparition des rides.  L’Ethiopie est par ailleurs le plus gros producteur  de miel du continent africain et la finesse de ses crus (oui, comme le vin) sont reconnus dans le monde entier, notamment le miel blanc des hauts-plateaux du Tigrai.

Beurre de khi bé : tradition épicée.

Le lait frais est considéré comme un véritable cadeau que l’on offre à ses hôtes ou que l’on boit lors des fêtes.  De ce lait qui se conserve si mal à température ambiante, on crée le khibé, un beurre épicé de safran, de gingembre et d’ail.  Mais le beurre ne joue pas seulement en Éthiopie, un rôle alimentaire : il est aussi le cosmétique préféré des belles Éthiopiennes et même des hommes pour qui, jusqu’au 19ème siècle, il était le privilège du guerrier. Aujourd’hui encore, et pas uniquement dans les zones rurales, les femmes entretiennent leur chevelure ou luttent contre les maux de tête par l’usage exclusif du beurre khibé.  Ce beurre à l’odeur puissante remplace aussi l’huile dans les massages de certains instituts de beauté ayant à cœur d’intégrer la tradition à leur menu de soins.

L’huile de moringa : le super-aliment cosmétique.

Plante précieuse en phytothérapie, le moringa (variété stenopetala) est un arbre miracle aux vertus exceptionnelles pour la beauté mais aussi la santé.  Fruit, racine, feuille, graine : tout est bon.  Riches en minéraux (calcium, magnésium, phosphore), en vitamines C et en protéines, les feuilles de moringa sont un super-aliment de choix.  Quant à ses fruits mi-sucré, mi-épicé, ils sont juste délicieux, pour le plaisir.  En médecine, la plante est aussi utilisée contre l’hypertension et le paludisme ou pour purifier l’eau insalubre.

En cosmétologie, l’huile de moringa, tirée des graines, est claire, douce et très résistante à l’oxydation.  Elle est utilisée par les femmes pour hydrater, équilibrer et apaiser des peaux sèches et irritées.   Grace à sa vitamine E (antioxydant et anti-radicaux libres), elle nourrit, assouplit et revitalise les peaux matures.  Elle soulage aussi les peaux fragiles ou très sèches sujettes à une desquamation ou des démangeaisons (vitamine A, acides gras insaturés).

L’huile fait aussi des miracles sur les cheveux.  Elle lutte contre la sècheresse et la dévitalisation du cheveu et la formation de fourches (vitamine A), contre la calvitie (vitamine B) et améliore la circulation sanguine (vitamine E).

Enfin, en parfumerie, on utilise aussi l’huile de moringa (sans odeur) pour stabiliser les senteurs.

 

Clarisse Libene: stratège de l’ethno-cosmétique.

Clarisse libene

Clarisse Libene © Photos by HappyMan Photography

Inspirante.  Clarisse Libene l’est.  Entrepreneure et auteure-conférencière française d’origine sénégalo-congolaise, elle contribue à  « un monde où les femmes noires et métissées détiennent les clés de leur beauté.   Les clés de l’information, de l’éducation, de l’économie de leur beauté.  Un monde où elles se sentent enfin confiantes en leur beauté, en leur pouvoir.  Un monde où elles n’ont pas besoin de se travestir pour avoir confiance en elles.  Un monde où elles peuvent se sentir fières de ce qu’elles sont, de leur beauté et de leur féminité. »

Du blogging au consulting : Clarisse Libene, pionnière de l’ethno-beauté.

«  Lors de mon retour au naturel en 2008, je me suis rendue compte à quel point nous, les femmes noires et métissées, avions du mal à obtenir des conseils pour nous occuper de nous, quel que soit les choix beauté que nous faisions. Trouver un produit? Un coiffeur? Une horreur, avec les catastrophes qui allaient avec.  J’ai donc décidé de me former en France et allant aux Etats Unis régulièrement. J’ai été formée par les équipes de Taliah Waajid et j’y ai fait la rencontre de professionnels coiffeurs (dont certains avaient créé leur marque), découvert tout un savoir-faire qui nous manquait en France, tant en terme de produits que d’expertise. »

Pionnière de la beauté ethnique en France, Clarisse Libene avait créé le blog Belle Ebene en 2008 pour accompagner les femmes Noires à la découverte de leur beauté : conseils pour sublimer les cheveux naturels, bouclés, frisés, défrisés, locksés… Avec ses 5000 visites par mois et une communauté Facebook importante, elle transforme son blog en e-commerce en 2010.

