Bien-Etre: les Africains ont-ils un gène du bonheur?

joie de vivre afrique

AYO. En yoruba (dialecte nigérian), cela signifie la JOIE.  La joie de vivre est notre capacité à nous réjouir sans condition d’être soi et d’être vivant.  C’est une énergie puissante qui nous pousse en avant et qui nous rend capable de faire face aux aléas de la vie et à la souffrance.  Elle est un sentiment de bien-être psychologique face à sa propre existence.  Et ce sentiment de bien-être est un des facteurs principaux de la santé physique et mentale.  Une porte d’entrée vers le bonheur.  Mais cette image d’Épinal d’une joie de vivre qui caractériserait les Africains a-t-elle une réelle base culturelle, voire une origine génétique ?

La joie de vivre, quoi qu’il arrive. 

Cela pourrait être un cliché aussi grand qu’un sourire, mais pas tant que ça.  La joie de vivre est un sentiment très présent en Afrique, même s’il n’est pas théorisé comme en Occident.  Et il y a des dizaines de raisons et d’attitudes qui font que les Africains ont une réelle joie de vivre, malgré la situation économique, sociale, sanitaire ou politique dans laquelle ils se trouvent.  Cela fera l’objet de prochains articles mais citons, notamment la force rassurante de la communauté où chacun se soucie de l’autre ;  un sens aigu de l’hospitalité et de la fête ;  le tout dans un fatalisme mâtiné d’optimisme.

Le gène du bonheur est isolé. 

En avril dernier, on pouvait lire que des scientifiques de l’Université libre d’Amsterdam avaient découvert le gène du « bonheur’ humain”   en isolants certaines parties du génome correspondant au bonheur …et à la dépression.  Ainsi, dans le système nerveux central se trouveraient les «allèles» (différentes versions d’un même gène) du bonheur. Elles se logeraient aussi dans les glandes surrénales et le système pancréatique.  Complétée par une étude sur l’environnement culturel des patients, l’étude, portant sur près de 300.000 personnes, pourrait à l’avenir expliquer génétiquement en quoi le bonheur est perçu différemment d’une personne ou d’une culture à l’autre.

 Dépression et suicide : l’Afrique aussi est touchée. 

Mais loin de cette image idéalisée d’une Afrique souriante, on assiste, en Afrique comme ailleurs, à des formes de dépressions de stades divers, allant jusqu’au suicide.  La prise en charge de la santé mentale n’est pas systématique en Afrique. Loin de là.

En prenant en compte le patient dans sa totalité, avec sa culture et ses croyances, les tradipraticiens et les guérisseurs pouvaient encore assurer la prise en charge de certains troubles liés à la dépression.   Mais la montée des problèmes liés à l’urbanisation et au mode de vie moderne provoque de profondes mutations socio-économiques et culturelles qui engendrent  isolement, stress, toxicomanies… S’y ajoutent les états de stress post-traumatique qui sont courants chez les victimes de catastrophes naturelles, de guerres, d’exil…  Et dans ces conditions, il faut une sacrée joie de vivre pour continuer à avancer.

Baobab: l’arbre magique beauté et santé.

baobab huile bouye

Arbre magique, arbre hôpital, arbre à palabres, du haut de ses 25m, le baobab est un arbre symbole de l’Afrique…  La légende veut qu’une divinité, sous le coup de la colère, en ait déraciné un et l’ait replanté à l’envers, d’où ses branches semblables à des racines, dépourvues de feuilles 9 mois sur l’année.  La tendresse de son écorce, spongieuse, son incroyable résistance aux sécheresses et sa longévité (plus de 1000 ans !) en font un arbre très singulier.  Omniprésent dans la pharmacopée traditionnelle africaine, on en utilise toutes les parties : les feuilles, l’écorce ou la pulpe du fruit, le fameux “pain de singe”.

Baobab: son huile rare et précieuse.

L’huile végétale issue des graines du baobab est une pure merveille cosmétique.  Cette huile rare est très précieuse car un arbre ne donne en moyenne qu’ 1 litre d’huile par an !  Son prix est donc relativement élevé : pas moins de 100€ le litre pour un produit de qualité.

L’huile de baobab est composée de près d’un tiers d’acides gras essentiels et en oligo-éléments.  Les qualités naturelles de cette huile d’exception sont nombreuses  pour les peaux tiraillées et sèches mais aussi pour le soin des cheveux secs, crépus ou abîmés.