Bellebene.com, se voulait un e-shop (mais aussi une boutique physique) proposant une sélection pointue de cosmétiques dédiés aux beautés noires et métissées. « J’ai introduit sur le marché français des marques jusqu’alors inconnues comme Jane Carter Solution, Shea Moisture ou encore Karen’s Body Beautiful. »   En moins de 2 ans et totalisera en plus de 10 000 clients à travers la France, l’Europe et les DOM TOM

Au bout de 3 ans d’activité, Clarisse Libène fait le bilan de son activité.  D’un point de vue personnel bien évidement, mais aussi et surtout d’un point de vue du chiffre d’affaires, de la notoriété et des parts de marché.  Ses ambitieux objectifs ne sont pas atteints.  Sans amertume, elle tire de nombreux enseignements pour l’avenir : l’importance du financement, de la distribution, de la concurrence qui peut s’approprier votre concept, du manque de protection qu’implique le statut d’entrepreneur… et puis cette part de chance qui fait que l’on rencontre (ou pas) LE prescripteur médiatique qui peut booster à lui seul votre projet ; comme Oprah Winfrey pour Carol’s Daughter ou encore Beyoncé pour les Teddy en Wax de Myriam Maxo.

Clarisse fait le choix de mettre l’entreprise en liquidation en 2015.  Elle rejoint alors les équipes de Diouda tout en continuant d’animer son site web et en développant Cleva Consulting, une agence de conseil  et de formation en stratégie digitale qui apporte aux marques du secteur cosmétique des solutions à leurs problématiques e-commerce, e-marketing et événementielles.  Il faut dire que Clarisse, titulaire d’un master universitaire en commerce, avait débuté sa carrière dans le web et les régies publicitaires début des années 2000.  Des marques comme Iman, Les Secrets de Loly ou Curls lui ont déjà fait confiance.

Natural Hair Academy : la référence événementielle.

Alors que le phénomène Nappy s’installait timidement en France, Clarisse Libene eu la bonne idée d’organiser une Afro Hair Academy, des ateliers thématiques où 10, 30 puis 70 femmes se retrouvent en France et en Belgique autour de ses conseils pour obtenir des réponses concrètes et facilement applicables à leurs problématiques capillaires.

En 2012, elle s’associe à l’agence Ak-a & à Diaspora Products aux Etats Unis pour créer la Natural Hair Academy, devenue en 3 éditions l’évènement européen majeur dédié aux cheveux naturels.  « Nous étions 1200 lors de l’édition 2014,  l’édition 2016 à réunit 3500 personnes ! »

Outre les stands commerciaux et les ateliers, des intervenants prestigieux et internationaux se relaient autour des thématiques du salon : Michaela Angela Davis (auteure, réalisatrice et activiste américaine), Teyonah Parris (actrice US, véritable icône du cheveu naturel), Kelly Massol (fondatrice de la marque 100% naturelle «Les Secrets de Loly»), Magatte Wade (entrepreneuse Sénégalaise qui a créé la marque Tiossan, des produits cosmétiques de luxe à base d’ingrédients traditionnels du Sénégal et qui les commercialise aux États-Unis, elle fait aujourd’hui partie des 20 femmes africaines les plus influentes selon le magazine Forbes), ainsi que de nombreuses bloggeuses et Youtubeuses.

Healthy Hair Healthy Me: 90 jours pour retrouver des cheveux sains et confiance en votre beauté

Une des forces de Clarisse Libène, c’est sa pédagogie.  A force de faire du « coaching capillaire », de challenger la motivation de ses fans et de s’entendre demander depuis des années si elle n’allait pas écrire un livre pour donner ses conseils : elle l’a fait ! Le voici enfin, Healthy Hair Healthy Me, un programme de 90 jours pour retrouver des cheveux sains et confiance en sa beauté.  A travers ce ebook, vous découvrirez la science du cheveu, déterminerez vos besoins et serez à même d’établir votre nouvelle routine capillaire.  Il s’agit également d’un guide d’achat pour faire le tri parmi les marques cosmétiques et choisir les produits les plus efficaces du marché.  Ces produits ont tous été testé par Clarisse et par les clientes auxquelles elle les a vendu.

« Et parce que prendre soin de ses cheveux va bien au-delà des produits que l’on utilise, ce programme s’accompagne d’un véritable coaching en développement personnel pour que vous repreniez confiance en votre beauté. »

Le livre est disponible en pré-commande dès aujourd’hui à 14,90€ au lieu de 19,90€. Sortie officielle du ebook le 15 septembre 2016.

Baobab: l’arbre magique beauté et santé.

baobab huile bouye

Arbre magique, arbre hôpital, arbre à palabres, du haut de ses 25m, le baobab est un arbre symbole de l’Afrique…  La légende veut qu’une divinité, sous le coup de la colère, en ait déraciné un et l’ait replanté à l’envers, d’où ses branches semblables à des racines, dépourvues de feuilles 9 mois sur l’année.  La tendresse de son écorce, spongieuse, son incroyable résistance aux sécheresses et sa longévité (plus de 1000 ans !) en font un arbre très singulier.  Omniprésent dans la pharmacopée traditionnelle africaine, on en utilise toutes les parties : les feuilles, l’écorce ou la pulpe du fruit, le fameux “pain de singe”.

Baobab: son huile rare et précieuse.

L’huile végétale issue des graines du baobab est une pure merveille cosmétique.  Cette huile rare est très précieuse car un arbre ne donne en moyenne qu’ 1 litre d’huile par an !  Son prix est donc relativement élevé : pas moins de 100€ le litre pour un produit de qualité.

L’huile de baobab est composée de près d’un tiers d’acides gras essentiels et en oligo-éléments.  Les qualités naturelles de cette huile d’exception sont nombreuses  pour les peaux tiraillées et sèches mais aussi pour le soin des cheveux secs, crépus ou abîmés.

  • Anti-âge : riche en anti-oxydants et anti-radicalaires, sa forte concentration en tocophérol (vitamine E) et en phytostérols maintient la membrane cellulaire en bonne santé et protège la peau du photo-vieillissement.
  • Cicatrisante:  elle favorise la régénération des tissus, elle soulage les brûlures dues au soleil.
  • Emolliente et adoucissante: elle offre un toucher doux à la peau.
  • Nourrissante et régénérante: elle redonne souplesse et prévient la peau du vieillissement cutané et des vergetures.
  • Apaisante: elle est très active sur les brûlures et coups de soleil.

 Baobab : le Super-Aliment.

On ne fait pas qu’appliquer l’huile de baobab de manière topique.  On ingère aussi ses bienfaits !  Très à la mode, les super-aliments sont des aliments dont les bienfaits nutritionnels et pour la santé sont nombreux.

  • La pulpe du fruit, appelée “pain de singe » possède des propriétés nutritionnelles exceptionnelles : 2 fois plus de calcium que le lait demi-écrémé / 2 fois plus de vitamine C que le jus d’orange / 4 fois plus d’énergie que la banane / 15 fois plus d’anti-oxydants qu’une pomme ! C’est un trésor de vitamines (A, C, B1, B2, B6 et PP), de minéraux (calcium, phosphore) et de plus de 10 acides aminés (L-proline pro-collagène notamment).   Son goût acidulé est utilisé pour la confection d’une boisson rafraîchissante appelée (jus de) ‘bouye’, véritable boisson fortifiante qui améliore la vitalité et la résistance.
  • La graine de baobab est riche en protéines 35,2g/100g (plus qu’un steak !) et en Vitamine B1- B2 et PP.
  • La feuille de baobab, elle aussi est intéressante. Riche en protéines et minéraux (calcium, potassium, magnésium, manganèse, phosphore, zinc), elle se consomme en bouillie ou déshydratée, en poudre.