  • Anti-âge : riche en anti-oxydants et anti-radicalaires, sa forte concentration en tocophérol (vitamine E) et en phytostérols maintient la membrane cellulaire en bonne santé et protège la peau du photo-vieillissement.
  • Cicatrisante:  elle favorise la régénération des tissus, elle soulage les brûlures dues au soleil.
  • Emolliente et adoucissante: elle offre un toucher doux à la peau.
  • Nourrissante et régénérante: elle redonne souplesse et prévient la peau du vieillissement cutané et des vergetures.
  • Apaisante: elle est très active sur les brûlures et coups de soleil.

 Baobab : le Super-Aliment.

On ne fait pas qu’appliquer l’huile de baobab de manière topique.  On ingère aussi ses bienfaits !  Très à la mode, les super-aliments sont des aliments dont les bienfaits nutritionnels et pour la santé sont nombreux.

  • La pulpe du fruit, appelée “pain de singe » possède des propriétés nutritionnelles exceptionnelles : 2 fois plus de calcium que le lait demi-écrémé / 2 fois plus de vitamine C que le jus d’orange / 4 fois plus d’énergie que la banane / 15 fois plus d’anti-oxydants qu’une pomme ! C’est un trésor de vitamines (A, C, B1, B2, B6 et PP), de minéraux (calcium, phosphore) et de plus de 10 acides aminés (L-proline pro-collagène notamment).   Son goût acidulé est utilisé pour la confection d’une boisson rafraîchissante appelée (jus de) ‘bouye’, véritable boisson fortifiante qui améliore la vitalité et la résistance.
  • La graine de baobab est riche en protéines 35,2g/100g (plus qu’un steak !) et en Vitamine B1- B2 et PP.
  • La feuille de baobab, elle aussi est intéressante. Riche en protéines et minéraux (calcium, potassium, magnésium, manganèse, phosphore, zinc), elle se consomme en bouillie ou déshydratée, en poudre.

 Baobab : la pharmacopée traditionnelle.

Au delà de la prévention et de l’entretien de la santé, le baobab a également de véritables actions curatives.  Et là encore, ce sont toutes les différentes parties du baobab qui sont utilisées en médecines traditionnelle, et donc, médecine ultra naturelle.

  • Les fruits ont des propriétés antidiarrhéiques.
  • Les feuilles ont des propriétés anti-paludiques, anti-inflammatoires, anti-allergiques,  expectorantes.
  • L’écorce est utilisée comme fébrifuge.

Ce sont les vertus incroyables de cet arbre mythique que j’utilise dans le Soin Signature Massage Congo.  Découvrez-le ici! 

 

Discover Amani Spa Kigali and its exclusive Rasul.

rasul radisson blu kigali

Once again, a great news from Kigali for all the wellness lovers! Carlson Rezidor has opened a Radisson Blu hotel in Kigali (Rwanda) that features a spa operated by Amani. As an exclusivity: a Rasul Signature Treatment.   It seems that Central Africa acquires its pedigree in the spa world industry!

Hospitality industry and luxury spa: the winning combination.

« This new opening in Rwanda further strengthens our position in East-Africa and on the African continent,” said Andrew McLachlan, senior vice president of the Carlson Rezidor Hotel Group. “Africa is our biggest growth market and Radisson Blu is Europe’s largest upper upscale brand.  The opening in Kigali solidifies the brand’s pole position and supports our long-term growth strategy in Africa. »

The adjacent Radisson Blu hotel buildings equally impress with their thoughtful and emblematic design: surrounded by multi-colored bands they hint at ancient Rwandan baskets. While the convention center and the hotel’s location in close proximity to government institutions is ideal for business, the Radisson Blu hotel Kigali is also the perfect base for leisure travellers to explore Rwanda’s incredible biodiversity, wildlife and natural beauty. After all it’s not for nothing that the country is often referred to as ‘The Land of a Thousand Hills’. Plus, it’s one of the few places in the world where tourists can track the famous mountain gorillas!  And after a long day out, go to the spa and relax !

Amani: the African Spa.

Radisson Blu has opted for the South African spa brand Amani.  The name Amani means ‘peace and harmony’ in Swahili, and the spa aims to create a sense of inner peace, to help people reconnect with themselves and to improve their quality of life.  Their 360° philosophy of beauty, health and wellness embraces physical, emotional and spiritual well-being.

Amani’s vision is to create unique African spa with the enchanting ambience and spirit of Africa reflected in the treatments and in the natural elements and textures of the décor.  Since 2006, they are specialised in luxury spas in exclusive lodges and hotels.