 Baobab : la pharmacopée traditionnelle.

Au delà de la prévention et de l’entretien de la santé, le baobab a également de véritables actions curatives.  Et là encore, ce sont toutes les différentes parties du baobab qui sont utilisées en médecines traditionnelle, et donc, médecine ultra naturelle.

  • Les fruits ont des propriétés antidiarrhéiques.
  • Les feuilles ont des propriétés anti-paludiques, anti-inflammatoires, anti-allergiques,  expectorantes.
  • L’écorce est utilisée comme fébrifuge.

Ce sont les vertus incroyables de cet arbre mythique que j’utilise dans le Soin Signature Massage Congo.  Découvrez-le ici! 

 

Design des sourcils : stop ou encore ?

sourcil parfait conseil« Power brow » à la Cara Delevingne.  Droit et ascendant façon Docteur Spock.  En logo Nike inversé.  Epilé, maquillé, tatoué, le sourcil devient sophistiqué, parfois théâtral, voire ridicule.  Vu dans la toute dernière campagne de House of Tara ou dans le clip Kiss it Better de Rihanna au printemps dernier, le (quasi) mono-sourcil digne de Frida Khalo serait-il la prochaine tendance à suivre ?  …ou pas ?  Voici en tous cas comment choisir le tracé naturel qui mettra en valeur votre visage, selon sa morphologie et la forme de vos yeux.  Des conseils de pros pour des sourcils parfaits.

Fonctions principales des sourcils.

Barrière naturelle entre la zone frontale et les yeux, les sourcils servent avant tout à empêcher la transpiration et les impuretés à migrer vers l’œil.  Ils ont également un rôle majeur dans la communication non verbale.  Les muscles corrugateurs du sourcil situés sous les sourcils permettent à ces derniers d’exprimer des mimiques d’étonnement, de doute, de colère, de dédain…  Ils donnent donc du caractère au visage.  Enfin, dans la plupart des civilisations, les sourcils ont une fonction esthétique qui accentue la profondeur du regard et donne du charme au visage.

Morpho-visagisme : la forme parfaite.

La beauté est subjective mais elle peut aussi être quasi mathématique.  On peut dessiner un sourcil parfait qui équilibrera n’importe quel visage.

  1. La longueur: en règle générale, pour les personnes qui ont un nez fin, on place un pinceau verticalement d’un côté du nez ; ensuite, en prenant les coins de l’œil comme référence, on élimine les poils qui se trouvent entre les sourcils et au-delà de la ligne signalée par le pinceau.  Attention, les nez africains ont tendance à être plus épatés.  Cela peut fausser le « calcul » et le décaler vers le centre du visage… jusqu’à avoir un mono-sourcil !

 

  1. La courbe: Les deux premiers tiers du sourcil doivent aller vers le haut, tandis que le dernier tiers doit être descendant pour assurer une forme naturelle et structurée. La pointe du sourcil doit être à la même hauteur ou plus haute que la tête du sourcil.  La forme de la courbe variera en fonction de la forme du visage.
  • Visage carré : courbe plus arrondie.
  • Visage rond : courbe un peu cassé, en accent circonflexe
  • Visage triangle sur base, sénior : légèrement ailés et remontants vers les temps, bien épilé juste sous la pointe externe, souvent tombante, pour éviter d’affaisser les traits.

 

  1. L’épaisseur : un sourcil plus fourni au coin interne, qui s’affine progressivement vers les tempes. Ne retouchez que la base de vos sourcils, pour agrandir le regard.   Ne retouchez le dessus que si un duvet trop important le justifie.  L’épaisseur variera aussi en fonction de la forme de l’œil.
  • Yeux en amande: le sourcil se voudra long voluptueux et épais.
  • Yeux ronds: pas de sourcil fin!!! Le sourcil devra être fourni, accentuez la finesse à la pointe de pour donner un aspect fin au regard.
  • Petits yeux : le sourcil devra être fin de façon à accentuer l’arc ainsi on donne l’impression que le regard est plus grand.