The spa includes one double and two single treatment rooms, as well as male and female saunas and steam rooms.   Exclusivity: you will find in the spa an exotic mosaic tiled rasul.  The hotel also includes a fitness centre equipped with high-tech cardiovascular and weight-training facilities.

Exclusive Signature Treatment: The Rasul Steam Cocoon. 

The Rasul Steam Cocoon is an Arabian-inspired treatment using therapeutic mud to cocoon the body.  This ancient Arabic cleansing ritual uses mineral-rich mud, heat and steam.  The treatment takes place in an exotic mosaic tiled rasul where the heat of the steam activates absorption of minerals.  It helps in eliminating toxins, conditions and tones the skin and relaxes the muscles.

Do not confuse Rasul and Hammam!

Hammams and Rasuls are both kinds of tiled steam room.

Rasuls are usually private chambers used for mud treatments.  You coat yourself in different kinds of mud, and then go into the Rasul to steam in it.  Slathered in mineral-rich muds, you sit in a tiled steam room for around 15 minutes. Afterwards you are either douched by a therapist or else shower yourself down in cool water.  It’s a great treatment for priming your body for a massage which will then be more effective, as the therapist can get deep into the warmed muscle more easily.

Note that spelled « rassoul, rhassoul or ghassoul”, we talk about the brown volcanic mud, not the room!

A hammam can be either one tiled herbal steam room with diffusion of essential oils (eucalyptus, peppermint or pine) or a suite of steam rooms and pools for communal use, each offering different waters and benefits. Your visit may include a rigorous soap-wash and scrub, and a short massage with essential oils.

 

Image d’inspiration – Rasul  © Landmark Oriental Spa Hong Kong

Wellness : Kigali introduces walk-to-work days

kigali walk to work healty

Rwanda’s capital Kigali was nicknamed ‘Little Europe’ by Europeans and Asians for its ambitious plans and neatness.  And Kigali city has scored another first: the city has announced a regular car free days. According to the city mayor, particular streets will be closed off for car use to allow people walk to work.

 No cars on streets. 

Last Sunday was the second car free day in Kigali. Residents had fun using roller, skates, skating boards and bicycles to get around the city.

Rwanda is renowned for community initiative called umunsi w’omuganda. On the day, all able-bodied people between 18 and 65 are required to participate in the clean-up exercise in their communities.

The car free days are aimed at “encouraging mass sports and exercise along the affected route through introducing the much anticipated green transport and green city,” according to City Mayor Monique Mukaruliza.

Be fit, be healthy

“In a bid to promote healthy lifestyle for the residents of Kigali, the City authorities have introduced mass sports and exercises, to encourage people to walk, jog as well as ride bicycles. It is in this context that we have introduced a yearly  (and now monthly) car-free day” he says.  « We realized that there had of diseases, hypertension, diabetes, that increase in the level of statistics, those who live in Kigali. And with the practice of physical activity , we can fight against these NCDs.  »

In tents erected for the occasion, dozens of Rwandans are invited to test their blood sugar free or have their blood pressure . This car-free morning session will now renew every first Sunday of the month.

 

Orignial post by Watchdog Report

 

Thé à la menthe : le classique revisité.

thé menthe casablanca jardins de gaia mariage frères

Y a-t-il une boisson qui exprime mieux le bien-être et l’art de prendre son temps  que le thé ?  Du thé noir des collines du Rwanda au thé rouge du bush sud-africain, voici un autre grand classique: le thé à la menthe marocain.

Thé à la menthe : le grand classique marocain.

Le thé à la menthe est un rituel et une tradition ancestrale.  Mélange de thé vert (gunpowder, thé vert chinois roulé en billes) et d’une infusion de menthe crépue fraîche,  il est sucré à l’envie et, généralement, parfumé de fleur d’oranger et accompagné de biscuits au miel.

Longtemps importé d’Asie, il est depuis quelques années cultivé localement.  Au Maroc, la plaine du Loukkos (à 3h au nord de Casablanca) produit aujourd’hui 10% de la consommation nationale.  Par ailleurs, la production de menthe verte dont il existe au Maghreb de véritables crus (la menthe de Tiznit aux portes du Saharah Occidental, menthe de Meknès à 3h à l’est de Casa…) a connu la même évolution.

Mariage Frères: le Casablanca®

Héroïne de cinéma, ville musée où alternent immeubles Art déco, villas néo-mauresques et façades californiennes, Casablanca invite à la rencontre.  Pour Mariage Frères elle se fête par un grand mariage de thé vert à la menthe marocaine et de bergamote: rafraîchissant.   Elle vaut tous les voyages.

Casablanca® est un mélange surprenant au nom évocateur.  Grand mariage de thé vert à la menthe marocaine et de thé noir parfumé à la bergamote, de saveurs à la fois fruitées et aromatiques, chaudes, piquantes et fraîches, sur la route d’un Orient rêvé.  Casablanca® est également décliné en thé glacé dans une collection estivale.  Mariage Frères a également créé une collection de gobelets en verre craquelé et coloré baptisés du nom de la Ville Blanche.

Les Jardins de Gaïa : Casablanca Dream (bio).

Pionniers du thé bio depuis leur création en 1994, Les Jardins de Gaïa proposent aujourd’hui près de 500 thés et tisanes bios d’excellence – des thés natures d’origine aux mélanges maisons inédits – dont la majeure partie en commerce équitable et certains en biodynamie.

Casablanca Dream est un assemblage de thé vert et de menthes poivrée et nanah issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable.  Ce mariage réussi d’un thé vert de caractère et de menthe est extrêmement rafraîchissant et digeste.

 

Spécial Kinshasa (2/2): une ville sans spa.

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En amoureuse et en professionnelle du Spa (et je mets une majuscule à dessein), analyser le cas de Kinshasa est un défi excitant.  Défi parce qu’observer avec objectivité (et en très peu de temps) sa ‘ville de cœur’ n’est jamais aisé.  Excitant parce que Kinshasa est une mégapole bouillonnante et contrastée où l’élégance est érigée en art de vivre …malgré les ‘orages’.

Au pays des sapeurs : le culte de l’apparence.

Quand on observe les Kinoises, il est  frappant (et parfois comme un coup de poing dans l’œil) de constater à quel point elles sont apprêtées : coiffure, ongles, maquillage et bien sûr vêtements et accessoires.  Au pays des Sapeurs (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes), l’apparence soignée et le recours aux marques de luxe françaises sont érigées en art de vivre, en science, en religion 😉

Plus spécifiquement, pour leurs routines de soin, les Kinoises se font tresser / tisser par des proches, dans des salons de quartier ou dans des instituts plus huppés.  Idem pour les manucures, où les tarifs vont de l’équivalent de 1$ auprès des manucures ambulants (qu’on repère aisément au cliquetis de leurs bouteilles) à 25$ dans les nail bars ou plus de 50$ dans les instituts de la Gombe.

Le maquillage est très utilisé, surtout le fond de teint pour matifier, uniformiser le et camoufler les zones d’hyperpigmentation, les taches et les cicatrices dues aux produits éclaircissant ou les boutons causés parfois par le maquillage lui-même.

D’autres pratiques comme les épilations sont courantes et les cosmétiques qui galbent les fesses se vendent en masse.  Bref, il faut que cela se voie !

Le massage : entre tradition perdue, manque de nécessité et image sulfureuse.

Les instituts de beauté et les salons de coiffure sont donc légion.  Par contre, les soins du visage sont déjà beaucoup moins proposés.  Et rares sont les espaces où la notion de bien-être et les massages sont mis en avant.

Parce que la pratique du massage corporel renvoi à la nudité, à l’intimité voire à la sexualité, le massage n’est pas une évidence à Kinshasa.  Il est vrai que sous l’appellation de « centre de massages » se cachent (ou ne se cachent même pas, d’ailleurs) des pratiques relevant davantage de la prostitution.

Pourtant, en parlant avec des « vieux » (et ce terme n’a rien de péjoratif en RDC), on se rend compte qu’en dehors de Kinshasa, dans les zones agricoles, le massage est une pratique quotidienne.  Au retour des champs, les enfants massent les pieds et le dos de leurs parents, pour les soulager et par respect.