 

Techniques d’épilation des sourcils. 

Que ce soit à la pince à épiler, à la cire ou au fil, le bon réflexe pour une première épilation des sourcils est de les confier aux mains d’une experte (institut de beauté ou Brow bar / Bar à sourcils). Elle saura rectifier la ligne naturelle des sourcils pour rééquilibrer l’expression du visage.  Après, il suffit de « nettoyer » le sourcil régulièrement soi-même entre deux rendez-vous à l’institut: on brosse les sourcils et on retire ce qui dépasse de la ligne à la pince.

Épilez toujours dans le sens de la pousse du poil, sinon vous augmentez les risques de casser le poil et d’avoir une pousse de poils sous la peau ! L’épilation doit se faire en trois temps : on commence par le centre (entre les yeux), puis la tête du sourcil (coin interne jusqu’à l’arc) puis pour finir par la pointe, de l’arc au coin externe du sourcil.

Pour rappel, le rasoir est une véritable catastrophe pour les sourcils, ne l’utilisez jamais ! Manque de précision, coupures, poils qui repoussent raides, épais et piquants…  A fuir, donc !

Le maquillage des sourcils. 

Naturellement trop fins ou clairsemés après des années d’épilation intensive ?  Vous pouvez redessiner vos sourcils ou les foncer avec le des produits de maquillage spécifiques.   Pour combler les trous les plus visibles ou rallonger des sourcils trop épilés,  utilisez un crayon seul ou combiné avec du fard.  Coloriez les vides d’un léger coup de crayon en imitant l’aspect des poils.  Préférez un crayon sec plutôt qu’un khôl gras.  Si vous complétez le maquillage avec une poudre spécial sourcil (ou un fard à paupières mat), choisissez une nuance proche de la couleur de vos cheveux ou de vos sourcils et passez le pinceau sur toute la longueur du sourcil.

Le maquillage permet aussi de corriger visuellement des sourcils…

  • trop droits : vous pouvez leur donner un joli mouvement en maquillant le premier centimètre de chaque sourcil par-dessous et le reste par-dessus.
  • trop écartés : réduisez leur espacement à l’aide d’un crayon, en ayant la main légère.
  • indisciplinés : lissez les avec une petite brosse (goupillon) imbibée de fixateur à sourcil qui les fera briller et les maintiendra en place. Vous pouvez aussi utiliser de l’huile végétale ou du gel.

Le microblading pour les peaux foncées.

Plutôt que de vous maquiller les sourcils chaque matin, vous pouvez opter pour cette technique qui a révolutionné la manière de travailler le tatouage des sourcils : le microblading.  Le  microblading (ou micro-pigmentation) est un tatouage semi-permanent « poil par poil » avec un résultat bluffant de réalisme.  Le pigment est choisi en fonction de la couleur de la peau et du poil.   Le pigment est injecté entre l’épiderme (couche superficielle de la peau) et le derme (couche profonde de la peau), manuellement, à l’aide d’un stylo métallique et des nano-aiguilles.  Cela permet d’obtenir une réplique parfaite du sourcil naturel idéal en une heure de temps seulement.  Après la première séance, une séance de retouche est nécessaire environ trois semaines après pour fixer le travail de pigmentation et lui assurer une longue durée d’environ un an et demi.  Contrairement au maquillage permanent qui peut parfois virer au rouge ou au bleu au fil des mois, le microblading est durable dans le temps et s’estompe tout en douceur.

(c) photo gauche: House of Tara

L’Oréal : un nouveau centre de Recherche et Innovation pour créer les produits du futur destinés aux consommateurs africains.

L'Oréal centre recherche Johannesbourg

Présent à Johannesbourg depuis plus de 50 ans, L’Oréal a depuis longtemps fait de l’Afrique du Sud son centre névralgique pour l’Afrique Subsaharienne.  Départements en recherche et développement, production et distribution y sont regroupés pour rayonner dans toute l’Afrique, bonne élève en termes de marges de progression.