Plusieurs hôtels et instituts de beauté ont placé des massages à leur menu de soins, avant, parfois, de se rétracter.   Les raisons varient :

  • mauvaise insonorisation de l’espace qui rend la relaxation impossible.
  • plaintes pour « happy ending massage » (que ce soient de la part de clients trop insistants ou parfois des thérapeutes elles-mêmes, à l’insu de leur manager),
  • manque de demande des clients nationaux, rendant l’espace non rentable et le voyant se transformer en une autre pièce « beauté ». « Le massage, c’est pour les expats, nous, les Congolais, on n’est pas stressés ! On a le temps, pas de factures qui s’entassent, on est bien, on a pas besoin de tout ça ! Et puis, le prix, c’est exagéré ! ».
  • manque de demande des expatriés qui se plaignent de la pauvreté des techniques proposées (les tellement éculés californiens, suédois et drainant) ou de la qualité du soin lui-même : ‘main’ de la masseuse, produits, hygiène, confort, non-respect des heures de rendez-vous…

Ce constat d’échec rend les investisseurs très prudents et on notera qu’aucun des nombreux grands hôtels (installés ou à venir) n’intègre ce service : l’Hotel du Fleuve  (Kempinski), le Pullman Grand Hotel (Accor), le Stanley (DoubleTree by Hilton), le Memling, l’hôtel Béatrice…

Orchid Spa : une fleur dans le désert.

Malgré un titre quelque peu provocateur, je ne voudrais pas laisser penser qu’il n’y a aucun spa à Kinshasa.  Il y en a un. …pour 10 millions d’habitants!

Par définition, un Spa est un endroit destiné à la régénération et au repos. Il est caractérisé par une démarche holistique qui envisage l’être humain dans sa globalité.  Au cœur du concept, l’eau et ses vertus curatives : bains, boues, hydro-jets, hammam…  Ensuite, viennent toutes les autres approches qui contribuent au bien-être : massages, soins de beauté, exercices physiques, méditation, nutrition… Il ne s’agit donc pas uniquement de disposer d’un  hammam pour se proclamer spa, il s’agit d’un concept global, d’une philosophie.

Dans le quartier des ambassades, la Villa Orchid Spa propose une carte ultra complète de soins (massages, soins visage, beauté des mains et des pieds, épilations), des soins à base d’eau (hammam, hydrothérapie, piscine), un salon de coiffure, une boutique, une salle de sport et de yoga ou encore un jardin avec pool house.

Une équipe multilingue (français, anglais, lingala) et super accueillante (malgré mon retard…) composée de Congolaises et de Philippines y travaillent avec la marque française Matis, experte de la beauté et particulièrement innovante.  Un bel endroit, notamment la suite duo au ciel étoilé.  Du linge de qualité.  Une oasis de silence, un vrai luxe au cœur de la capitale.

Certains bémols toutefois : des prix qui restent relativement élevés (min. 165$ le soin visage quand même !) et ces ‘détails à la kinoise’ difficilement acceptables au regard des standards occidentaux : trous béants dans les murs, une praticienne qui consulte son Gsm ou le staff qui entre dans la cabine durant le soin, dépôts dans la douche, porte d’armoire défoncée, désordre…  Une expérience toutefois globalement satisfaisante avec l’espoir que la qualité d’ensemble ne chutera pas après le départ tout récent de la fondatrice vers d’autres aventures.

 

Pour conclure, je tenais à dire un grand merci à tous les professionnels rencontrés durant mon voyage (et spécialement aux équipes d’Orchid Spa, Josepha Cosmetics et à Eric Matabaro) ainsi qu’aux nombreux kinois de sang ou de cœur qui m’ont accordé leur avis précieux durant la rédaction de ces deux articles.  See you soon…

(c) photo Pullman Grand Hotel Kinshasa

Rooibos: le « thé » rouge sud-africain.

rooibos honeybush thé rouge

Y a-t-il une boisson qui exprime mieux le bien-être et l’art de prendre son temps que le thé ?  Du thé à la menthe du Maroc au thé noir des collines du Rwanda, voici un des fabuleux thés africains : le thé rouge d’Afrique du Sud.  Etes-vous plutôt Rooibos ou Honeybush ?  Nos amis de A l’Unithé, distributeurs exclusifs des luxueux thés Yswara nous expliquent la différence entre ces deux appellations.

Un peu d’histoire…

 A partir du 17e siècle, les voyageurs et les botanistes européens qui visitèrent la région montagneuse du Cederberg, en Afrique du Sud,  notèrent la profusion de plantes utilisées à des fins médicinales, notamment un buisson rouge appelé en Afrikaans.  Les feuilles étaient coupées et broyées avant d’être laissées à sécher au soleil. Les colons hollandais au Cap adoptèrent le rooibos comme une alternative au thé noir.  En 1904, Benjamin Ginsberg, un colon de juif venu Russie et établi au Cap, organisa toute une série d’expérience afin de perfectionner la culture du rooibos en  imitant la méthode traditionnelle chinoise de fabrication des thés de Keemun en faisant fermenter le thé dans des barils imitant les paniers en bambou.

 Rooïbos : le « thé » rouge aux mille vertus.

 Techniquement, le rooibos n’est pas un vrai thé.  Appelé « thé rouge », il ne provient pas du camelia sinensis  mais de la plante Aspalathus linearis, un petit arbuste buissonnant qui ne pousse qu’en Afrique du Sud. Il mesure environ 30 cm de hauteur, présente des feuilles très minces, comme des aiguilles. Les feuilles sont vertes, mais elles deviennent rouges après oxydation.

Le rooibos est une infusion à la couleur rouge profonde très caractéristique, avec de douces notes naturelles de noisettes et de vanille.  C’est ce goût délicat et les nombreuses qualités de cette infusion qui l’ont rendu si populaire partout dans le monde.  Même si sa consommation en Occident est encore assez récente, de plus en plus de gens viennent à aimer cette liqueur rouge unique.

Comme il ne contient pas de caféine et est faible en tanin, il peut être apprécié toute la journée sans aucun effet secondaire désagréable. Cela en fait aussi une boisson idéale pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent.

On prête beaucoup de vertus au rooibos. Il protégerait du cancer, réduirait le vieillissement… Il est vrai que le rooibos contient beaucoup d’antioxydants ainsi que des composés phénoliques y compris les flavanones et dihydrochalcones. Il a été démontré que ces composés augmentent la productivité des enzymes de détoxification cancérigènes et protègent les cellules de protéines, les graisses cellulaires et l’ADN d’une mutation.  Les minéraux qu’on y trouve sont le cuivre, le fer, le potassium, le calcium, le fluorure, le zinc, le sodium, le manganèse et le magnésium.

Réduction de l’insomnie, tension, maux de tête et irritabilité… En l’absence de théine, le rooibos peut effectivement remplacer le thé vert et le thé noir. Mais ce n’est pas tout ! Le rooibos a aussi pour effet de soulager les crampes d’estomac et les problèmes de digestion : c’est un agent antispasmodique naturel. En Afrique du Sud, le Rooibos a été utilisé depuis des générations comme un supplément au lait maternel pour traiter les coliques des nourrissons.

Honeybush : un cousin à ne pas confondre. 

 Le honeybush est un cousin du rooibos, cultivé dans l’Est de la région du Cap en Afrique du Sud.  Ses fleurs sentent de miel, ce qui a donné à cette plante ce doux nom de « buisson de miel ». Le goût du honeybush est assez similaire à celui de rooibos, bien que légèrement plus doux avec un corps plus rond. Comme le rooibos, il est sans caféine.

En raison de sa teneur en pinotol (expectorant qui se trouve dans les arbres de pin), il est particulièrement recommandé lors de maux de gorge ou de toux.  L’honeybush contient également des flavones qui peuvent être utilisés pour réduire le taux des lipides dans le sang et soulager des symptômes de la ménopause.

Il s’infuse de la même façon que le rooïbos : Ils peuvent se préparer avec une eau très chaude sans que cela altère leurs qualités gustatives. Chauffez l’eau à 90°C, placez une cuillère à café de rooibos pour une tasse d’eau et laissez infuser pendant 5 à 7 minutes.

A l’Unithé : la meilleure sélection des thés rouges sud-africains. 

Quoi de plus agréable que de pouvoir découvrir les meilleurs thés africains, à l’unité.   Panafrican Beauty vous recommande chaleureusement A l’Unithé, le premier site qui vous propose de choisir, à l’unité, les sachets des grandes marques contenant la qualité du thé en vrac. Partez à la découverte du monde du thé !

Sur le site de A l’Unithé, vous pourrez commander les 12 variétés de thés rooibos des marques Sud-Africaines Cape & Cape (Citrus Kiss, Flirt with Scarlet, Green Mountain, Kalahari Camp, Red Veldt, Shap Shap, Miss Grey et Stormy Joburg) et Yswara (Queen of Zululand, Queen of Ndongo, ShakaZulu et Omoluabi).

 

Amazing Hot Springs in Kenya.

hot spring africa kenya

As we said in our first post of January, one of the wellness African Trend 2016 is “hot springs”.  Parts of East of Africa are known as regions of intense geothermal activity, thanks to the geological turmoil beneath the Great Rift Valley. As a result, countries like Kenya or Ethiopia are dotted with numerous hot springs, which have become a big tourist draw.

Geothermal Treasures.