Une connaissance approfondie de la beauté africaine

L’Oréal accélère son développement en Afrique subsaharienne avec l’ouverture d’un nouveau centre de Recherche et Innovation en Afrique du Sud.  Ce centre de Recherche et Innovation est dédié aux spécificités de la peau et cheveu africains ainsi qu’aux rituels de beauté et attentes des consommateurs régionaux.

Ce centre sera le 7ème du Groupe dans le monde (après la France, les États-Unis, le Japon, la Chine, l’Inde et le Brésil).   En 2003 déjà, L’Oréal avait ouvert son Centre d’Evaluation à Jo’bourg, dont la mission était d’évaluer des produits pour peaux foncées et cheveux texturisés et d’approfondir la connaissance du consommateur africain (spécificités et attentes).  Ce département spécifique était précédemment basé à Clark dans le New Jersey (Etats-Unis).

Le Centre de Recherche et Innovation accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée parmi lesquels des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie.  Le nouveau centre, qui comprend 20 salariés et collaborera avec l’environnement scientifique et professionnel de la région, notamment les universités, les dermatologues et les coiffeurs.

Pour évaluer les avantages techniques, fonctionnels et sensoriels des produits, les équipes suivent des protocoles stricts et utilisent au quotidien des instruments de pointe permettant d’observer la surface de la peau, ses spécificités ou encore de mesurer le taux de cassure des cheveux. Les domaines de recherche porteront sur l’uniformité du teint, le sébum, l’acné, la sécheresse, la maîtrise du cheveu, les cuirs chevelus sensibles et le dosage minutieux des parfums.

Innover pour le consommateur africain

« L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain. Elle illustre notre détermination à aller toujours plus loin dans l’innovation afin de répondre aux attentes du marché africain de la beauté. Les enquêtes que nous réalisons depuis 2010 auprès des consommateurs et les études menées sur la peau et le cheveu depuis les années 2000 forment la base de nos connaissances pour développer des produits sur-mesure pour les consommateurs africains. Nous avons commencé par le cheveu, et notre ambition porte également sur le maquillage, le corps, l’hygiène et la peau.», explique Laurent Attal, Vice-Président, Directeur Général Recherche et Innovation.

L’Oréal a déjà mis au point des innovations clés dans le domaine de la beauté pour les consommateurs africains. L’équipe dédiée aux African Beauty Brands a lancé la technologie « black oil » pour la coloration du cheveu, le défrisage sans danger et les routines d’uniformisation du teint. Les consommateurs subsahariens bénéficient déjà de produits spécifiques, comme des soins nourrissant pour cheveux et une gamme de maquillage parfaitement adaptée à la couleur de leur peau.

L’Afrique : une des meilleure zone de progression au monde. 

Le groupe L’Oréal est présent en Afrique du Sud depuis 1963 et emploie à présent plus de 500 collaborateurs.  La compagnie y compte une usine et 4 divisions (Consumer Products, Professional Products, L’Oréal Luxe and Active Cosmetics), qui gèrent 26 des marques du groupe dont  Mizani, Dark & Lovely et surtout Garnier qui sont exportées à travers toute l’Afrique.

L’Afrique subsaharienne – comme tous les marchés émergents-  est une région à forte croissance pour L’Oréal. Dans le puzzle planétaire, le continent noir devient un marché prometteur, même si l’Afrique ne représente encore qu’un faible volume de vente à l’échelle mondiale.   L’an dernier le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 727,9 millions d’euros dans la zone Afrique-Moyen Orient, en hausse de 12,1% à données comparables, et de 28,1% à données publiées, ce qui en faisait la zone géographique à plus forte croissance du groupe.

« L’Afrique subsaharienne est une des régions en forte croissance pour L’Oréal. Ce nouveau centre va nous permettre d’intensifier nos efforts pour créer les produits de beauté du futur destinés à nos consommateurs africains, tout en puisant notre inspiration dans les rituels de beauté et les besoins très variés de nos consommateurs de ce continent. », déclare Alexandre Popoff, Directeur Général Europe de l’Est et Afrique, Moyen-Orient.