Hot springs in kenya are geothermal treasures offering their invigorating waters to visitors, unfortunately, few people take the time to visit them. Most of the hot springs in kenya were formed by ancient volcanic activity and the surrounding landscape is incredible. Since the springs are usually located a bit off the beaten path, you see areas that won’t normally be covered on a typical journey. However, some of which are associated with spas and hotels.   Thanks to AFKInsider.com, let’s discover 5 of the best hot springs in Kenya.

5 amazing hot springs in Kenya.

  •  Lake Bogoria.

Lake Bogoria actually has more than 200 hot springs around it, and is the most famous of all the hot springs regions in Kenya. Some of the springs are in the lake itself, while others are close to it. The temperature of the water hovers around 37 degrees Celsius (98F).

  • Loburu Hot Springs.

Loburu sits in one of Kenya’s largest geothermal areas, near Lake Bogoria. There are 32 separate springs, three of which have continuous geysers, earning them the name “perpetual spouters.” Tourists can take excursions to the lake to enjoy this scenic marvel.

  • Chemurkeu Hot Springs.

Also part of Lake Bogoria, this is a group of approximately 40 hot springs. Like most of the other natural areas nearby, the vegetation is one of the attractions. Some of the geysers here are covered in crystals of aragonite that grow several centimeters long.

  • Lake Magadi.

This alkaline saline lake is located in the Kenyan Rift Valley, which is known for its volcanic features and hot springs. Visitors can go on a one-day expedition of Magadi to explore the fascinating sand flats, swim in the hot springs, and try bird watching. The Lake is in Maasai country, which provides a perfect opportunity to learn about the culture of the people.

  • Lake Turkana.

Also located in the Kenyan Rift Valley, this salt lake is the world’s largest permanent desert lake, and by volume, the fourth-largest salt lake in the world. The area has many fossils and is regarded as the cradle of humanity, resulting in expeditions there every year. There are numerous hot springs dotted around its fringes.

 

Why nobody knows anything about African Massage. And why you should!

african massage

 

Beauty rituals of course do exist in Africa.  We prove it along and forth in our articles.  But what about massage? Does a real ‘spa culture” exists in Sub-Saharan Africa?  I don’t talk about North Africa (with the world-wide known tradition of Hammam) or about the Indian Ocean (development of spa culture through the development of tourism and hotel industry), let’s talk about Black Africa.

The reasons why

In Africa, ‘to touch’ is more natural than in Western countries : narrow proxemics, maternal skin-to-skin, therapeutic touch, initiation or religious rites…  But they don’t consider the touch / the massage as a time for relaxation and introspection.
However, locally, there are very specific and ancient massage techniques and even hot springs with thermal benefits.   But due to the oral transmission, due to the lack of ancient written, due to the lack of massage schools, due to the lack of scientific validation of the benefits, and unfortunately due to the negative image of Africa (poverty, diseases, wars…)  African techniques have struggled to expand internationally ; making these practices completely anecdotal globally.

The African approach …and trend.

Yet the African approach is really interesting! And Africa has much to offer in the massage industry: healing philosophy, shamanism, technical gesture, original accessories (rungu, calabash…), natural and effective products, music…  Some African countries (South Africa, Namibia), along with the development of tourism, offer now traditional African massages.  Global Wellness Tourism Congress Research (2014) said Sub-Saharan Africa will see strong 12.6% growth by 2017.  Africa is a trend to catch.
 In Western countries, during the ‘cocoa-therapy fever’ (around the 2000s), here and there, some spa and cosmetics brands had developed African-inspired treatments.
But what if the global development of these African massages was done by the diaspora?  We’ve mentioned on our blog different ones: the Digui Massage (West Africa), the Congo Massage (Central Africa) and the Vunkuwa Massage (South Africa).  Here is my favorite one (of course!): the Congo Massage.  

Congo Massage : « happy-therapy » and deep energy. 

« I wanted to offer my clients an African holistic treatment that powerfully reconnects them to their roots, to who they really are; a treatment that not only relax but detoxifies the whole body and brings a deep energy.  I wanted a massage which represents the creativity, the elegance and the « joy despite everything » of the Congolese people.   

So, as I am both Belgian and Congolese, I created the Congo Massage ®, a Signature Massage which is nearly a tribal choreography on the body of the client.  During the treatment, its heart rate varies depending on the hypnotic drum of the djembe, sometimes frenetic, sometimes calm and deep. A unique experience. » says Julie Lombé.