(c) L’Oréal Beauty For All

Essentials Of Beauty Therapy : le livre de la Première Dame du Nigeria structure l’industrie de tout un pays

 

the essentials of beauty therapy

En amont du Forum annuel de l’Association Africaine du Spa et du Wellness (SWAA) à Maurice et de la première réunion de networking SWAA pour l’Afrique de l’Ouest à Lagos, tous deux cet automne, Mmes Elaine Okeke Martin (fondatrice SWAA) et Ameera Abraham (présidente du CE au Nigeria) ont eu l’honneur de rencontrer récemment, à Abuja, Madame Aisha Buhari , la Première Dame du Nigeria.  L’occasion de parler de la sortie de son premier livre « Essentials of Beauty Therapy ».  Car avant d’être la femme forte de Lagos, Aisha Buhari  avait créé et managé les spas et centre de formation Hanzy à Kaduna et à Abuja.  Elle est une personne ressource de l’Education Nationale. Elle est membre du Conseil International de la Santé et de la Beauté.

Comment en êtes-vous arrivées à rencontrer la Première Dame ? 

EOM : La rencontre avec la Première Dame a été organisée par notre Présidente du Comité Exécutif nigérian, Ameera Abraham.  Ameera m’a appelée la veille de mon voyage de Londres à Lagos et m’a demandé si je pouvais faire un détour par Abuja car une invitation venait de lui parvenir à mon attention pour le lancement du livre de la Première Dame.  S’est ainsi que je me suis retrouvée à la villa présidentielle, à Abuja.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre rôle, Ameera ?

AA : Je représente les intérêts et fais respecter le mandat de la SWAA, ici, au Nigeria.  Mon objectif est de mettre en place le réseau grâce aux adhésions individuelles et des spas, de former le nombre croissant de thérapeutes, d’assurer aux spa un développement dans le respect des normes standard de l’industrie mondiale …

Avec la sortie du livre « Essentials of Beauty Therapy » comment voyez-vous l’influence du Nigeria sur l’industrie de la beauté et spa?

EOM: Le Nigeria est l’un des dix économies les plus dynamiques du monde.  Le cabinet anglais Euromonitor International a évalué les ventes dans le secteur de la beauté et de soins personnels à 569 millions $ en 2011, comparativement à 440 millions $ en 2006.   Il prédit que d’ici fin 2016, la jeune population sophistiquée du Nigeria va stimuler les ventes de l’industrie jusqu’à 620 millions $. Avec cette croissance, il sera extrêmement important d’éduquer les esthéticiennes et les thérapeutes au Nigeria.  Le livre ‘Essentials of Beauty Therapy’ appuiera l’éducation de nombreuses esthéticiennes et thérapeutes au Nigeria. Mme Buhari qui a un diplôme d’études supérieures en cosmétologie du Carlton Institute (Londres) et un diplôme d’esthétique de l’Ecole Beauté Académie (France), est une thérapeute et une entrepreneure. Mme Buhari dit que le livre est le résultat de vastes années de recherche sur le sujet de la beauté et du bien-être.  Elle consacre par ailleurs les bénéfices de la vente des livres à des œuvres caritatives et sociales (e.a. les mères-filles de la région de Chibok).

AA: Ceci est une réalisation monumentale simplement parce que ce secteur a longtemps été négligé.  Jusqu’à présent, il n’était pas considéré comme «professionnel».  Le lancement du livre a mis l’industrie de la beauté sur la carte, il a rempli un vide dans l’éducation pour notre peuple et pose les meilleures pratiques spa pour le Nigeria. Il a ouvert les portes à l’éducation et à la formation formelle au Nigeria. Plus important encore, il a souligné l’importance d’être parfaitement formée et qualifiée pour réussir en tant que thérapeute de la beauté.

Pensez-vous que Mme Buhari et son nouveau livre auront une influence sur l’industrie? Si c’est le cas, comment?