Congo Massage ® begins with a long session of feet reflexology, with baobab oil, symbolic tree in Africa, ‘palaver tree « under which young people come to listen to the stories of their elders. The feet connect us to the earth, to our roots, to our energy flow.

What follows is a massage of the whole body, manual first, and accessorized in a second time. This massage is inspired by several African massage techniques. First massage Rungu (Kenya) whose characteristic is to use Rungu wooden sticks, young Maasai warriors attributes. Concerning the Congo Massage ®, we use precious ebony and wenge wooden sticks coming from the DRC.  The two different sizes allow working on every part of the body.  They are used for drainage, vibrations, pressure, percussions and stretching.

Another influence is the Bamikilé massage (Cameroon – United Baham) whose baham handle (or handle Manefaing), made of sacred red earth is used by healers for its cleansing properties. The gesture of ‘African rolled’ is played by pivots pressures of the hand on the muscles to loosen them in depth.

After the treatment, the client feels happy and has a peaceful mind, its body is full of energy and shaped, its skin is regenerated.

All products are organic and/or Fair Trade and grown in Africa.

As mentioned above, for the work on the feet, we use baobab oil (healing and regenerating the drier skins) and add a few drops of essential oil of black pepper (warms and relaxes the muscles, stimulates the digestive glands , activates circulation) for an immediate detox and wellness action.

For the rest of the body, a blend of butter Shea (nourishing and restorative) and cocoa (antioxidant polyphenols, theobromine and caffeine burns fat).  The client adds a choice of vegetable extracts of coffee, cocoa or pineapple to reinforce the sliming properties… and because it smells delicious!

At the end of the treatment, to complete the journey of the senses, tea or African coffee with chocolate or, depending on the season, juice and fresh fruit are served.

>>> You are a therapist and you want to learn the Congo Massage ©: register here!

(c) Picture: Madikwe-Safari-Lodge-Madikwe-South-Africa

Massage africain (4/4): Vunkuwa African Massage.

 

Vunkuwa massage african

La petite histoire…

C’est en 1998 que Carol Mathebula crée son massage africain.  La philosophie de ce soin est basée sur la pensée afro-chamanique qui dit que chaque personne et chaque chose posséderaient une âme faisant partie d’un Grand Ensemble interconnecté et que cet esprit affecterait tous les événements, y compris les souffrances et les maladies.  Les émotions et le physique sont directement liés et une émotion intense peut avoir un impact sur le corps (et inversement), positivement ou négativement.  Une tradition dont les chamanes (ou sorciers) sont, de manière innée, le chaînon entre cet au-delà et les hommes.  Des chamanes qui dans leur transe, ont la faculté de guérir, par le touché, par la parole, par les plantes.  Si le patient (sic) arrive à entrer dans un état de lâcher-prise proche de l’hypnose, le chamane peut prendre le contrôle de son esprit et donc de son corps.

Carol Mathebula se revendique l’héritière de ce savoir, un don hérité directement de sa grand-mère, native d’une tribu Basotho, en Afrique du Sud.

L’Art Africain de Guérison Vunkuwa se base sur l’étude de la respiration, de la température et des auras de couleur que le corps dégagerait afin de détecter les souffrances et zones de blocage, de déséquilibre énergétiques qui pourront être rétablis en quelques séances.

 Technique.

Pour commencer le soin, le client est couché sur le ventre et recouvert d’un Fani (pagne de coton tissé).  Le masseur effectue au travers des bercements rythmés et vigoureux durant une dizaine de minutes, des pieds à la tête.  Le but de de faire recirculer les énergies, de débloquer les zones de déséquilibre et de tensions.

Ensuite, l’huile est rapidement appliquée sur la face dorsale.  Les jambes, par un mouvement extrêmement rapide (le Pulule), sont vigoureusement frottées, étirées, pétries en araignées.  Le dos est travaillé (Patanetsa) en réelle profondeur à l’aide des articulations des doigts et du coude.  La face ventrale est travaillée avec la même intensité et plus de douceur au niveau du décolleté et du visage.

 Produits.

La technique de massage se combine avec l’application d’huiles de massage naturelle contenant des plantes médicinales et aromatiques sud-africaines :  le buchu diurétique, le lemon bush pour booster le système immunitaire, le bois vert stimulant, la patate douce régénérante, le rooibos relaxant…  Elle laisse la peau douce, hydratée et nourrie pour une action pro-jeunesse.

>>> Découvrez les services et produits de la Vunkuwa International Academy.  L’Académie est basée en Belgique mais les séminaires de formation se donnent aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre et la société est aussi active en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.