EOM : Il ne sera pas seulement une influence pour l’industrie, mais il lui en fournit une base et des lignes directrices au niveau des thérapeutes qui vont se former dans un proche avenir au Nigeria.  Et étant donné son énorme expérience en beauté, le lancement de ce livre est la première étape d’autres à venir.  Je pense que nous en apprendrons plus sur ses plans au Forum annuel SWAA, à Maurice, du 19 au 21 septembre prochain où elle sera là pour prendre la parole sur le thème «autonomisation des femmes dans l’industrie du Spa & du Bien-Etre en Afrique».

AA : Il servira de ressource pour les meilleures pratiques de spa au Nigeria. Il est pertinent pour notre population et notre marché et il permettra une compréhension et une adaptation plus rapide de nos thérapeutes lors de leur apprentissage. Il est soutenu par le Ministère de l’Education et fait partie du programme de formation professionnelle.

Quels sont les plans futurs pour la SWAA? Est-il prévu de collaboration et de contribution avec Mme Buhari ? 

EOM : Certains des plans futurs de la SWAA sont :

  • Formuler de normes standard de bonnes pratiques ;
  • Développer un Hub d’Education Ubuntu ;
  • Dispenser des Cours Spécialisés SWAA au Centre de formation SWAA de Casablanca (Maroc) ;
  • Soutenir les accréditations des spas, centres de bien-être, Académies de beauté ;
  • Organiser des réunions de networking régulières dans toutes les régions pour les professionnels de l’industrie du spa ;
  • Jeter des ponts dans la communication entre l’industrie du spa et du bien-être, les associations hôtelières, les Ministères du Tourisme…
  • Encourager les adhésions

Nous sommes très heureux que Mme Buhari soit impliquée dans l’industrie de façon passionnée et professionnelle.  Et nous prévoyons bien de collaborer et de contribuer à tous les aspects de l’industrie au Nigeria.

AA : En ce qui concerne l’avenir de la SWAA, il nous donne l’accréditation mondiale dont notre industrie a besoin. Nous sommes assurés de la qualité et de professionnalisme au sein de l’industrie du spa et bien-être.  La branche « normalisation » de la SWAA nous invite à ne plus travailler comme on avait coutume de le faire.  Les propriétaires de spa et les thérapeutes seront bien informés des meilleures pratiques mondiales, ce qui ne peut que conduire à un plus grand succès pour l’industrie.

Enfin, que pouvons-nous espérer du premier Networking de la SWAA pour l’Afrique de l’Ouest le 4 octobre prochain, à La Wheatbaker, à Lagos / Nigeria?

AA: Je suis très heureuse de ce premier événement de networking à Lagos. Nous avons un line-up incroyable de conférenciers de haut-vol et nous aborderons des sujets et des questions essentielles pour le développement de l’industrie du spa et du bien-être au Nigeria.  Nous aurons aussi des ateliers éducatifs.  Ce sera aussi, pour les visiteurs, la possibilité d’adhérer et de devenir membre de l’association.

EOM: cet événement est très spécial pour moi d’une part, étant donné que je suis d’origine nigériane, mais surtout, d’autre part, parce que c’est là que la SWAA a  été lancée en Octobre 2010.

J’ai vraiment hâte de réaliser nos objectifs tant pour nos membres que pour ceux qui ne le sont pas encore.  J’espère délivrer le message à travers toute l’Afrique de l’Ouest de ce que sont la mission et la vision de SWAA :

  • Mission: identifier les critères de l’industrie du spa et du bien-être en Afrique tout en travaillant en étroite collaboration avec les gouvernements des secteurs du tourisme, de la santé et de l’éducation ; promouvoir les thérapies traditionnelles, appuyées par des preuves scientifiques, et populariser la pratique du bien-être, tout en canalisant la voix du continent.
  • Vision: soutenir le développement, l’éducation et la productivité dans le secteur du spa et du bien-être pour les générations futures en Afrique.

 

Traduction libre de l’article original : The Spa and Wellness Association of Africa (SWAA) meets with Mrs Aisha Buhari, the First Lady of Nigeria.